Nicky... tout simplement !

Aujourd’hui, il m’est donné de faire l’interview la plus délicate qu’il soit. J’ai, depuis vingt cinq ans, rencontré quelques spécimen difficiles à interviewer, soit qu’ils ne parlaient pas, soit qu’ils parlaient trop, soit qu’ils vous reprenaient à la moindre question, bref, de ceux qu’on aborde avec terreur ou émotion tant leur notoriété est grande et leur aura étincelante. Je pense à Marina Vladi, Richard Borhinger et autre Barbara.
Mais aujourd'hui, la difficulté est double. Comment être objectif en parlant de quelqu’un avec qui, modestement, j’alimente ce site, et avec qui, au jour le jour je vis la belle aventure médiatique , et comment arriver à faire parler un mur… d’image, certes, mais qui dit toujours »je ne sais pas lire, pas écrire, pas parler » ce qui est complètement faux !
Enfin, pas moyen de compter sur l’interview directe, lui et moi de chaque côté du micro, impensable. Alors, comment faire ? Inventer, tout simplement, supputer ce qu’il m’aurait dit s’il avait voulu se livrer à la torture que lui et moi nous appliquons ordinairement à nos « victimes potentielles » Essayons donc.
La Seyne info : Nicky, quelles sont tes origines, tu sembles avoir un accent ?
Nicky(fort accent) : Non je n’ai pas d’accent !!! Je suis français, ayant vécu en Deutchland pendant plus de vingt cinq ans. C'est tout !
La Seyne info : Mais « Nicky, c’est pas un nom , çà, c’est un pseudonyme Tu ne peux pas nous en dire un peu plus ?
Nicky : Pas du tout, à la rigueur mes initiales « D. A. » vous n’en saurez pas plus, et çà ne fait pas partie de l’énigme à découvrir sur la photo !
La Seyne info : ah ! c’est vrai, la photo ! C’est ta vie, la photo ?
Nicky : oui, une partie de ma vie. Mais j’ai d’autres combats ! Combattre la connerie, faire bouger les choses, etc…
La Seyne info : Oui, tu es parfois impatient à ce niveau là.
Nicky : "Mais de quoi", mais non, je ne suis pas impatient.
(Il faut voir le quidam quand il dit çà avec une légitime colère : Son accent se fait encore plus guttural qu’à l’ordinaire, la crête capillaire se redresse au sommet de son crâne, ses deux yeux bleus roulent, sortant presque de leurs orbites. Puis, après ce mouvement guerrier, il redevient le Nicky gentil, émerveillé de tout que l’on connait.
Et ses photos ? ah ! il faut voir le soin qu'il prend pour le cadrage, tant photo que vidéo, il faut me voir trépigner, pressé que je suis de commencer une interview, tandis qu’il nous fait, l’interviewé et moi changer dix fois de place parce que cela ne lui convient pas. Je râle, c’est vrai, mais à l’arrivée, je dois reconnaître qu’il avait raison, mais je ne luis avouerais pour rien au monde !
Enfin, Nicky, c’est Nicky. Il est devenu au cours des années un des personnages incontournables de notre cité. Et si vous le rencontrez, toujours armé de ses appareils, demandez lui de vous faire une photo, mais ne l’interrogez pas sur lui, car tel la chanson de Brassens :
Si, quand un emmerdeur le met
en rogne, on ne le voit jamais
Lever sur l'homme une main leste.
C'est qu'il juge pas nécessaire
D'humilier un adversaire, C'est un modeste.
Et quand il tombe amoureux fou
Y a pas de danger qu'il l'avoue
Les effusions, dame, il déteste.
Selon lui, mettre en plein soleil
Son cœur ou son cul c'est pareil, C'est un modeste.
Au fait, allez voir ses photos, à la bourse, ce dimanche 22 mai, et peut-être que vous aurez la chance de les revoir - un jour enfin- dans le hall de la mairie, comme cela lui a été promis il y a deux ans !!!





















