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Nicky
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Date du message : vendredi 8 décembre 2017 à 18h04


Vidéo - Var : l'État indemnisera les travailleurs exposés à l'amiante

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Gerard Delage
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Date du message : dimanche 31 décembre 2017 à 16h52


bonsoir
c'est tres bien pour eux et ceux de La Seyne ,ils n'ont qu'a crever
cordialement Gerard

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Nicky
webmaster

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Date du message : vendredi 23 février 2018 à 01h16


Exposés à l'amiante pendant des années, ils vont toucher 8000 euros d'indemnités
Massivement présente sur les navires militaires et civils pendant des décennies, l'amiante est interdite depuis 1997 en France. Les maladies de l'amiante peuvent se déclarer de 20 à 50 ans après en avoir inhalé les fibres. Photo Éric Estrade

Exposés à l'amiante pendant des années, ils vont toucher 8000 euros d'indemnités Les premiers Varois sont en train de signer « un protocole transactionnel », qui les indemnise pour leurs années d'exposition à l'amiante. Une issue après des années de batailles procédurales Le tout premier à signer fut « un camarade de Saint-Tropez ». C'était en juillet 2017, au cœur de l'été. Un courrier complètement inattendu, que cet ancien de DCNS de Saint-Tropez a reçu à son domicile. « Il a signé tout de suite, on n'était même pas au courant de la démarche de l'État », raconte Gérard Lojewski, président de l'association Asava (Association des salariés victimes de l'amiante). Voilà comment une nouvelle page de l'histoire des travailleurs de l'amiante est en train d'être écrite.

150 À LA SIGNATURE

Depuis l'année dernière, après avoir finalement perdu jusque devant le Conseil d'État (1), le ministère de la Défense a commencé à transmettre des « protocoles transactionnels » à quelques-uns de ses anciens salariés. Au compte-gouttes, puis plus largement. Au moins 150 seraient en train d'être signés dans le Var. L'accord proposé fixe une indemnisation forfaitaire de 8.000 euros, pour réparer le préjudice d'anxiété causé par des années d'exposition à l'amiante et par l'inquiétude de tomber malade. La proposition revêt l'avantage d'une somme définie à l'avance, et d'un délai d'indemnisation sans commune mesure avec le temps judiciaire. « Cinq années en moyenne », observe l'Asava. Quand les premiers protocoles ont été payés, eux, en « six à douze mois ».

CONTREPARTIE

La contrepartie, écrite noir sur blanc, est l'abandon de tout recours à l'encontre de l'État. Une clause qui a d'abord inquiété l'Asava. Mais l'accord n'empêchera pas de se retourner contre l'État pour sa faute inexcusable (2), si une maladie professionnelle venait à se déclarer a posteriori. Tout bien pesé, l'Asava estime aujourd'hui que « la négociation est parvenue à terme » et espère positivement que « ce précédent varois va pouvoir s'appliquer à tous les ouvriers d'État et les fonctionnaires qui ont une situation similaire ».

NE PAS ATTENDRE D'AVOIR 75 ANS

À l'association Caper 83 (Comité amiante, prévenir et réparer), le protocole transactionnel a été accueilli d'emblée comme une bonne voie. « On est intervenu aussitôt auprès de nos avocats pour qu'une conciliation se mette en place », se réjouit Henri Tite-Gres,président de Caper 83. « Le barème clair de 8 000 € pour tout le monde » est apprécié, mais aussi « l'intérêt d'accélérer les indemnités et de ne pas voir son dossier passer quand on a 75 ans ». Les dossiers de préjudice d'anxiété se comptent par milliers, en rade de Toulon et dans le département. Il est évident que ceux qui ont déjà été indemnisés après une action en justice, ne sont pas concernés. Car on ne peut pas être indemnisé deux fois pour un même fait. - source: SONIA BONNIN - var matin

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Gerard Delage
Visiteur


Date du message : vendredi 30 novembre 2018 à 17h24


NE PAS ATTENDRE D'AVOIR 75 ANS

bonsoir
pas de problemes j'ai encore deux années a patienter
Gerard

Gerard

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Nicky
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Date du message : mercredi 16 janvier 2019 à 21h00


Le procès de l'amiante aura-t-il lieu ?
Amiante
Des associations d'aide aux victimes de l'amiante espèrent réunir des milliers de personnes lors d'un procès des responsables qui pourrait se tenir d'ici un ou deux ans.• Crédits : CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Le procès de l'amiante aura-t-il lieu ? - En France, 10 personnes meurent chaque jour à cause de l’amiante, selon les associations de victimes. 20 ans après son interdiction, 23 ans après le dépôt des premières plaintes, un grand procès pénal de l’amiante va-t-il enfin avoir lieu ?

La question que nous posons ce soir n’est pas une question originale. Ce qui est aberrant, c’est qu’on soit encore en situation de la poser. Car plus de 20 ans après l’interdiction de l’amiante en France, 23 ans après le dépôt des premières plaintes par des victimes, et alors que les maladies liées à l’exposition à ce produit ont fait, à ce jour, plusieurs dizaines de milliers de morts, le grand procès pénal de l’amiante n’a toujours pas eu lieu, et n’est toujours pas programmé. Des procédures judiciaires ont certes été lancées, des condamnations ont été prononcées. "En France" écrit le journaliste Roger Lenglet, dans son "Livre noir de l’amiante", "les procès déjà gagnés au civil et au pénal se dénombrent par dizaines de milliers". Sauf que ceux qui étaient en responsabilité, industriels et décideurs politiques, n’ont pas été inquiétés.

C’est pour obtenir ce grand procès qu’une des associations de victimes de l’amiante vient de décider d’une nouvelle stratégie judiciaire : la citation directe. Cette procédure permet de saisir directement un tribunal, sans passer par la case de l’instruction. L’idée est de rassembler un maximum de victimes, plutôt que d’agir de manière éparpillée. "Le procès de l’amiante aura-t-il lieu ?" ... source: Hervé Gardette - franceculture

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Frédéric
Visiteur


Date du message : mardi 12 mars 2019 à 14h36


Bonjour,

J'ai travaillé au chantier de la Seyne sur Mer de 1981 à 1985 par l'intermédiaire de la ciel.
J'aurai voulu savoir si je pouvais rentrer dans le cadre de l'indemnisation de l'amiante.

Cordialement,

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Gerard Delage
Visiteur


Date du message : mercredi 13 mars 2019 à 05h58


bonjour Frederic
je pense pour toi qu'il ne vaut mieux ne pas y penser car j'ai déposé mon dossier il y a environ 6 ans et rien n'avance .j'ai fait le dossier pour un ami ,bien aprés le mien ,lui a été indemnisé , et moi je ne suis pas encore passé aux prud'hommes
cordialement Gerard

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Nicky
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Date du message : mardi 10 décembre 2019 à 12h39


Une Décision cruciale en vue, le 12/12/2019
Une Décision cruciale en vue, le 12/12/2019

Une Décision cruciale en vue, le 12/12/2019 - Ce jeudi, l’association Caper 83 organise une réunion d’information, à La Seyne, en présence de l’avocate au barreau de Marseille Julie Andreu. Elle fait partie de la poignée d’avocats qui se bat de longue date aux côtés des victimes de l’amiante. Réparer le préjudice des salariés exposés aux poussières d’amiante pendant leurs années de travail n’est toujours pas un acquis. Pourtant, au bout de plus d’une décennie de lutte devant les tribunaux, une jurisprudence favorable semble se dessiner.

La bataille du moment s’est livrée jusque devant le conseil d’État, qui a retoqué une décision défavorable aux travailleurs exposés. Ces derniers voyaient passer la réparation pour leur préjudice moral, de 8.000 euros à 2.000 euros. Cette décision a été annulée. Selon Henri Tite-Grès, président de Caper 83 (comité amiante prévenir et réparer), « un total de 3.500 personnes est concerné par cette décision du conseil d’État. Il y a beaucoup d’anciens de la Normed, qu’ils aient travaillé à La Seyne ou à La Ciotat, ainsi que des salariés d’entreprises sous-traitantes ».

Inaction des services de l’État décriée - Tout l’enjeu se situe dans la reconnaissance de la responsabilité de l’État pour l’inaction de ses services (principalement l’inspection du travail), alors que le risque d’inhalation des poussières d’amiante était connu. La période critique est postérieure à 1977, date des premières dispositions de protection à mettre en œuvre dans les entreprises. Une réglementation insuffisante selon les salariés et dont l’État n’a pas suffisamment vérifié si elle était appliquée, ou pas.

Un nouveau jugement de la cour administrative de Marseille est tombé. Crucial. Le point sur le dossier sera fait ce jeudi. L'assemblée générale de Caper 83 est prévue le jeudi 12 décembre 2019 à 17h30, à la Bourse du travail de La Seyne-sur-Mer, en présence de l’avocate Julie Andreu. source: Sonia Bonnin - var matin

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Nicky
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Date du message : lundi 23 janvier 2023 à 15h11


"L’amiante est un Hiroshima silencieux", juge Henri Tite-Grès, qui en a fait le combat de sa vie Henri Tite-Grès est en première ligne du combat contre l’amiante aux chantiers navals depuis 27 ans.
Henri Tite-Grès
(Photo Valérie Le Parc)

"L’amiante est un Hiroshima silencieux", juge Henri Tite-Grès, qui en a fait le combat de sa vie Henri Tite-Grès est en première ligne du combat contre l’amiante aux chantiers navals depuis 27 ans. Henri Tite-Grès est en première ligne du combat contre l’amiante aux chantiers navals depuis 27 ans. Toujours offensif, il supervise chaque dossier. Le combat d’une vie. À son bureau de la Mutuelle de la Méditerranée, dont il est le président, Henri Tite-Grès a, tous les jours, la tête dans des dossiers. Derrière lui, s’affichent des photos en noir et blanc des chantiers navals seynois, du temps de leur splendeur. Son paquet de cigarettes blondes n’est jamais loin. Et son regard bleu acier se fait noir quand il aborde le sujet du "poison amiante", qui a emporté tant de ses camarades. Remontée dans le temps sur une lutte sans merci contre l’État, les directions successives des chantiers... L’injustice tout court.

Comment entre-t-on dans le combat de l’amiante à La Seyne? Par la force des choses. J’ai été embauché comme menuisier aux chantiers à 17 ans et demi. J’en ai 75 aujourd’hui. L’amiante, je l’ai connue, supportée, combattue... J’ai travaillé aux chantiers jusqu’en 1989, date de la liquidation de la Normed, l’entreprise qui nous employait.

Comment était l’ambiance aux chantiers? Excellente. On travaillait sur des méthaniers, des cargos, des pétroliers, des grosses carcasses. Il y régnait une ambiance familiale de camaraderie totale. On s’aidait même à remplir nos feuilles d’impôts! En 1964, quand j’ai démarré, nous étions 5.000 salariés. Puis, en 1980, au top des chantiers, on a été jusqu’à 6.300 sur site. Nombre auquel il fallait ajouter 2.000 employés d’entreprises sous-traitantes. Puis, les plans de départs se sont succédé jusqu’à la fermeture définitive des chantiers en 1989. Un crève-cœur.

De votre côté, quel rôle avez-vous joué? J’ai été délégué du personnel CGT, secrétaire du syndicat, responsable du bureau national de la branche constructions navales de la fédération métallurgie. Et président de la Mutuelle de la Méditerranée, fonction que j’occupe toujours.

Mais de quand date cette rencontre avec l’amiante, le poison du XXe siècle? Ça a commencé il y a 27 ans. Un jour, un copain est venu me voir et m’a dit: j’ai passé un scanner et il y a un truc qui cloche. Il avait été contaminé par l’amiante, substance au contact de laquelle il avait travaillé pendant des années. Puis d’un cas, on est passé à dix, cinquante, cent, mille...

Et comment ce combat titanesque s’est-il organisé? Nous avons d’abord saisi le cabinet d’avocats Teissonière, spécialisé dans les maladies professionnelles. Avec lui, nous avons voulu faire reconnaître la faute inexcusable des employeurs dès la fin des années 1990. À Toulon, le juge avait décidé d’ouvrir une enquête ce qui a fait avancer les choses. Finalement, la cour d’appel d’Aix a reconnu la faute inexcusable de l’employeur et chaque plaignant a été indemnisé à hauteur de 17.000 euros en moyenne. C’était un premier combat de gagné.

D’autres ont suivi? Oui, notamment en faveur des veuves dont les maris étaient décédés des suites de l’amiante. Les veuves ont pu récupérer la rente d’ayant droit de leur époux. Les enfants et petits-enfants ont, ensuite, pu faire valoir leur préjudice personnel également. Après des actions successives devant le tribunal de Toulon et des manifestations, les victoires sont arrivées. Ce combat n’était donc pas vain (sourire). Il faut savoir que 18% de ces personnes sont aujourd’hui décédées.

Et aujourd’hui? Aujourd’hui, le combat continue. Il y a encore une centaine de dossiers, toujours en cours. En 27 ans, nous avons suivi 4.500 dossiers. Il faut savoir que 18% de ces personnes sont aujourd’hui décédées. C’est ça, la réalité de l’amiante. Pour le Mediator, c’est pareil: nous avons ouvert 300 dossiers et 150 personnes ont été indemnisées. Là aussi, c’est une question de santé publique.

Pour l’amiante, La Seyne est-elle la seule ville concernée? Non, loin de là. C’est pourquoi nous avons créé une association, appelée Centaure, qui regroupe des plaignants des chantiers de La Seyne, La Ciotat et de la réparation navale de Marseille. L’amiante est un Hiroshima silencieux qui gangrène tout sur son passage. A La Seyne comme ailleurs. Nous nous battons pour des départs en préretraites significatifs pour les personnes exposées de longues années.

Finalement, à qui en voulez-vous le plus dans cette affaire? Aux différents ministères: santé, travail... A l’État, finalement, qui a fermé les yeux. Vous imaginez que, depuis 1907, on savait que ce produit était dangereux pour l’homme? Pourtant, on l’a utilisé aveuglément. Alors, oui, je suis fier d’avoir pu aider des camarades. Fier de ce que j’ai réalisé: sauver des gens de la misère grâce aux indemnités obtenues en justice. Fier d’avoir tendu la main à ces ouvriers malades et virés du jour au lendemain des chantiers: leur vie. source: FRED DUMAS - var matin