Une pharmacie braquée avenue du 4-Septembre à La Seyne

Deux individus masqués ont pénétré dimanche dans la pharmacie. Sous la menace d'un couteau, ils se sont fait remettre environ 350 euros avant de déguerpir. photo: Christophe Gaignebet
«Je suis un peu choquée. Tout est allé tellement vite... » Malgré les événements de la veille (dimanche, Ndlr), Nadine (1), préparatrice à la pharmacie Lordet Eyraud, située boulevard du 4-septembre, était bien présente hier matin, derrière le comptoir.
Encore un peu secouée, mais sans chercher à dramatiser l'événement, elle fait le récit des circonstances du braquage.
« On était en fin d'après-midi. Il y avait deux clients dans la pharmacie, raconte la jeune femme. Deux jeunes, aux visages dissimulés sous une capuche et une écharpe, sont entrés. L'un d'eux m'a alors montré un couteau et m'a réclamé le contenu de la caisse. »
Surprise autant que choquée, la jeune femme obtempère.
« Ils ont commencé à se servir. Puis, ma collègue, qui était à l'arrière de l'officine, est arrivée. Elle ne s'est pas démontée et a haussé le ton. »
Les deux jeunes, visiblement impressionnés, prennent la poudre d'escampette, emmenant avec eux environ 350 euros. Deux autres, restés à l'extérieur, déguerpissent également.
« Ils n'avaient pas l'air très bien préparés, explique de son côté la gérante, Marie-Luce Lordet. Le dimanche n'est pas un jour où il y a beaucoup de monde. C'est l'occasion qui a dû faire le larron... »
Deux mineurs rapidement interpellés
Immédiatement alertée, la police arrive sur les lieux. Grâce à la description fournie, les policiers parviennent en quelques minutes à appréhender, non loin de là, deux individus.
Deux « gamins » (15 et 16 ans) que la vendeuse identifiera comme ceux qui lui ont rendu visite, un peu plus tôt.
Lors de leur interpellation, ces deux Seynois étaient en possession d'argent liquide. Dans leurs poches sont retrouvés des rouleaux de pièces qui sembleraient provenir du butin dérobé.
Au terme de leur interrogatoire, ils auraient reconnu les faits.
Hier soir, leur garde à vue a été prolongée de 24 heures.
Désormais, la porte sera fermée le dimanche de garde
« Dorénavant, lorsque nous serons de garde, nous fermerons la porte et servirons par le guichet », indique la gérante. Une pratique déjà courante dans de nombreux autres établissements de ce type, parfois ciblés par des toxicomanes.
« Le dimanche soir, la ville est tellement vide... Il faudrait peut-être qu'une patrouille de police passe de temps en temps. Même si c'est triste d'en arriver là... »
1. Le prénom a été changé.
source: C. G. - var matin


