Prothèses PIP : verdict sanitaire repoussé d'une semaine

Voici une prothèse PIP contenant le gel de silicone incriminé. Une certitude : ce produit n’a jamais reçu aucune homologation. Mais quel est son degré de dangerosité ? photo: Dominique Leriche
Le verdict des autorités sanitaires était très attendu. Mais la conférence de presse que l’AFFSAPS devait tenir hier matin en son siège à Saint-Denis (93), a été déprogrammée lundi, en début d’après-midi... à la dernière minute (1).
« Au moment où on a diffusé l’invitation, on comptait tenir les délais », justifie le service de presse. « Mais les travaux sont plus longs que prévu... ce sont les aléas de l’expertise ». Le rendez-vous est reporté d’une semaine, au mardi 28 septembre. Sûrement pas une coïncidence, puisque c’est le jour où l’association des porteuses de prothèse PIP doit être reçue par le cabinet de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé.
Six mois d’expertise
Les expertises des prothèses douteuses de PIP, dont le siège se trouve à La Seyne, ont démarré il y a six mois, quand l’AFSSAPS a fait un contrôle au siège seynois de la société, mi-mars. Mais, « il vaut mieux prendre le temps et apporter des conclusions les plus claires et plus objectives possibles », argumente l’AFSSAPS. Le gendarme du secteur sanitaire dira ce qu’il en est de l’éventuelle nocivité du gel utilisé par PIP depuis au moins 10 ans. Selon un professionnel du secteur des prothèses mammaires, « ces résultats sont préoccupants ».
(1) l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
source: Sonia Bonnin - var matin


