La Seyne - Lourdes, une affiche historique

Photo : doc. Laurent Martinat
Battu 5 à 3 en finale du championnat de France 2008, le capitaine seynois Gérald Orsoni avait tout de même reçu le trophée du finaliste par le président lourdais Michel Crauste, qui sera présent dimanche à Marquet.
Dimanche, les supporters les plus nostalgiques vont rejoindre le stade Marquet avec émotion. À l’occasion de la deuxième journée des « play-down », l’Union sportive seynoise affronte le club aux huit titres nationaux et au six challenges Yves-du-Manoir : le Football club lourdais.
Celui-là même où ont évolué le célèbre Michel Crauste, aujourd’hui président, les frères Labazuy, Gachassin, Grancée, Martine, Maurice Prat et le légendaire Jean Prat, dont la compétition qui permet d’accéder à la Pro D2 porte désormais le nom.
La troisième mi-temps sera très festive
Un match teinté de nostalgie, surtout que les deux clubs, aux mêmes couleurs « rouge et bleu », ont toujours eu des rapports privilégiés comme en attestent les venues de nombreux joueurs dans le Var, dont le célèbre Gilbert Doucet à la fin des années 1970. « La Seyne - Lourdes, cela ravive forcément de nombreux souvenirs, avoue Henri Giovanetti, supporter numéro un de l’US Seynoise.
Nous avions l’un de nos présidents d’honneur, M. Marfaing, qui était très ami avec les dirigeants lourdais. Pendant trois ans, le « grand » Lourdes des années 1960 venait jouer en amical à Marquet. La troisième mi-temps se faisait au casino des Sablettes. Des soirées arrosées, qui se terminaient pour beaucoup dans la Méditerranée (rire) ».
« La survie du club est prioritaire »
En revanche, le dernier souvenir en date est plutôt amer pour les joueurs et les dirigeants seynois. Le 25 mai 2008, en finale du championnat de France de fédérale 1, les Lourdais s’imposent sur le score étriqué de 5 à 3 sur le pré de Gruissan.
Si le contexte est aujourd’hui différent, nul doute que de nombreux joueurs ont envie de prendre leur revanche. On se souvient des larmes de certains, abattus par cette défaite toujours douloureuse quand il s’agit d’une finale. « Chacun réagit à sa manière, avoue Julien Capdeillayre. La survie du club est prioritaire. En gagnant dimanche, on aura un pied et demi en fédérale 1. L’esprit revanchard passe au second plan, même si on a encore, en travers de la gorge, cette défaite de 2008. »
Rendez-vous est pris. A noter que les deux équipes de Nationale B joueront en ouverture à partir de 13 h 30.
source: var matin




