Fédérale 1 - du côté de l’US Seynoise: quand la course à l’armement est lancée...

Après Jonah Lomu à Marseille l’an dernier, la Fédérale 1 est désormais capable d’accueillir des individualités de standing. Ce qui la rapproche de plus en plus du monde professionnel. Photo : Christophe Chavignaud
La Fédérale 1 a définitivement changé d’ère cet été. Notamment dans la poule 2. Celle de l’Union Sportive Seynoise…
À la lecture des effectifs, force est de reconnaître que cette poule est un ton au-dessus de toutes les autres. Hormis Bourg-en-Bresse, Lannemezan et Périgueux, tous les autres favoris à l’accession en Pro D2 se trouvent là !
Une poule 2 monstrueuse
Il faut dire qu’avec Montauban, Béziers, Nice ou Valence d’Agen, ces clubs-là ont non seulement un passé prestigieux, mais aussi des moyens financiers en rapport avec leur histoire et leur ambition.
Nice tout d’abord. Si Andrew Merthens s’engage, le club azuréen réalisera le gros coup de ce mercato.
Surtout qu’en lui associant Guerre (Bourgoin), les « golgothiques » Uipa et Aferte Sua (Albi), Espagno (Auch) ou Armitage (Angleterre), les dirigeants niçois ont l’un des tout meilleurs effectifs de la division.
Idem pour Béziers. Avec Jean Anturville aux manettes et près de 3 millions d’euros de budget (!), le club héraultais s’est doté d’un pack de mammouth pour retrouver le monde pro.
Valence d’Agen ne fait pas dans la dentelle non plus avec l’arrivée des deux Montalbanais Viard et Jonnet, plus Kruger (AFS) ou Tao (Marmande).
On n’oublie pas Montauban qui a recruté bon nombre de joueurs de l’équipe de France amateur, quelques pros anglo-saxons et qui voit le retour de Marc Raynaud sur le pré !
Des individualités à la pelle
Mais ne croyez pas que les autres clubs sont restés les bras croisés. Même le promu Blagnac s’est fait plaisir en recrutant Jean-Baptiste Dambielle (Béziers) ou le buteur Tarbais Kopersky. Avec Labadze, Douy, Marque ou Rosemplatt, La Seyne se dote aussi de joueurs reconnus. Auxquels nous pouvons ajouter les Traversa, Capdeillayre ou Arniaud déjà présents.
Lavaur, Graulhet ou Aubenas ont fait signer des noms peut-être moins clinquants, mais sacrément redoutables.
En fait, seuls Grasse, Romans ou Châteaurenard paraissent un peu moins armés face à l’adversité. Quoi que…
Quand on juge les renforts, les effectifs, les budgets (la moyenne nationale d’un club de Fédérale 1 est d’un million d’euros), il est de plus en plus difficile d’associer l’image d’amateurisme à cette division.
Pourtant c’est toujours le cas... Jusqu’à quand ?
source: Sonia Bonnin - var matin


