Des badges pour accéder au chemin du Baou Rouge

Les riverains se sont mobilisés. Après l'incendie de juillet, pour l'installation d'une barrière au chemin du Baou Rouge, pour empêcher les stationnements « anarchiques ». photo: MAGALI RUFFATO
la seyne: Une barrière limite l'accès de véhicules à ce chemin privé. Une décision prise par les riverains à la suite à l'incendie de juillet.
«Dommage qu'on ne l'ait pas fait avant ». Pour Daniel Viglietti et les autres riverains de Fabrégas, cette barrière électronique, c'était une évidence. L'accès au chemin privé du Baou Rouge est désormais restreint aux propriétaires de badges : plus question pour les plagistes d'y stationner « de façon anarchique ». Christophe Ceze, président de l'Association des propriétaires du massif du Baou Rouge, détaille : « Entre 60 et 80 véhicules pouvaient se garer sur les 600 mètres ».
Passage pour les pompiers
Un vrai problème : la zone boisée n'est pas à l'abri des risques d'incendie. « Quand ça a brûlé, début juillet, les pompiers ont été obligés de déplacer des voitures à bras : ils ont mis 15 minutes pour monter », reprend Christophe. Les 53 adhérents se sont alors mobilisés pour payer cette barrière, gage de sécurité. Depuis deux jours, ils se relaient l'après-midi pour expliquer aux touristes les raisons de l'opération.
Avis divergents
Chantal, venue de Marseille, n'est « pas contente du tout. Je ne me vois pas faire 10 km de randonnée pour accéder au Jonquet ».
Daniel, de la région parisienne, s'estime « lésé » : « Je déposais juste ma femme et les enfants avec le kayak et retournais me garer au parking ». Les travaux n'ont donc pas fait l'unanimité. Daniel Ménard, restaurateur sur la plage, remarque : « Si les gens pouvaient se garer au bord de l'eau, ils le feraient ».
Le but de l'association n'étant pas de bloquer le chemin, un passage piéton et vélo a été prévu. Les pompiers et les policiers disposent bien entendu d'un badge pour intervenir en cas d'urgence. Daniel Viglietti, Fabrégasien depuis trois générations, est l'initiateur du projet. Des incendies, il en a vécu plusieurs. À ceux qui râlent, il répond : « Vous aimez la nature ? Nous aussi ».
source: Anaïs Leveque Et Sarah Bosquet - var matin


