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Nicky
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Date du message : mercredi 7 juillet 2010 à 05h15


Incendie : chaude alerte à Fabrégas hier après-midi


Les moyens terrestres des pompiers ont connu quelques difficultés à rallier le site du sinistre à cause du stationnement anarchique sur le chemin du Baou Rouge. photo: DR
« Par chance, il n'y avait pas de vent, et trois hélicoptères bombardiers d'eau étaient disponibles et ont pu intervenir rapidement et efficacement ».

La chance. Charles André, riverain du chemin du Baou rouge, à Fabrégas, et Daniel Viglietti, célèbre restaurateur local, savent ce que Fabrégas devait, hier après-midi, à la chance et à l'efficacité des pompiers.

Le salut vient du ciel

Vers 16 heures, un incendie dû, selon des témoignages recueillis sur place, à un débroussaillage mal contrôlé, démarrait sur la pointe de Fabrégas, au lieu-dit de « La Borne », aussi connu sous le nom des « Arquebusiers ». Très sèche, la végétation alentour s'embrasait rapidement.

Le sinistre étant visible de tout le quartier, très fréquenté en été, l'alerte était rapidement donnée.

« Notre chance vient aussi du fait qu'aucun autre incendie n'ait lieu simultanément dans le secteur », estime Daniel Viglietti, « car pas moins de trois hélicoptères bombardiers d'eau étaient disponibles, et sur place en quelques minutes à peine. Après quelques rotations et pompages dans la mer, l'essentiel du feu était maîtrisé ».

Mais à terre, les craintes exprimées à de nombreuses reprises par les riverains sur les conditions de circulation des véhicules de secours s'avéraient bien fondées.

A terre, de précieuses minutes perdues

« Les camions ont eu toutes les peines du monde à se frayer un chemin entre tous les véhicules qui n'ont pas le droit d'être là, et qui stationnent anarchiquement tout le long », faisait observer Charles André.

Le chemin du Baou rouge, comme dans sa continuité celui des Crêtes, est en effet privé, et en théorie interdit à la circulation publique hors riverain, ainsi qu'au stationnement.

Mais en pratique, notamment l'été, des dizaines de voitures, « 60 à 80 tous les jours », selon Charles André, empruntent la voie et stationnent... là où elles peuvent. Ce qui transforme la paradisiaque pinède en « véritable poudrière ».

Pour accéder jusqu'aux lieux du sinistre, les camions de pompier ont ainsi perdu de précieuses minutes à manoeuvrer. Selon plusieurs témoignages sur place, certaines carrosseries auraient d'ailleurs eu à souffrir au passage des engins d'intervention.

Un hectare parti en fumée

L'absence de vent et les importants moyens aériens débloqués permettaient, « cette fois », d'éviter le pire. En à peine plus d'une heure, le temps quand même d'approcher à quelques mètres des habitations les plus proches, l'incendie était éteint, et les lisières noyées. Au final, environ un hectare de broussailles est parti en fumée.

Mais « à quelque chose, malheur est bon », et les riverains de Fabrégas ont tiré leurs leçons de leur frayeur du jour.

Car si, par malchance, la prochaine alerte est donnée un jour de grand vent, où les moyens aériens sont mobilisés par ailleurs, l'accessibilité des véhicules terrestres s'avérerait inestimable.
source: Philippe Zamari - var matin

...cordialement...Nicky...