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Nicky
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Date du message : jeudi 15 juillet 2010 à 03h51


Posidonies ou érosion : ça grogne aux Sablettes


Le site des sablettes suscite de vives réactions auprès de riverains et de touristes, un peu déçus de son état. photo: Delphine Gonzales
Le bord de mer est recouvert de posidonies alors qu'il aurait perdu 20 % de son sable naturel. Un voisinage difficilement accepté

Au large de la plage des Sablettes s'étend un herbier de posidonies de 217 ha. à terre, la langue de plage diminue au fil des années.

Ils jouent pourtant un rôle fondamental dans la préservation du littoral. Selon la mairie, « les débris naturels, situés sur les plages de Saint-Elme et des Sablettes, sont tamisés depuis le 1er juillet. Notre objectif est de ne pas déstabiliser la plage ».

Perte de sable

Un entretien mécanisé et manuel est organisé pendant la saison touristique. Mi-juin, « le stockage et l'évacuation de 1 400 m3 d'algues » ont été engagés par la collectivité. Coût de l'opération : 50 000 e. Ces mesures n'ont pas empêché les posidonies de revenir sur le sable lors des intempéries de l'hiver et des « largades » de printemps.

La ville préfère aujourd'hui réduire la cadence. « Quand on a vu cela, on a tempéré l'évacuation car en enlevant les algues, on retire aussi du sable. Cela contribue matériellement au désensablement des plages et coûte très cher à la collectivité », assure Claude Astore, adjoint à l'urbanisme.

Depuis les années 70

Le site des Sablettes aurait « perdu environ 20 % de son sable naturel » selon la ville.

Patron pêcheur au port de Saint-Elme, Didier Ranc estime que ce problème d'érosion est la conséquence du comblement de la base nautique du port même, créé au début des années 70.

« Les jetées et les digues qui y ont été construites ont modifié les courants et ainsi empêché l'engraissement naturel des plages. Aujourd'hui les canaux de renouvellement du port n'existent plus. Le sable se déplace dans la même direction et tourbillonne devant au lieu de se déplacer dans toute la baie ». Une incidence sur le courant qui aurait engendré la dégradation des fonds marins du port. L'eau ne circule plus librement. Les posidonies stagnent.

Urbanisation

André Thomas, l'ancien responsable du service maritime à La Seyne-sur-Mer en 2007 est aujourd'hui à la Direction des gestions patrimoniales et d'exploitation de Port-Toulon-Provençe. Il confirme cette situation. « Le stock de sable stagne en moyenne à 250 mètres du rivage et n'arrive plus à rejoindre la plage. Les modifications climatiques influent également sur le régime des tempêtes, et l'urbanisation des hauts de plage ont eu un impact très fort dans l'érosion des Sablettes ».

À l'époque, poursuit-il, « une étude avait été demandée sur les causes de cette érosion. Les conclusions étaient à peu près en accord avec tout ce que l'on imaginait depuis 30 ans ».

Le bureau d'études Oceanide avait rendu son verdict. « Les études avaient mis en avant la nécessité d'engager d'importants travaux pour ramener le sable sur la plage, mais ce document n'a jamais été rendu public car tout cela est très coûteux. »
source: Anaïs Leveque - var matin

...cordialement...Nicky...