Quarante ans, l'âge de raison pour la clinique du Cap d'or
Clin d'oeil à l'occasion de l'anniversaire de la clinique du Cap d'Or : côte à côte l'actuel directeur Erick Fournier, et le fondateur de l'établissement en 1970, le Dr Pierre Peraud. photo: David Latou
Après quarante ans de bons et loyaux services, pas question de retraite pour la clinique du Cap d'or.
Pour fêter cet anniversaire, son jeune directeur, Erick Fournier, a décidé de marquer le coup. L'occasion d'une rencontre avec le fondateur de la clinique, Pierre Peraud, qui a présidé à la destinée de cet établissement de santé de 1970 à 2000.
« Cette clinique est partie de rien, se souvient le chirurgien. Je n'avais pas un rond, mais on m'a dit qu'il y avait un réel besoin sur la commune. Alors j'ai réfléchi... J'ai esquissé des plans sur du papier à dessin et j'ai finalement obtenu un agrément pour 46 lits ».
Depuis, le bébé a bien grandi. A la chirurgie et l'obstétrique, aux sections de médecine générale, se sont ajoutés la cancérologie, la chirurgie esthétique, les soins intensifs, puis l'oncologie depuis 2009.
Avec la fermeture du service chirurgie à l'hôpital de La Seyne (1), « le Cap » sera le seul et unique de la commune.
Scanner dernière génération
Cette année, l'établissement a pris une nouvelle dimension, avec l'acquisition d'un scanner, dans une aile dédiée de 450 m2.
« Un outil très performant qui permet de gagner un temps précieux dans le dépistage de certains cancers », précise l'actuel directeur.
La pérennité de ce nouvel instrument de pointe, dont l'installation a représenté un investissement de 2 millions d'euros, sera possible grâce à son utilisation par des radiologues venu de l'extérieur.
Un état d'esprit
Au détour d'un couloir, le fondateur de la clinique tombe dans les bras d'une employée de l'hôpital. Séquence souvenirs. « C'est ça aussi " le Cap ", s'amuse Pierre Péraud. Un esprit de famille, une ambiance unique. La preuve, il y a très peu de mouvement dans le personnel. »
Une « ambiance », mais aussi une place particulière dans le coeur des habitants de la commune. C'est ici, en effet, que des milliers de petits Seynois ont vu le jour. Un souvenir empreint de nostalgie...
Depuis 2003, et la fermeture de la maternité privée (2), le nombre de Seynois « de naissance » a nettement diminué. Et risque de chuter à néant, si les accouchements ne se font plus à l'hôpital public. Ce qui est prévu à bref délai.
1. Le service sera transféré dans le futur hôpital de Toulon Sainte-Musse.
2. La clinique appartient à un groupe qui a choisi d'organiser ses activités à l'échelle de l'agglomération. Les maternités sont recentrées sur Toulon.
source: Christophe Gaignebet - var matin


