Plan de circulation modifié : ça grogne toujours à Kennedy

Pierre Savel, le gérant du bar tabac du Rond-Point, espère que des stationnements minute seront créés dans les deux sens avec l'aménagement de la nouvelle place. photo: Eric Estrade
Un an après, les commerçants ne digèrent pas le plan de circulation du rond-point Kennedy. Une nouvelle pétition, lancée par un ancien élu, a été lancée.
«Économiquement, c'est une catastrophe. » Pierre Savel, le gérant du bar-tabac du rond-point, ne décolère pas contre le changement, il y a près d'un an, du plan de circulation du quartier Kennedy. « J'ai dû licencier un employé à temps plein et un autre à mi-temps. À part ça, l'adjoint à l'urbanisme m'a expliqué que je ne travaillais pas avec le passage », se désole Pierre Savel. « Toute la circulation détournée vers le bas nous échappe désormais. Avant, les gens qui habitent les collines de Tamaris s'arrêtaient chez nous. Ce n'est plus le cas », fulmine Annie Vallet qui chiffre à 20 % la baisse de la fréquentation de sa boutique de presse « Le passeur de mots ».
« On ne voit plus Marc Vuillemot »
Comme dix-huit autres commerçants, ils ont signé la nouvelle pétition lancée cette semaine par l'ancien adjoint aux travaux et conseiller municipal d'opposition, Alain Chapparo. Ce dernier revient à la charge avec les mêmes revendications formulées, il y a déjà un an. L'élu centriste réclame « le retour des deux voies montantes sur l'avenue Garibaldi, du double sens dans la rue Pierre-Fraysse, la réalisation des travaux du rond-point des allées Maurice-Blanc, projet fait en concertation avec TPM, ainsi que ceux du giratoire Kennedy. »
Les commerçants dénoncent également l'absence de concertation avec la ville. « Les réunions n'ont servi à rien. Ils sont venus nous présenter leur projet. Il n'y avait pas de place à la discussion », regrette Annie Vallet, qui glisse au passage une anecdote. « Avant d'être maire, Marc Vuillemot venait nous voir régulièrement. Il achetait son journal, buvait un café, discutait avec nous. Depuis, on ne le voit plus... », regrette-t-elle. « Ils n'ont pas tenu compte de notre avis. C'est d'autant plus dommage qu'ils ont fait campagne sur la démocratie locale et participative », fait remarquer Pierre Savel. « Mais ce n'est pas vrai !, s'emporte Claude Astore, l'adjoint à l'urbanisme. Quand nous avons organisé la réunion pour l'aménagement de la place, la salle était pleine et les seuls reproches que nous avons eus concernaient le trop grand nombre de voitures », grince l'élu.
« La pétition, c'est du bidon »
Quant à la pétition d'Alain Chapparo, « c'est du bidon, de la récupération politique », tonne Claude Astore. L'adjoint à l'urbanisme compte sur le réaménagement futur du rond-point pour faire taire les critiques. « Avant c'était un carrefour à voitures. Demain, ce sera un quartier restructuré qualitativement avec une place et des espaces verts », fait valoir l'élu.
source: Olivier Marino - var matin



