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Nicky
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Date du message : vendredi 3 septembre 2010 à 13h24


L'Ifremer va remettre à l'eau son robot Victor 6000, après six mois de rénovation


Le robot télé-opéré Victor 6000, capable de plonger jusqu’à 6 000 mètres de profondeur, sort de 6 mois de rénovation dans le hall des engins non habités du centre Ifremer Méditerranée basé à La Seyne-sur-Mer.

Le robot entièrement démonté

Il y a été entièrement démonté afin de réaliser de profondes modifications sur l’ergonomie de pilotage, l’instrumentation, l’optique, et l’architecture électronique et informatique embarquée.

Depuis le mois d’avril 2010, les équipes de l’Ifremer et de Genavir se mobilisent pour ré-assembler ce gigantesque puzzle technologique.

Long de 3,3 mètres, large de 2,1 mètres et haut de 2,5 mètres, pour un poids de 4 600 kg, Victor 6000 est composé de 2 parties :

la partie « véhicule » composée des flotteurs, des moteurs de l’électronique, un système de caméras et appareils photos avec zoom et orienteur, deux bras manipulateurs puissants et habiles ;
la partie « module » ou « charge utile » dans lequel se logent une large panoplie d’outils scientifiques facilement interchangeables comme diverses sondes, un aspirateur à faune, un panier mobile, des boîtes de prélèvements, des caméras, des sondeurs, etc.
Commandé via un câble de 8 000 mètres de long
Le robot est alimenté en énergie et commandé via un câble électro-opto-porteur de 8 000 mètres de long enroulé sur un treuil.

Le pilotage s’effectue du bord à partir d’un poste de commande de pilotage disposant de tout l’équipement informatique nécessaire à la mise en oeuvre du véhicule, à la mission scientifique et à la gestion des données.

Le poste de commande, intégré dans un container déplaçable, est solidement arrimé sur le pont extérieur du navire océanographique affrété pour la mission

Après ce grand carénage, Victor 6000 prendra la mer à bord du navire océanographique Pourquoi pas ?, entre le 6 et le 20 septembre, pour une phase d’essais au large des côtes varoises.
Il sera ensuite mis à disposition pour une campagne opérationnelle scientifique aux Açores.

L'exploration des canyons méditerranéens

Plonger pour tester les équipements après un carénage, c'est bien. Mais plonger pour tester et étudier, c'est encore mieux.

Les essais du Victor 6000 vont ainsi faire d'une pierre, deux coups, en permettant à des chercheurs de l'Ifremer de poursuivre une série de missions océanographiques pour un programme d'étude des bancs rocheux et des canyons méditerranéens.

Un Groupement de Recherche (GdR) entre l'Ifremer et l'Université Paris VI, à laquelle sont rattachés les observatoires de Banyuls (Pyrénées orientales) et de Villefranche-sur-Mer (Alpes Maritimes), a été constitué dans cet objectif de recherche.

Il fait suite à une ambitieuse campagne d'exploration de l'ensemble des canyons méditerranéens continentaux initiée par l'Agence des aires marines protégées.

Créer un pôle de compétences

L'intérêt du GdR est créer un pôle de compétences, d'expertise et de formation au niveau national autour de la thématique de la biodiversité des canyons de Méditerranée.

L’objectif est de caractériser la biodiversité, son rôle fonctionnel et sa dynamique au sein des canyons méditerranéens et des bancs rocheux et d’évaluer son potentiel de maintien et d'évolution.

Lors des essais Victor 6000 sur le Pourquoi pas ?, des zones comprises entre 200 et 2000 mètres d'immersion seront ainsi étudiées par les scientifiques du laboratoire Ifremer « Environnement Ressources Provence Azur Corse » de La Seyne-sur-Mer, focalisant sur les zones à coraux au large de Cassis (200 m) et sur le fond de ce canyon (2 000 m).

Suivant les conditions météo, les scientifiques pourraient également explorer le canyon des Stoechades près de l'île du Levant ou le banc de la Nioulargue, près de Saint Tropez.
source: lesinfosvertes.hautetfort.com

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : dimanche 5 septembre 2010 à 13h26


...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : dimanche 19 septembre 2010 à 12h49


Les nouvelles aventures sous-marines de "Victor"


Le Victor 6 000 sur le pont du Pourquoi pas ? : sous le caisson de flottaison jaune, les équipements les plus pointus permettent au robot d'explorer les fonds marins. Dessous, un module scientifique permet de prélever des échantillons que le ROV dépose dans son panier grâce à deux bras télé-opérés. photo: MICHEL GOUILLOU

L'Ifremer achève ce week-end une campagne d'essai de son robot, qui a plongé au large des côtes provençales pour valider ses nouveaux équipements.

Suspendu au portique du Pourquoi pas ?, quelques mètres au-dessus de l'eau, Victor 6 000, le robot sous-marin commandé à distance de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), s'apprête à effectuer sa onzième plongée depuis le début de la campagne Essrov (1), le 5 septembre dernier, au large des côtes varoises.

En ce vendredi matin, il doit rejoindre, au large de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), la tête du canyon de la Cassidaigne, par 750 m de fond. Puis il remontera le long de son épine dorsale jusqu'à moins 300 m, avant de regagner la surface environ six heures plus tard.

C'est presque une balade de santé pour cet engin capable de descendre à 6 000 mètres de profondeur durant plusieurs jours. Il est utilisé par les scientifiques pour des campagnes de surveillance et d'identification de zones d'étude, qu'il peut analyser finement grâce aux images vidéo. Victor 6 000 est aussi en mesure de récolter des données et de réaliser différentes manipulations grâce à ses deux bras robots téléguidés, Maestro et Sherpa.

Validation technique

L'objectif de la plongée du jour est double. Et pour une fois, ce ne sont pas les scientifiques qui ont la main. Bien sûr, il est prévu de remonter des échantillons de sédiments et de prélever des organismes vivants sur les coraux profonds. Mais la priorité reste la validation technique et les derniers réglages des modifications apportées sur le ROV lors de son grand carénage au printemps.

Après deux années d'études préparatoires, Victor 6 000 a été entièrement désossé dans le hall des engins non habités du Centre Ifremer Méditerranée, basé à La Seyne-sur-Mer. Mis en service en 1999, il a eu droit à bien plus qu'un simple coup de peinture. « L'ergonomie de pilotage, l'instrumentation, l'optique, l'architecture électronique et informatique embarquée ont été entièrement repensées », indique Patrick Siméoni, ingénieur au département des systèmes sous-marins et chef de la mission Essrov. « Le remplacement des équipements obsolètes par de nouvelles technologies a permis d'intégrer de nouveaux équipements scientifiques sans alourdir Victor 6 000. » Caméra haute définition, laisses plus robustes, éclairages innovants, nouveau poste de pilotage et nouveaux réseaux... La liste est longue des équipements qui sont testés, plongée après plongée, pour que les performances de l'ensemble du système soient vérifiées.

Cours de pilotage au fond des mers

Pour l'heure, les ingénieurs et techniciens de l'Ifremer et de Génavir (2) ont fort à faire. Victor 6 000 a rejoint le fond dans un nuage de boues rouges. Les équipements sont testés les uns après les autres. Dans le même temps, les spécialistes Rov de Génavir, pilote et coordonnateur des plongées, découvrent peu à peu les nouvelles possibilités offertes, sous la houlette des ingénieurs de l'Ifremer qui ont endossé le rôle d'instructeur et qui, petit à petit, leur laissent la main.

La plongée se passe bien, malgré une manoeuvre de carottage un peu difficile. Victor 6 000 remonte : débriefing pour les équipes Ifremer et Génavir et douche pour le robot, chargé de boues sédimentaires. D'ici au lendemain, quelques dernières modifications seront apportées. Encore deux plongées d'essai et Victor 6 000 repart en mission opérationnelle avec le Pourquoi pas ?. Direction les Açores, dès demain soir, pour de nouvelles aventures dans les grandes profondeurs océaniques.
1. Essrov : essai du ROV, le ROV étant un « Remote operated vehicle », un engin commandé à distance.
2. Génavir est un groupement d'intérêt économique en charge de l'armement des navires et des engins développés par l'Ifremer.
source: Caroline Martinat - var matin

...cordialement...Nicky...