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Nicky
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Date du message : vendredi 19 février 2010 à 00h04


François Dettori construit un pointu dans les règles de l'art


Photo : Magali Ruffato
François Dettori, le patron de la société du même nom, vient tous les samedis dans son atelier . Depuis un an, il travaille à la construction d'un pointu qu'il espère voir naviguer en avril prochain.
Bon pied, bon oeil. A 62 ans, François Dettori, patron des chantiers navals installés à l'espace Grimaud, est infatigable. Pourtant, il est atteint d'une « maladie incurable », comme il le dit lui-même : ce charpentier d'origine italienne aime les bateaux à y tuer tout son temps. La semaine, il est au chantier, toujours le dernier à partir. Et le samedi, il est encore là, en bleu de travail, la goutte au nez dans le froid, à triturer ses bateaux.

François Dettori est tombé dans la marmite étant petit. « C'est mon père qui a créé la société. Il a commencé à Vignelongue en 1959, puis il est parti s'installer à Tamaris en 1961. Le chantier s'est ensuite installé à Bois Sacré, puis nous sommes venus ici, à Grimaud, en 2006. Moi, j'ai commencé à travailler avec mon père à 14 ans. Mais déjà, à 8 ans, je l'aidais à faire ses bateaux. Il m'a tout appris, c'était un excellent charpentier », raconte-t-il fièrement.

Un pointu fait à l'ancienne

Dans sa longue carrière, François Dettori a construit plus d'une centaine de bateaux, sans parler des petits pointus. C'était le coeur de métier de la société, qui ne représente plus que 20 % des activités aujourd'hui. « On travaille plus sur la mécanique, l'entretien des bateaux », précise-t-il.

Depuis un an, François Dettori consacre tous ses samedis à sa nouvelle oeuvre : la construction - dans les règles de l'art - d'un pointu de 4,50 m de long, et large de 1,90 m. Une idée qu'un Breton en vacances lui a soufflée sans le savoir. « C'était il y a deux ans. J'ai rencontré ce Breton au port du Manteau, il avait un dériveur. Je l'ai aidé à le mettre à l'eau. C'est là qu'il m'a dit qu'il cherchait un pointu pour naviguer pendant ses vacances. Mais il n'en trouvait pas. »

Étanche comme un bateau en plastique

« ça m'a mis la puce à l'oreille. Je me suis dit : et si je faisais un pointu pour m'amuser avec ma petite-fille ? Un an après, j'ai conçu une maquette », raconte-t-il en montrant un voilier miniature.

« C'est vraiment quelque chose de simple et à l'ancienne. Le mât se démonte très facilement : à l'avant, il y a juste une petite clef à retirer, on peut faire ça en deux minutes. La voile, elle, sera lattée », dit-il, modeste. Le charpentier travaille actuellement sur la coque. Les arceaux constituant l'arrête centrale du navire sont en place.

Ce pointu a une particularité : François Dettori a conçu un bordé (1) avec deux plis en contreplaqué pour assurer une étanchéité maximum. « Un bateau en bois, normalement, on ne peut pas le laisser à terre. Il s'abîme. Alors que celui-ci, c'est comme un bateau en plastique, il ne bougera pas », explique son concepteur. Bientôt, la coque sera recouverte d'acajou. Et peinte avec des couleurs attrayantes, du jaune ou un vert métallisé. « Je voudrais des couleurs qui plaisent aux enfants, comme un bonbon à sucer », dit-il avec gourmandise. La voile sera elle aussi colorée, et marquée du « D », emblème de la société.

Le pointu devrait être prêt en avril pour faire ses premiers essais sur le plan d'eau seynois, juste devant le chantier naval. Et après ? « Pourquoi pas le commercialiser si ça intéresse quelqu'un... ça pourrait être le prototype d'une série en polyester », réfléchit François Dettori. Un prototype qui vaut dans les 15 000 euros. Le commercial de la société, Philippe Lesausse, a tout de suite vu le potentiel de ce bateau. ça fait sourire le patron : « Il veut absolument qu'on parte en Bretagne au mois de mai pour participer à une compétition de pointus en baie de Quiberon... On verra ! ».

1. Le bordé est la partie extérieure de la coque que l'on tente de rendre la plus étanche possible.
source: Marielle Valmalette - var matin

...cordialement...Nicky...

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GAMBISTORTI
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Date du message : vendredi 19 février 2010 à 11h11


J'ai bien connu le papa de François Dettori. C'était en effet un sacré charpentier de marine.
Tout jeune et ami du fils Gallian j'allais donner un coup de main dans le petit hangar que possédait son père à Balaguier et où père Dettori était employé.
Celui ci, ensuite s'est installé à Tamaris et c'est après, que François a repris l'affaire en s'installant sur la zone Grimaud.

De magnifiques pointus sont sortis de ce chantier Gallian, c'était des bateaux magnifiques et il doit en rester encore quelques uns.
Je me souviens des mises à l'eau, quel travail cela demandait.
Le pointu était posé sur des rouleaux et avec l'aide de plusieurs personne il était poussé puis freiné sur la route qui descendait jusqu'à la mer à Balaguier.
L'auteur de l'article parle d'un bateau de 4mètres 50, mais à cette époque les charpentiers ne parlaient pas de mètres pour désigner une longueur mais ils utilisaient le terme de PAN.

"J'ai un pointu de xxxx pans"

Je suis seynois et j'en suis fier

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GAMBISTORTI
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Date du message : vendredi 19 février 2010 à 11h21


Pour réaliser les bordés du bateau, les planches étaient auparavant étuvées dans un bain d'eau bouillante pour les ramollir et ne fois suffisamment souples il ne fallait pas perdre de temps pour les poser sur les membrures.
Après, c'était le calfatage avec la filasse pour remplir les joints afin d'assurer une étanchéité parfaite.

Je suis seynois et j'en suis fier