Un drame passionnel à La Seyne fait deux morts

Refusant la rupture sentimentale, le quinquagénaire a tué la gardienne de la maison de retraite avant de retourner le pistolet contre lui. (Photo André Dupeyroux)
Une femme âgée de 46 ans, employée et résidente dans une maison de retraite a été tuée par l’homme qu’elle voulait quitter, qui a ensuite mis fin à ses jours.
Le foyer-résidence pour personnes âgées Jean-Bartolini, dans le quartier de La Présentation à La Seyne, est sous le choc depuis hier. La gardienne du foyer a été abattue par l’homme qu’elle voulait quitter. Le drame s’est déroulé dans le logement de fonction de la victime, au rez-de-chaussée de l’établissement municipal situé boulevard Toussaint-Merle. Son ex-compagnon a utilisé un pistolet de calibre 9 mm avec lequel il s’est donné la mort par la suite.
Il était devenu irascible
La victime, âgée de 45 ou 46 ans, était employée par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville depuis de nombreuses années. Elle n’avait intégré la résidence qu’en avril dernier.
L’auteur des coups de feu était quant à lui âgé d’une cinquantaine d’années. « Il se comportait de manière irascible avec sa compagne depuis quelque temps », indique une source proche de l’enquête, confiée au commissariat de La Seyne. Cela dit, il n’y a jamais eu de procédures établies pour d’éventuelles violences conjugales, précise le parquet de Toulon.
« Horrible » : l’entourage professionnel de la victime n’avait pas d’autre mot pour décrire le drame. Une cellule psychologique a été mise en place par la mairie à destination du personnel, visiblement très choqué, mais aussi pour la quarantaine de résidents âgés.
Des lettres d’explication
C’est un responsable du foyer, s’inquiétant de l’absence de la quadragénaire, qui a fini par pénétrer dans l’appartement attenant au réfectoire. Les deux corps gisant ont été découverts vers 11 heures.
D’importants moyens policiers avaient été déployés sur place, rejoints par un magistrat du parquet de Toulon. Les enquêteurs s’efforcent d’en savoir plus sur l’origine de l’arme du crime, relativement ancienne, mais la thèse du drame passionnel ne fait guère de doute : deux lettres d’intention ont été retrouvées sur les lieux de la tragédie.
source: E. M. et M. P. - var matin