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Nicky
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Date du message : vendredi 10 septembre 2010 à 07h36


Marché de la croisière. Quelles retombées ?


Sur le marché de la croisière en Méditerranée, le Var et en particulier le port de Toulon/La Seyne font de plus en plus d'ombre à ses voisins de Marseille et Nice-Villefranche. En 2010, le département accueillera ainsi plus de 274.000 croisiéristes et les retombées sont estimées à plus de 15,9M€. Premiers bénéficiaires: les entreprises qui gravitent autour du marché de l'excursion et les commerçants des villes escales.

Dossier réalisé par Hélène Lascols

Sur le marché très convoité de la croisière, le port de Toulon/La Seyne-sur-Mer fait désormais figure de sérieux challenger pour les voisins marseillais (630.000 croisiéristes en 2009) et niçois (456.000 croisiéristes en 2009). Et pour cause, il accueillera 232.000 croisiéristes en 2010, contre 72.233 en 2008. Le nombre d'escales passe, lui, de 62 à 110 sur la même période... Quand ce n'est pas plus en raison des caprices de la météo qui poussent les commandants de paquebots à se dérouter au dernier moment vers l'aire toulonnaise au détriment de la cité phocéenne. Cerise sur le gâteau, Toulon devient aussi tête de ligne pour 30 départs et certaines compagnies pourraient également franchir le pas en 2011. Si la rade toulonnaise concentre une majorité d'escales et notamment les plus grands paquebots du monde, les autres ports de mouillage varois bénéficient aussi de ce nouveau marché avec 124 escales à se partager en 2010.

Capter les retombées de la croisière

Ce regain d'intérêt pour le Var n'est pas le fruit du hasard. Il est le résultat du lobbying réalisé par le Var Provence cruise club. Une structure créée en 2008 pour fédérer les acteurs, structurer une offre touristique et finalement générer sur l'ensemble du territoire varois les retombées économiques liées à la croisière. Car, si la bataille fait rage en Méditerranée, c'est bien pour ces retombées, qui sont loin d'être négligeables! Les dépenses directes réalisées par les compagnies et les passagers sur l'ensemble du territoire français ont représenté plus de 15milliards d'euros en 2008, contre 0,5milliard en 2005. Dans le département, une récente enquête estime les retombées économiques entre 10M€ en 2009 et 15,9M€ en 2010. Sur la seule ville de Toulon, les dépenses des croisiéristes dans les commerces sont évaluées à plus de 6,8M€... La récompense est de taille et Hubert Falco, le maire de Toulon, l'a bien compris: «La croisière participe complètement au développement de l'agglomération et ceci est d'autant plus vrai que la saison s'étale non pas sur un été, mais sur 9 mois par an».

«Tout est à faire»

Néanmoins, le marché mérite encore d'être développé et pour cela, Hubert Falco a rappelé qu'il devenait nécessaire que «l'offre portuaire de Toulon soit à la hauteur de la rade et de nos ambitions». Le port, avec deux terminaux et trois quais situés en centre-ville dispose d'une modularité maximale et d'un emplacement de choix pour le confort des passagers. Il abrite aussi un port militaire, une caractéristique de plus en plus appréciée par les compagnies pour garantir une sécurité optimale aux croisiéristes. Les atouts existent, mais le lifting ne sera toute de même pas une mince affaire, puisque «tout est à faire», selon les mots du secrétaire d'État. C'est d'ailleurs dans ce sens qu'un protocole a été signé avec la CCI du Var. Si les détails du projet ne sont pour l'heure pas finalisés, les grandes lignes de cette modernisation ne sont un secret pour personne. Un quai d'envergure pour accueillir les grandes unités du côté de Toulon, deux gares maritimes au port marchand et la Seyne-sur-Mer et une augmentation de la capacité hôtelière pour que la ville s'impose comme une tête de pont incontournable. Dans cette attente, un espace réceptif de 1.500m² devrait déjà voir le jour au mois d'octobre a annoncé Jacques Bianchi, président de la CCI du Var.

... @ suivre ...

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : vendredi 10 septembre 2010 à 07h38


... suite ... Commerces. 6,835M€ dépensés à Toulon en 2009

Les commerçants de Toulon et La Seyne se sont rapidement mis au diapason des croisiéristes et en mesurent déjà les retombées sur leurs CA.

Il est d'usage de considérer qu'à chaque escale un tiers des passagers visite la ville d'escale et fait donc le bonheur des commerçants. Ainsi, une enquête réalisée en septembre2009 dans le centre-ville de Toulon fait apparaître que 71% des chefs d'entreprises interrogés estiment bénéficier de retombées positives des croisières. Le pourcentage de retombées exprimé en croissance du CA par jour d'escale s'établit en moyenne à +7%. Compte tenu de ces déclarations, la CCI du Var estime que les retombées économiques pour les commerçants toulonnais s'élèvent à 6,835M€. Même constat pour sa voisine, la ville de la Seyne-sur-Mer, suite à l'aménagement de son môle d'armement: «La différence est notable depuis l'arrivée des croisières, mais nous ne pouvons pas encore évaluer exactement les retombées», confie Christophe Chabert, président des Vitrines seynoises. Seule donnée chiffrée, communiquée par les agences bancaires: le nombre de retraits effectués avec une carte étrangère a augmenté de 150% en début de saison par rapport à la même période l'année précédente. Ces retombées sont une belle aubaine pour les commerçants, qui ne ménagent d'ailleurs pas leurs efforts pour accueillir cette nouvelle clientèle. «Nous avons mis en place un marché artisanal le jour de l'arrivée des bateaux, nous organisons des animations, les restaurants proposent désormais leurs cartes en plusieurs langues, des stages de langues sont également programmés... Nous avons la volonté de nous adapter car nous avons tous compris notre intérêt à recevoir les croisiéristes dans de bonnes conditions», ajoute Christophe Chabert.

L'investissement d'une entreprise

Cette nouvelle clientèle de touristes est allée jusqu'à convaincre la dirigeante de l'agence de voyage Les voies du monde, Catherine Humbert, installée à La Seyne-sur-Mer d'investir dans un petit train. Le coût n'est pas négligeable, 260.000€, mais Catherine Humbert en est convaincue, la prise de risque est minime. Pourtant l'activité est très réglementée et sa mise en place a dû se faire en concertation avec la ville et la CCI du Var. D'ailleurs son petit train est intégralement dédié à la croisière en saison, pour lui permettre d'intervenir dans l'heure, si un bateau non prévu devait accoster à La Seyne. «Les difficultés ont existé lors de la mise en route, mais depuis, nous avons déjà atteint à plusieurs reprises les 100% de taux de remplissage», raconte la dirigeante. Arrivée en cours de saison, l'activité a donc rencontré son public et dès l'année prochaine, Catherine Humbert espère pouvoir commercialiser son produit à bord des paquebots.

... @ suivre ...

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : vendredi 10 septembre 2010 à 07h40


... suite ... J. Bianchi. «La destination Var séduit de plus en plus»


Dès 2004, la CCI du Var a identifié la croisière comme un véritable enjeu stratégique. Depuis, un outil de promotion du département, le Var Provence cruise club a été créé. Jacques Bianchi, président de la CCI revient sur la genèse et les retombées engendrées par les actions du club pour le département.

Quelles raisons ont motivé la création du Var Provence cruise club?

C'est pour fédérer tous les acteurs publics et privés et présenter une offre structurée et dynamique que nous avons créé le Var Provence cruise club en 2008, en partenariat avec le Conseil général.
Dans les faits, quelles actions ont été menées par le Var

Provence cruise club?

En 2009, le club a été doté d'un budget de 125.000€, financé pour 70.000€ par la CCI du Var et 55.000€ par le département. Les actions réalisées ont porté sur la prospection commerciale, via notre présence aux salons internationaux de la croisière, à l'image de celui de Miami. Nos équipes ont conçu plus de 70 nouveaux produits touristiques, nous avons mis en ligne un site internet, réalisé des enquêtes de satisfaction, réfléchi à une charte qualité du club.

Pour quels résultats?

Le Var séduit de plus en plus et les communes littorales jouent le jeu. En plus, nous pouvons répondre à tout type de clientèle: les mégas paquebots sont accueillis à Toulon-La Seyne, tandis que les plus petits peuvent faire escale dans les ports de mouillage de Sanary, Bandol, Hyères ou Saint-Tropez... Ainsi, Sanary passe de 0 à 14 escales entre2009 et2010; la compagnie Seacloud arrive à Bandol et Saint-Tropez; Saint-Raphaël accueille la compagnie Yachts of Seabourn... Au total le nombre d'escales a augmenté de 46% et le nombre de passagers de 133% de 2008 à 2010 sur les ports du Var. En 2010, une compagnie majeure apporte 41 escales contre 4 en 2009. Pour 2011, 30 escales sont d'ores et déjà confirmées par deux compagnies et la Royal Carribean et Pullmantur envisagent même de faire du Port de Toulon une tête de ligne.

... @ suivre ...

...cordialement...Nicky...

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Nicky
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Date du message : vendredi 10 septembre 2010 à 07h43


... suite ... Entreprises. «Nous n'avons plus à aller sur Marseille pour réceptionner les croisiéristes»


L'arrivée de croisiéristes ne bénéficie pas qu'aux commerçants de la ville escale. Elle a aussi des retombées sur les entreprises touristiques qui gravitent autour du marché de l'excursion.

Les retombées économiques de la croisière sur le département du Var étaient évaluées à 10M€ en 2009. Pour 2010, elles devraient avoisiner les 15,9M€, dont plus de 13,7M€ pour la seule escale toulonnaise. Si une grande partie de ces retombées est absorbée par les commerces, bars et restaurants du coeur de ville, d'autres professionnels trouvent dans cette activité des raisons de se réjouir: guides interprètes, agences réceptives, autocaristes...

Un déplacement du marché

Pourtant, pour ces entreprises, dont certaines d'entre elles sont installées dans le département, l'augmentation du nombre de croisiéristes dans le Var n'a pas eu d'impact direct sur leur CA. «Il est vrai que la saison est désormais plus étalée sur l'année. Elle dure de mars à novembre, contre seulement 6 mois les années précédentes. Et l'activité liée aux escales reste notre principal gagne-pain. Mais le réel changement est ailleurs: avec l'arrivée de bateaux sur Toulon-La Seyne, nous n'avons plus à aller à Marseille pour réceptionner nos clients», explique Ina Bérato, guide interprète depuis 1997 (CA: 32.000€)... Le marché s'est en quelque sorte déplacé, comme le constate également Hervé Maghin, directeur de Var voyages services (CA: 1,9M€, 18 chauffeurs et 15 autocars) et qui réalise un quart de son CA sur le marché lié à la croisière. «Cette année, nous avons à gérer 85 escales supplémentaires sur Toulon-La Seyne. Par conséquent et dans la mesure où le marché de la croisière reste trop saisonnier pour nous permettre de recruter et d'investir, nous avons supprimé certains déplacements que nous faisons au départ du port de Marseille pour répondre à cette demande». Ainsi, la demande n'aurait pas explosé, notamment parce qu'à bord, le comportement des croisiéristes a évolué: la tendance est désormais à l'économie et le premier poste à en faire les frais est celui des excursions. «Auparavant, nous pouvions compter entre 30 et 40 véhicules par bateau, aujourd'hui, ce chiffre est tombé à 20», confie Hervé Maghin.
source: www.lejournaldesentreprises.com

...cordialement...Nicky...

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mafee
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Date du message : vendredi 10 septembre 2010 à 08h17


Nicky www.LaSeyne.Info a écrit :.....«Nous avons mis en place un marché artisanal le jour de l'arrivée des bateaux, nous organisons des animations, les restaurants proposent désormais leurs cartes en plusieurs langues, des stages de langues sont également programmés... Nous avons la volonté de nous adapter car nous avons tous compris notre intérêt à recevoir les croisiéristes dans de bonnes conditions», ajoute Christophe Chabert.
J'ai entendu dire que les croisiéristes n'avaient pas le droit de ramener de la nourriture à bord des bateaux. Ni périssable (ce que je peux comprendre) ni non périssable (café, gâteaux, ...). Est-ce vrai?

Soit on voit le verre à moitié vide, soit on le voit à moitié plein. La seconde solution rend la vie bien plus agréable !

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Roro83
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Date du message : dimanche 12 septembre 2010 à 10h17


Heu c'est pas Toulon mais La Seyne Sur Mer....
Ils ont vraiment des lacunes géographiques nos gars de la CCI.

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arthur paecht
Visiteur


Date du message : dimanche 12 septembre 2010 à 20h09


Ayons confiance en l'avenir de La Seyne. Nous avons certes des handicaps, en partie alimentés par nous mêmes, mais Toulon n'a pas que des avantagesmais au moins il y a un patron!! Nous avons aussi des atouts et il nous appartient de ne pas les gaspiller.

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tchoiz
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Date du message : lundi 13 septembre 2010 à 07h33


Eh bien dites donc, quand je lis tout ça je me demande où est la réalité concernant La Seyne car le petit train a disparu, le marché artisanal était d'un tristounet, quant aux croisiéristes, on ne les voit quasiment plus depuis que la mairie a cessé de mettre un bus à leur disposition.
Donc question commerce, les croisiéristes ne rapportent : rien.

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mafee
Membre

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Date du message : lundi 13 septembre 2010 à 08h25


ce WE, samedi ET dimanche, ils étaient pourtant nombreux sur les terrasses ...
Et il n'y avait qu'à tendre un peu l'oreille pour s'apercevoir qu'il y avait pas mal de touristes étrangers en ville ... avec mon gamin, on s'amusait à reconnaître les langues qu'on entendait (italien, allemand, ...)

et puis, comme je l'ai déjà dit ... quand vous prenez l'avion pour aller à Paris et que vous atterrissez à Orly ... vous visitez Orly? ou vous prenez un taxi ou la navette pour filer vite fait à Paris???
Qu'on ai ne serait-ce que 5% des croisiéristes qui s'arrêtent à la seyne et flânent dans les rues, je trouve ça déjà très bien...
C'est toujours du monde qui n'était pas là auparavent ....

Au lieu de vous focaliser sur ceux qui partent en bus visiter les lieux "typiques", comme nous on prend la navette pour aller visiter "la capitale" au lieu de se balader dans Orly,
Regardez plutôt ceux qui descendent du bateau pour venir boire un coup en terrasse sur le port et se promener sur le marché, et qui n'étaient pas là l'an dernier...

Ils n'achètent peut-être pas grand chose (faut pas se leurrer ... ceux qui ont les moyens de dépenser du fric, ils se sont payé les navettes pour Marseille ou St Tropez), mais ils sont là!!!

Et puis, la prochaine fois que vous allez à Paris ... visitez Orly

Soit on voit le verre à moitié vide, soit on le voit à moitié plein. La seconde solution rend la vie bien plus agréable !

Message modifié le lundi 13 septembre 2010 à 08h25 par mafee

Message

Andree
Marraine du Gobie Bleu

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Date du message : lundi 13 septembre 2010 à 11h57


Très bien dit, mafee. Et en plus très juste. Que ce soit samedi comme dimanche, ils étaient bien là...
Je vais pratiquement tout le temps voir repartir ces paquebots, et je vous garanti qu'il y en a bien au centre ville de la Seyne (hier soir tout un groupe arrivait à pieds). Et effectivement les terrasses des cafés sont bien remplies. Ils sont aussi nombreux dans les rues, sur le marché...
Quand à l'article du magazine, il est probablement ancien..