Un jardin peu ordinaire en bord de Reppe

Avec Marie, elles sont une demi-douzaine de femmes à venir chaque jour s'occuper du jardin potager qu'elles ont créé au printemps dernier.
Une parcelle de terrain, 1 500 m² en bord de Reppe, propriété de M. et Mme Pellet... Une parcelle devenue le jardin potager des femmes issues de l'immigration et souvent d'origine rurale.
C'est une expérience maraîchère ô combien enrichissante qui est menée depuis le printemps dernier avec l'association « Femmes dans la cité » et l'Amicale de la Reppe avec le concours de M. et Mme Pellet.
« Chaque jour, nous venons de la cité travailler quelques heures au jardin, explique Marie. Nous avons déjà planté un tiers de la surface et fait, cet été, de belles récoltes de tomates, haricots etc. Maintenant nous préparons les plantations d'hiver et défrichons le reste du terrain. »
Valorisation du savoir-faire
L'expérience est enrichissante pour les femmes qui y participent : « Cela valorise leur savoir-faire, poursuit Marie. Elles sortent de leur cité de béton, elles apprennent le français et, en prime, elles ramènent de beaux et bons produits à la maison, car nous revendons la moitié de la production au restaurant Le Petit Prince à La Seyne, et partageons l'autre moitié. Il ne nous manque que des sanitaires pour que ce soit parfait, mais nous espérons trouver bientôt une solution à cela. »
De fait, en faisant revivre ce jardin, l'irrigation gravitaire a été réactivée et le canal des arrosants d'Ollioules compte un adhérent de plus.
Tout récemment, l'expérience « Un jardin en bords de Reppe » a été distinguée comme l'une des cinq initiatives les plus remarquables au niveau européen.
Le souhait de l'amicale de la Reppe est de poursuivre et agrandir cette expérience de culture périurbaine sur d'autres parcelles inexploitées des bords de la rivière.
source: A. Vdw. - var matin



