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Nicky
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Date du message : jeudi 11 mars 2010 à 09h40


500 voyageurs, dont 80 adhérents d' Ambiance Seynoise en rade à Perpignan


Au lendemain de la tempête, quelques voyageurs en galère, rencontrés dans un des centres d'hébergement mis en place par la ville, racontent leur nuit et les péripéties qui les ont amenés là.

D urant la nuit de lundi à mardi, quelques 500 naufragés de la route ont passé la nuit dans les centres d'hébergement perpignanais. Ils étaient 120 au gymnase Diaz (non loin de l'école Victor Hugo) et 380 au parc des sports. Les passagers de cinq cars de tourisme ont notamment trouvé refuge dans ce dernier centre. Des jeunes Italiens, des Belges, des Espagnols, des Polonais : l'ambiance était pour le moins cosmopolite. Intergénérationnelle aussi, puisque 80 adhérents d' Ambiance Seynoise , un club du 3 e âge basé à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, ont eux aussi été contraints de dormir sur place. Le chauffeur du car, Philippe, raconte : " Pour nous rendre à Lloret-del-Mar, nous avons pris l'A9 normalement. Mais nous avons été obligés de sortir à Perpignan Sud. Il y avait des voitures
en travers et le rond-point n'était pas praticable. Nous sommes restés bloqués 6 h au péage. C'est la cellule de crise qui nous a donné l'adresse du centre ". Du côté des passagers, même si certains ont trouvé la nuit fraîche, les membres d' Ambiance Seynoise étaient dans l'ensemble relativement satisfaits. "

C'est vrai que nous avons eu un peu froid, mais les gens du centre ont fait tout ce qu'ils ont pu ", reconnait Monique, 55 ans. Au final, le bus varois s'est remis en route hier, aux environs de midi. "Pleurs et ronflements" C'est également hier, en milieu de journée, que Gilbert et Christiane, un couple de septuagénaires résidant à Amplepuis, dans le Rhône, ont décidé de reprendre leur chemin vers Amélie-les-Bains, où ils doivent suivre une cure : " Notre nuit au centre s'est très bien passée. On a é té bien reçus et on a pu manger. Bon, par contre, c'est vrai qu'il faut supporter les ronflements et les en fants qui pleurent".

Cependant, de tous les naufragés rencontrés hier au parc des sports, Jean-Claude et Odile, un couple résidant à Rosas, ont sans conteste connu l'épopée la plus fantasque. Avec leur fils, Olivier, ils sont partis dimanche dernier à 12 h de Metz. Surpris par la neige vers 17 h au niveau de Lyon, ils avaient déjà été obligés d'aller passer la nuit de dimanche à lundi à Tournon, en Ardèche. Le lendemain, en alternant entre nationales et autoroutes au gré des bouchons provoqués par les poids lourds en détresse, ils ont réussi à arriver sans trop d'encombres jusqu'à Agde, où la tempête les a rattrapés à 16 h.

Tant bien que mal, ils sont arrivés à St-Cyprien en suivant un camion avant de se replier vers Perpignan. " Tous les hôtels étaient pleins. Il n'y avait pas moyen de se garer ", se souvient Jean-Claude. Après avoir tenté de dormir sur le parking du Méga-Castillet où leur voiture a été recouverte par la neige en moins de deux, ils se sont rendus au parc des sports sur les conseils des pompiers. " Nous avons passé une bonne nuit ici ", estime la petite famille. Cependant, pour Jean-Claude le mot d'ordre reste "patience et sérénité" : il ne repartira de Perpignan que lorsque Radio Trafic donnera le top départ.
source: A.Andreu - www.midilibre.com

...cordialement...Nicky...