Encore des incertitudes pour la maternité en 2011

Hier, Michel Perrot, directeur du CHITS, lors des vœux aux personnels, a réaffirmé la volonté de compter l’établissement seynois comme « tête de pont du CHITS » dans le cadre de l’ouverture du nouvel hôpital Sainte-Musse. Photo: Eric Estrade
La décision de regroupement des établissements seynois et toulonnais sera encore l’objet de vifs débats cette année. La direction assure que la fusion se fera
Hier, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux au centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne, en présence d’Hubert Falco, président du conseil de surveillance, le directeur, Michel Perrot a rappelé les grands principes de l’organisation des soins à l’ouverture du nouvel hôpital Sainte-Musse à Toulon, établissement référent du territoire.
L’hôpital George-Sand à La Seyne-sur-Mer « reste la tête de pont du CHITS pour tout l’ouest-Var. » Il s’est également voulu rassurant notamment « sur la préservation des emplois dans le cadre des réorganisations, notamment à La Seyne où des inquiétudes étaient apparues. » Il a notamment insisté « sur le renouvellement même des équipements de pointe (scanner) et l’ouverture d’une crèche pour les personnels. »
Le directeur a affiché, également, les ambitions dans le cadre de la prise en charge des futures mamans et de leurs bébés : « celle d’ouvrir une maternité de niveau 3 à Sainte-Musse. » Pourquoi ? « Grâce à nos réorganisations, cela pourrait offrir le plus haut niveau de sécurisation et permettre la prise en charge des naissances les plus difficiles. Actuellement, 15 % des femmes qui accouchent doivent être dirigées loin de notre agglomération, c’est-à-dire à Marseille. »
Questions à Michel Perrot, directeur du centre hospitalier Toulon La Seyne
Quelles seront les grandes dates à retenir en 2011 pour la maternité de La Seyne ?
Difficile de répondre pour l’instant. Joint par téléphone, le directeur du centre hospitalier Michel Perrot, met en avant « les arcanes administratifs » préalables à la fermeture du service. D’ailleurs, ce terme de ‘‘fermeture’’ est rejeté en bloc (lire dessus). Dans le service, les personnels ont été priés de poser leurs vacances avant fin septembre, histoire d’être disponibles pour le déménagement qui leur est annoncé en octobre-novembre. Une date que Michel Perrot ne confirme pas.
Quelles sont les échéances pour la maternité seynoise ?
L’événement de l’année, c’est l’ouverture de l’hôpital Sainte-Musse, prévue en novembre prochain. La question est la fusion des deux maternités, Font Pré et La Seyne. Cette opportunité fait l’objet d’une réflexion intense, dont la première brique est le projet médical, adopté au conseil d’administration de juin 2010. Aujourd’hui, les conditions de mise en œuvre du projet médical ne sont pas tranchées.
Comment comprendre les déclarations de la secrétaire d’État à la Santé (1)
La réflexion n’est pas finalisée aujourd’hui.
La question est qu’est-ce qu’on met à Sainte-Musse ? Quelle proposition faisons-nous à la population sur l’agglomération toulonnaise? On travaille sur une maternité de niveau dans le Var, qui n’existe pas (2). On souhaiterait devenir une référence.
Pourquoi ne dites-vous pas clairement quand les deux maternités vont fusionner ?
Je ne suis pas sûr du calendrier, mais je suis sûr que la fusion aura lieu un jour (sic).
1. Interrogée au Sénat par le socialiste Pierre-Yves Collombat, qui s’inquiétait de la fermeture de la maternité, la secrétaire d’État Nora Berra a indiqué que « cette hypothèse est actuellement étudiée... » et que la décision « n’est pas à ce stade validée par l’Agence régionale de santé. » C’était mi-novembre 2010.
2. La maternité de La Seyne est de niveau 1 (grossesses sans difficulté), celle de Font-Pré de niveau 2 (avec un service de néonatologie). La prise en charge des grossesses à risque, par une maternité de niveau 3, doit actuellement se faire à Marseille. Ce serait le cas de 15 % des femmes qui accouchent.
source: Sonia Bonnin - C. P. - var matin


