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Nicky
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Date du message : lundi 13 décembre 2010 à 08h09


Dix associations lancent un appel aux pouvoirs publics


Les associations travaillant dans le domaine social (éducation, animation, santé, insertion) sont confrontées, notamment, à des exigences bureaucratiques importantes. photo: Marielle Valmalette
Les associations vont mal. Ce n'est pas vraiment un scoop. Depuis des années, elles constatent des baisses de subvention des pouvoirs publics.

Et puis, il y a eu la disparition de Gaspar et Sphynx, deux structures importantes du quartier Berthe. L'association Projeunes est à deux doigts de la liquidation judiciaire. Pour les autres, une seule idée en tête : survivre, année après année, aux réductions drastiques des budgets.

Dix associations (1) travaillant dans le domaine social (éducation, animation, santé, insertion) en sont arrivées la semaine dernière au centre culturel Nelson-Mandela à exprimer ce constat alarmant : « L'affaiblissement des associations est tel que la moindre baisse de financement public conduira à la suppression d'actions, voire à la disparition des structures », a noté avec inquiétude François Lépine, président de l'Omase (Office mutuel de l'action socio-éducative).

Vingt postes perdus

« Depuis deux ou trois ans, nous avons perdu 20 postes. Si cela continue, il y aura des pans entiers de nos activités qui s'arrêteront », poursuit-il.

« Le pouvoir des associations baisse de 4 à 5 % par an », confirme Daniel Hugonnet, vice président de l'Amiq. « On est en train de détruire l'édifice socio-éducatif, on ne respecte plus le projet associatif. »

« Nous travaillons dans des projets cohérents. Un seul poste en moins pourrait conduire à l'effondrement de la structure », renchérit Serge Léger, le directeur du centre social et culturel Nelson- Mandela. « L'absence de conventions pluriannuelles empêche aussi les associations de travailler sur le long terme », note encore François Lépine.

Quant à Hervé Naccache, le directeur de l'Apea (Association pour la prévention et l'aide à l'insertion), il relève que le budget social « sert systématiquement de variable d'ajustement ».

Autre difficulté majeure : « des exigences bureaucratiques de plus en plus fortes », comme le souligne François Lépine, qui demandent aux associations de faire de plus en plus d'administratif (dossier de subventions, évaluation des actions, etc). « Il n'y a plus de concertation avec les pouvoirs publics, on ne voit plus personne. On nous demande juste de remplir des dossiers et de les renvoyer par Internet », regrette Hervé Naccache.

Participer à la paix sociale

« On tente de faire de nous de simples prestataires de service, avec comme seul objectif la réduction des coûts », déplore la présidente de l'Apea, Christine de Robertis. Or, rappellent les associations, on en oublie dans tout cela leur rôle principal : travailler dans des quartiers paupérisés (centre-ville et Berthe) auprès de populations qui nécessitent un accompagnement spécifique. « Les gens sont en situation de rupture, les inégalités sociales se creusent », rappelle Serge Léger. « Héberger des jeunes en urgence, les accompagner pour régler leurs problèmes de santé, qui le fait, sinon les associations ? », lance encore le directeur de l'Apea.

Et de rappeler que la prévention coûte toujours moins cher que des « interventions pompiers ». « D'autant qu'on participe aussi à la paix sociale et que sans nous, ça exploserait ! », souligne Katie Impériale, du foyer Wallon-Berthe.

« On lance un cri d'alarme à tous les partenaires. Nous voulons organiser une table ronde avec eux », conclut François Lépine. À bon entendeur...

1. Association maison intergénérationnelle de quartier (Amiq), Association de prévention et d'aide à l'insertion (Apea), Association vivre en famille (Avef), Centre social et culturel Nelson- Mandela, Femme dans la cité, foyer Wallon- Berthe, Nouvel Horizon, Maison associative enfance famille école (Maefe), Office mutuel de l'action socio-éducative (Omase), L'Université du citoyen.
source: Marielle Valmalette - var matin

...cordialement...Nicky...