Fédérale 1: La Seyne, une finale en forme d’adieux

Pour leur dernière sortie au stade Marquet, Sébastien Decarre et Philippe Vergeladi se congratulent. Ils accèdent à la finale qui se jouera dimanche contre Orléans. Photo Christian Talon
Au terme de la demi-finale retour remportée 22 à 10 face à Dijon, les dirigeants de l’Union sportive seynoise ont rendu un vibrant hommage à Marc de Rougemont et Gérald Orsoni. Devant un millier de spectateurs, les deux hommes ont fait leurs adieux à la muraillette. Ils n’étaient pas les seuls.
Philippe Vergeladi et Alain Oddo se sont assis eux aussi une dernière fois sur le banc seynois. De nombreux joueurs ont également évolué pour la dernière fois au stade Marquet. Certains, à l’image de Sébastien Decarre, se sont d’ailleurs assuré une dernière triomphante.
Quelle équipe face à Orléans ?
Mais pour tous, il ne s’agissait là que de l’avant-dernier match. Car dimanche (15 heures), face à Orléans, sur le terrain de Belleville (Comité du Lyonnais) il y a une finale à disputer. « À gagner », reprend le capitaine Gérald Orsoni. Après l’échec il y a deux ans contre Lourdes (défaite 6-5), personne n’a envie cette fois-ci, de laisser passer l’occasion de ramener le bouclier en haut du pont transbordeur.
Mais ce groupe qui va « exploser » d’ici quelques jours a surtout envie de se quitter sur un succès. « Cette finale sera le dernier match en commun pour beaucoup d’entre nous, explique Sébastien Decarre qui va rejoindre Chambéry. Outre l’enjeu sportif, il y a une histoire humaine qui mérite de se terminer en apothéose. Certes, on a beaucoup d’absence. Mais ceux qui seront sur le terrain joueront aussi pour ceux qui ne le pourront pas. »
Effectivement, les coaches seynois vont devoir se creuser la tête pour composer leur équipe. Face à Dijon, trois juniors Reichel ont évolué pour la première fois parmi les seniors. En finale, face à une équipe d’Orléans qui a terminé première au classement « play-down », le banc des remplaçants risque de jouer un rôle primordial.
Pour les jeunes qui vont disputer la première finale de leur carrière, le moment va être intense et... stressant. Les cadres ont plus que jamais un rôle à jouer, La Seyne aura besoin de toutes ses forces et de toute sa lucidité. Le dernier coup de collier avant de rendre le tablier en somme.
source: Sonia Bonnin - var matin


