Quartier Gai-Versant : « Notre rue est un chantier »

L'association dénonce, entre autres, les problèmes de circulation et de stationnement sur le chemin du Gai-Versant.
photo: David Latour
L'Association de défense du quartier Gai-Versant en travaux, a tenu son assemblée générale, hier. Les premiers nouveaux occupants du quartier Gai-Versant, à La Seyne, commencent à arriver. Leurs logements, des immeubles HLM, sortent de terre les uns après les autres, métamorphosant considérablement cette zone pavillonnaire à l'origine.
« Nous avons créé l'Association de défense du quartier Gai-Versant en 2005, après l'adoption du Plan d'urbanisme local (PLU) de 2004, rappelle le président Pierre Matrullo. A l'époque, nous ne nous battions pas contre le projet en lui-même, mais plutôt contre la façon dont il était mené : c'est-à-dire brutalement, sans y inclure les infrastructures convenables. » Le chemin du Gai-Versant n'a, selon lui, pas vocation à devenir « une route de traverse de La Seyne », et doit rester « un chemin de desserte de la colline ».
Ras-le-bol général
L'assemblée générale d'hier matin, à la Maison du peuple, a permis de regarder dans le rétroviseur et de constater que l'action de l'association a été, parfois, bénéfique : « Nos propositions ont permis de limiter la densité d'occupation : au lieu d'immeubles à cinq étages, certains n'en ont que quatre. Nous avons été un peu écoutés sur les aménagements puisque quelques espaces verts ont été préservés et un mail a été construit, ce qui donne un peu de respiration au quartier. » L'association pense avoir « légèrement contribué » à la révision du PLU.
Mais, au moment de l'intervention des adhérents, le calme du président a laissé place à une colère généralisée. Un ras-le-bol semble gagner les habitants, du fait, dénoncent-ils, de bon nombre d'incohérences et de solutions « même peu onéreuses » qui tardent à venir, pour des problèmes pourtant minimes : à commencer par d'énormes trous dans la chaussée, la mise en place de plots ou encore la pose d'un panneau de limitation de vitesse demandée il y a un an.
« Pas de stationnement »
« 30 km/h serait raisonnable. Certains automobilistes passent à plus de 70 km/h. Ça devient difficile et dangereux de sortir de chez soi », estime un riverain. Pour une autre, « en trois ans, notre rue est devenue un chantier ».
A cela viennent se greffer les problèmes de stationnement « alors que des trottoirs de quatre mètres ont été construits, obligeant les voitures à se garer à cheval » ; le bruit des engins « qui travaillent même le week-end » et l'absence d'une ligne de bus.
La présence de Christian Bianchi, adjoint aux quartiers nord, a permis de prendre acte de quelques-uns de ces points, dont certains, a-t-il dit, sont à l'étude. Il a enjoint l'association à envoyer un récapitulatif à Gestion de proximité seynoise (GPS), un service municipal créé il y a un an, pour une plus grande efficacité.
Le président s'est dit tout de même satisfait des avancées obtenues « face à la grande permissivité du PLU », mais alerte sur le fait qu'il serait judicieux de régler certains problèmes avant l'arrivée d'autres locataires.
Il a également regretté le manque d'intérêt de nombreux riverains pour son association et souhaiterait voir grossir ses rangs.
source: Jérôme Poillot - var matin


