Vol au dessus d’un nid de culture

Au dix neuvième siècle, Toulon abritait le bagne. Nous ne rappellerons pas ici l’histoire tragique de Jean Valjean, et l’épopée merveilleuse que Victor Hugo en fit dans ses misérables.(Bien que l'homme n'ai jamais existé)
A l’époque, vivait un bagnard plus modeste et plus anonyme que Jean Valjan, mais qui eut, malgré tout son « heure de gloire »
C’était un génial faussaire se nommant Francis Lagrange, emprisonné dans ce tragique antre au milieu de criminels, de pervers… et parfois d’innocents…
Ce Lagrange là, ayant purgé sa peine, devint le valet de pied en quelques sortes, du médecin chargé de veiller sur les bagnards.
Mettant cette fois ci ses talents au service de l’art, il créa des bijoux, pièces uniques, et nous laissa des dessins remarquables.
Ce trésor, par un concours de circonstances trop longues à raconter ici, devinrent la propriété d’une dame, une contemporaine, qui décida de les prêter à la ville, afin qu’ils enrichissent l’exposition actuelle du musée de Balaguier, sur la corniche de Tamaris.
Hélas, samedi14 août, profitant du bruit que faisait la patrouille de France dans notre ciel varois, un individu peu scrupuleux ouvrit une des vitrines de l’exposition et déroba certains de ces bijoux.
Les responsables de ce musée, choqués, ne se remettent pas de leurs émotions.
Julien Gomez-Etienne, directeur du fort, Hélène Bourihon, commissaire chargée de la conservation du patrimoine et Michelle Chabour , guide, (qui a découvert la première les résultats du délit), faisaient bloc autour de Florence Cyrulnik, adjointe à la culture, qui recevait la presse ce jeudi 19 Août, dans ce lieu magnifique du fort Napoléon. Elle a lancé, sur notre site un appel à la citoyenneté pour qui pourrait faire avancer l’enquête. (voir vidéo ci-dessus)
Espérons que ce vol ne restera pas impuni, et que les objets d’art, d’une valeur marchande réelle mais surtout d’une très grande valeur sentimentale, réintégreront leur vitrine afin que les visiteurs, nombreux, puissent à nouveau les contempler.