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Nicky
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Date du message : samedi 28 mai 2011 à 12h25


Maternité de La Seyne et Brignoles: vers un bras de fer avec l'administration


Le combat pour la défense de la maternité transcende les clivages politiques. Pour preuve, lors de la «flashmob» organisée le 2 avril dernier au parc de la Navale, le maire de Saint-Mandrier (à gauche de l'image) s'était joint aux associations et élus seynois. photo: David Latour
« Irrespect intolérable » envers les élus locaux, « déni de démocratie et de dialogue », « mépris des besoins des usagers »... Dans un communiqué commun signé jeudi soir, Marc Vuillemot, maire de La Seyne, et Claude Gilardo, maire de Brignoles, ne mâchent pas leurs mots à l'égard de l'Agence régionale de santé (ARS).

Cette dernière est vivement critiquée pour avoir, dans des courriels, usé de qualificatifs peu amènes à l'égard de ceux - élus ou citoyens - qui s'opposent à la fermeture de services dans les hôpitaux de La Seyne et de Brignoles.

« Nous n'avons aucun intérêt à renouveler les réunions publiques qui offriront autant de tribunes aux agitateurs du mouvement social qui sont tous parfaitement informés de la réalité de la situation et semblent peu accessibles aux arguments techniques que nous pouvons leur proposer. »

Tel est l'un des extraits d'un e-mail signé par Norbert Nabet, directeur général adjoint de l'ARS, qui a fait bondir Marc Vuillemot. Du reste, le maire de La Seyne n'y va pas non plus par quatre chemins, qualifiant l'ARS « d'officine parapublique chargée des basses oeuvres d'exécution de nos hôpitaux. »

Pas de concertation sérieuse

Outre les qualificatifs de circonstance, Marc Vuillemot, mobilisé depuis des mois pour le maintien du service de maternité à l'hôpital de La Seyne, est d'autant plus agacé qu'il a le sentiment de se heurter à un mur. « Depuis le début de cette histoire, il n'y a pas eu de concertation sérieuse sur l'avenir de l'hôpital public de proximité », rappelle son cabinet. Lors du dernier rendez-vous avec le directeur de l'ARS, « aucun des éléments donnés par le maire n'a été pris en compte. » Et parmi ces arguments, certains font froid dans le dos.

« De l'actuel hôpital de La Seyne au futur hôpital Sainte-Musse, il faut plus de 55 minutes de trajet en voiture. Je laisse chacun calculer combien de temps supplémentaire il faudra pour venir de Saint-Mandrier, Sanary, Le Beausset ou Signes ! », souligne régulièrement Marc Vuillemot. Et d'ajouter : « Sapeurs-pompiers et médecins s'accordent à dire que le risque est très réel, même au départ de La Seyne. Et tant que le tunnel de Toulon et l'élargissement de l'autoroute ne seront pas réalisés... »

La riposte s'organise

Autrement dit, résume le cabinet du maire, « on risque de mettre en danger des centaines de familles dans l'ouest-Var pour répondre à 3 ou 4 % de cas concernés » (des femmes enceintes nécessitant la prise en charge dans une maternité de type 3 comme celle qui sera installée à Sainte-Musse, Ndlr).

Pour l'heure, le débat semble au point mort. L'ARS a bien convié le maire de Brignoles à une réunion, mardi 7 juin à Marseille, mais Marc Vuillemot n'y est pas invité. Voilà qui ressemble, comme le souligne son cabinet, à « une stratégie sous-jacente pour diviser les deux maires qui font front commun sur ce dossier ». Une attitude qui augure d'un futur bras de fer : « Si l'administration persiste, nous construirons un rapport de force pour y répondre et éviter les menaces sur la vie de nos concitoyens », confie l'entourage du maire. Qui prépare déjà la riposte : « Nous allons prendre prochainement plusieurs initiatives pour défendre l'hôpital public de proximité. »

Les actions restent pour le moment confidentielles, mais elles devraient se concrétiser d'ici une dizaine de jours.
source: M. G. - var matin

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