Conseil portuaire : qui va payer le chenal ?

Le problème récurrent des posidonies oblige à draguer régulièrement le port de Saint-Elme. L'association insiste donc sur la nécessité de créer un chenal pour évacuer ces plantes aquatiques. photo: Eric Estrade
Qui paiera les investissements du port de Saint-Elme ? Les débats s'annoncent une fois de plus « salés » au conseil portuaire qui se tiendra cet après-midi, à 14 h 30, à la base nautique de Saint-Elme.
Il sera question de la création du chenal d'avivement, projet considéré comme « urgent » par les plaisanciers, en attendant des travaux plus importants dans le port.
Ce projet, chiffré à 1,32 million hors taxes, fait l'objet d'une étude par le syndicat mixte Ports-Toulon-Provence. Mais la question épineuse du financement n'a toujours pas été tranchée. Les plaisanciers attendent que les pouvoirs publics se positionnent.
Se tourner vers la région et l'Europe
Selon le conseiller général Gilles Vincent, qui siège au conseil portuaire, « le syndicat mixte a déjà voté 300 000 euros pour l'enlèvement des posidonies. Il s'est aussi engagé à mettre 500 000 euros sur la table pour la création du chenal. Il manque 1 million... J'attends que la ville montre sa bonne volonté. Mais j'entends déjà Mme Leguen nous dire : "On va trouver l'argent en faisant des demandes de subventions..." Eh bien, qu'ils les fassent ! Je crois savoir que le maire de La Seyne est bien placé au conseil régional ! »
De son côté, Raphaëlle Leguen, première adjointe au maire et présidente du conseil portuaire de Saint-Elme, rappelle que le projet de chenal résulte du fait que « le syndicat mixte n'a pas les moyens de financer un projet global d'investissements. Et, finalement, ils n'ont pas non plus les moyens de financer un projet à 1,3 ou 1,7 million d'euros », souligne-t-elle.
L'élue estime que ce n'est pas à la commune de payer un projet « a minima qui ne concerne que des infrastructures portuaires ». Elle reste persuadée que des demandes de subventions peuvent être formulées auprès de la Région et de l'Europe, « mais c'est au syndicat mixte de le faire ».
source: M. V. - var matin


