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Andree
Marraine du Gobie Bleu

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Date du message : mercredi 21 février 2018 à 08h00


Bonjour,

Aujourd'hui, ce sera le mot du jour de Jimmy Bregy.

Lettre ouverte à Mme Christine ANGOT, en réponse à l’une de ses interventions dans l’émission « On n’est pas couché » diffusée le 17 février 2018.

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Chère Madame ANGOT,

Il m’arrive régulièrement d’être en désaccord avec vos propos, tout comme il m’arrive parfois d’être sur la même longueur d’onde que vous. Et si je ne me suis jamais joint à la meute qui vous court après à chacune de vos apparitions médiatiques, c’est que je l’ai toujours trouvée un peu dure, un peu exagérée.
J’ai toujours pensé qu’il fallait faire de nos désaccords une force, pour entamer des débats et échanger nos points-de-vue.

Rien n’est plus important à mes yeux que l’échange. Le respect des idées et de la pensée de l’autre. Nos avis divergent ? Tant mieux ! Soyons suffisamment sincères et objectifs pour essayer de comprendre nos interlocuteurs.

Sincère, vous l’êtes, sans aucun doute. Je n’ai pas le plaisir de vous connaître mais lorsque je vous écoute ou lorsque je vous lis, je crois ne pas me tromper en affirmant que votre parole est toujours le fond de la pensée de votre cœur. Et c’est une chose précieuse : je préfère être en désaccord avec un être doué de sensibilité et d’authenticité plutôt que de m’adresser à des postures. Rien ni personne ne vous force à penser ce que vous dites et à dire ce que vous pensez. Et encore une fois, c’est tant mieux ! Les critiques étant déjà très assassines et sans concession à votre égard, j’imagine alors que personne ne penserait remettre en question la spontanéité de vos mots.

En revanche, j’ai parfois (pour ne pas dire souvent) l’impression que vous voulez faire de vos goûts et de vos propos des pensées uniques qui découleraient du sens commun. De votre sens commun.

Or, je me méfie toujours de celles et ceux qui font de leur vécu une vérité universelle. La vie est bien plus complexe que cela, tout ne peut pas être identique pour chaque personne de cette terre.

Et en laissant sous-entendre que tous les artistes seraient en quelques sortes (j’exagère volontairement vos propos mais c’est l’impression qu’ils m’ont donné) des frustrés ou des ratés dans d’autres domaines professionnels, j'avoue avoir bondi. Vous avez dit mot pour mot « Pour tous les artistes, être artiste, c’est toujours un plan B. »

Bien sûr, c’est une évidence, pour beaucoup de gens, se tourner vers la culture et vers un métier artistique peut être un moyen de se sauver soi-même. Grand Corps Malade, qui vous faisait face dans l’émission, a d'ailleurs répondu que c’était son cas. C’est probablement le vôtre également. Mais ne pensez pas qu’il s’agit là d’un fait irréfutable pour tous.

Si je suis artiste ?
Ce n’est définitivement pas à moi d’en juger. Je fais tout pour l’être, je crée, je joue, je chante, j’écris, je rêve et j’essaie de faire rêver les gens. Mais c’est mon objectif depuis toujours : je suis né avec l’envie de vivre sur une scène. J’ai été bercé par des chanteurs qui m’ont communiqué cette passion et j’essaie quotidiennement d’être à la hauteur de ce qu’ils m’ont apporté.

Je n’ai jamais envisagé un autre métier que celui de « saltimbanque ». Peut-être parce que je n’ai jamais rien su faire d’autre que chanter (plutôt bien, j’espère) quelques notes les unes à la suite des autres.

Mais en plus de laisser penser que tous les artistes se seraient découvert des envies artistiques soudaines après de multiples échecs dans des branches plus « sérieuses », vous laissez également penser que c’est un choix de facilité. Puisque c’est un plan B, ce sera toujours plus accessible que le plan A.

Ce n’est tout de même pas à vous que je vais apprendre que dans tous les domaines culturels, se faire connaître est d’une difficulté incroyable. Et pire : pouvoir avoir la chance de vivre de son métier est une épreuve périlleuse et terriblement douloureuse pour ceux qui n'y parviennent pas.

Car ce n’est pas tout d’être remarqué et apprécié pour un spectacle, une œuvre. Il faut ensuite créer suffisamment de jolies choses pour ne pas ennuyer ceux qui nous suivent et nous supportent. Ceux qui nous aiment. Ceux qui voyagent grâce à nos créations. Ceux qui nous communiquent leur confiance et que nous serions indignes de décevoir.

Allez, je vais même oser : j’ai l’impression que c’est une forme de courage que de se lancer dans de telles aventures.
Parce qu’à travers la musique, le cinéma, la littérature, la peinture, la danse (et tant d’autres domaines), les gens s’évadent. La culture les emmène ailleurs. Loin des ennuis et des peurs du quotidien.

C’est donc une sacrée responsabilité (très ambitieuse et presque prétentieuse) que d’avoir la lourde tâche de divertir ou d’émouvoir les autres. Mais quand on y parvient, la sensation du rêve accompli est telle qu’on ne changerait de métier pour rien au monde.

Je n’ai jamais envisagé autre chose que d’essayer de rendre les gens heureux. Ça peut sembler dingue, presque impossible, mais si j’y arrive d’une quelconque manière, j’aurais alors l’impression de ne pas avoir tout complètement raté au cours de mon existence et que celle-ci n’aura pas servi à rien...

Encore une fois, chaque cas est unique, et je ne ferai certainement pas du mien une vérité universelle.

J’entends votre point-de-vue, et j’espère que vous entendrez le mien.

Avec mon profond respect,

Jimmy BREGY,
Le 19 février 2018

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Andree
Marraine du Gobie Bleu

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Date du message : jeudi 22 février 2018 à 08h00


Bonjour,
aujourd'hui, je vais vous parler de confidentialité. Beaucoup d'entre nous ont oublié ce que veut dire ce mot. Certes, pour certains ce n'est pas dans de mauvaises intentions, et ils trahissent cette confidentialité sans penser faire du mal. Mais celle dont je vous parle aujourd'hui est celle ou, justement, la réflexion à ce terme n'existe plus, et depuis longtemps.
Les salles d'attentes des médecins, ou hôpitaux, ou cliniques. Bref, dans le médical en somme....
L'autre jour, j'attendais mon tour dans une clinique, et la salle d'attente était remplie de monde.
La personne à l'accueil du service ou je me trouvais répondit au téléphone, et expliquait à Madame (le nom à été dit, mais, par confidentialité je ne le reprendrais pas), que le docteur avait bien reçu son fax, et avait bien compris que le médicament (là aussi, pas besoin de donner le nom du médicament...) prescrit avait besoin d'une augmentation de dose, puisque Madame ressentait tel et tel trouble. Bon, avec tout cela, chacun d'entre nous avait bien compris de quoi souffrait Madame.
Mais quand même, cela nous regardait il ?
Autre manque de confidentialité : dans les banques : pensez vous réellement que le trait dessiné au sol empêche les oreilles d'entendre ce que le banquier conseille à un client ? Bah....tout comme Tchernobyl, peut être le son s'arrête-t-il juste avant...
Dernière chose : les gens qui discutent sous les fenêtres, qu'ils soient à plusieurs ou accrochés à leur téléphone (ça vaut également dans les bus, ou autre lieu public également) : méfiez vous des oreilles qui traînent.... c'est fou ce que l'on peut découvrir dans ces cas là... vous ne pouvez même pas imaginer...
Et pour revenir au médical et terminer ce post : en 2015, un ami me téléphone pour me dire qu'il se trouve à la terrasse d'un bar, et que pas loin de lui se trouve un Docteur (je passe les noms sous silence...), qui discute de mon cas avec "probablement" quelqu'un du corps médical... et que la moitié de la terrasse est maintenant au courant de mes soucis de santé...
Inutile de vous dire que j'ai changé de médecin...
Et vous, faites vous toujours attention ?

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Andree83
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Date du message : samedi 24 février 2018 à 10h42


Bonjour !

Alors, ce matin à Carrefour Contact (de Gambetta), à ma question "Savez-vous quand le magasin ferme", j'ai eu la réponse suivante :

"Vous savez, il ne faut pas écouter tout ce que les gens disent, et tout ce que les journaux écrivent" (sic).

Pourtant...ce qui est écrit à l'air sérieux, non ?
http://www.20minutes.fr/economie/2214151-20180203-carrefour-devoile-liste-273-magasins-menaces-fermeture

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Andree83
Membre

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Date du message : dimanche 24 mai 2020 à 11h10


Bonjour,
Malgré certains moment très durs de la vie, qu'ils viennent de l'intérieur ou d'attaques extérieures, le but de la vie c'est de se relever et de marcher. Droit devant. On butte, on tombe et on se relève, quoi qu'il arrive.
Cette façon de vivre m'a souvent (très souvent même) apporté de nombreuses critiques, mêmes virulentes parfois. Je n'en n'ai que faire.
Quelquefois, il m'est arrivé de rester au sol plusieurs mois. J'y ai mis le temps, mais je n'ai jamais attendu l'aide de qui que ce soit : je me suis toujours relevée.
Il reste des séquelles, évidemment, qui seront là, présentes, à se réveiller à mon souvenir.
Mais que des étapes douloureuses ressortent par moment, ne veut pas dire les maintenir éveillées. Non, je les examine, je les tries, et de fois en fois, j'en jette un peu, et je range ce qui reste.
Les attaques intérieures (la santé, les cauchemars, etc...) sont pour nous rappeler les extérieures (les personnes nocives, les accidents de la vie, etc...). Alors, évidemment qu'elles ressortent un jour ou l'autre.
Mais...si c'est pour les conserver intactes, ces séquelles, autant renoncer à tout, et donc à la vie.
Gaspiller sa vie à entretenir dans son esprit les coups durs, les fois ou nous sommes tombés, c'est arrêter de vivre.
Et moi, je veux aller jusqu'à 103 ans. Quoi qu'il arrive !
Bon dimanche !

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riri
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Date du message : dimanche 24 mai 2020 à 14h13


Bonjour Andrée,
Pourquoi jusqu'à 103 ans???

Quand tu traverses le pays des aveugles, ferme un oeil.

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Andree83
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Date du message : lundi 25 mai 2020 à 12h43


Bonjour riri,

Je ne sais pas. Le chiffre me plaît !

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Andree83
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Date du message : lundi 25 mai 2020 à 12h44


Bonjour,
Cette photo date de 2014...Une année ou tout se passait à peu près bien, ou la santé commençait à me faire des signes, ou j'avais pris une sage décision : je ne me consacrerais qu'à ce qui a de la valeur pour moi : ma fille, mon homme, la bonne cuisine, la création du fait maison.
Deux ans plus tard, je freinais quelques unes de mes passions (qui ne se limitait pas que à ce cité au dessus...), et me redonnais à fond sur une passion qui me tient depuis...45 ans maintenant : le bénévolat. Mais...j'ai quand même gardé un peu la confection culinaire, la lecture, les sorties, etc...bref, tout ce qui peut avoir une valeur !
Ne me parlez pas d'argent, pour moi, l'argent n'a aucune valeur, simplement une odeur...la pourriture, la mort, et toute autre mauvaise chose.
En 2018, les signes de fatigue et quelques soucis au travail m'ont ramené plusieurs années en arrière, hélas, et ma santé a déclinée. Mais que nenni, j'ai insisté, arrivant à faire face toujours en créant. En créant dans tous les domaines. La nuit, quand je ne dormais pas, je me mettais là, et je bossais, et là tout allait mieux.
Quelles créations ? Le culinaire, évidemment, des projets associatifs, sûrement, les liens affectifs, certainement, les passions politiques qui ne me quitteront jamais, assurément.
Mais...j'ai été tellement obnubilée par mon travail, que...Adieu la lecture, adieu l'écriture, adieu la cuisine, adieu l'amour, adieu...à encore mille choses...
J'ai pensé que plus jamais, à l'époque, je n'arriverais à surmonter cette nouvelle attaque extérieure qui vous détruit de l'intérieur (de l'extérieur aussi, parce que du coup, les 12 kilos en trop pendant ces 18 derniers mois, va falloir arriver à les virer !!!).
J'en ai commencé des choses, pendant ces 18 mois...allant de la photo, en passant par de la country, et de la peinture, bref, tout ce qui passait et me permettait de "m'échapper" un moment. J'ai essayé d'éviter tout un tas de choses néfastes, mais plus ça allait, plus je laissait mon cerveau se remplir de mauvaises pensées (vous ne pourriez même pas imaginer à quel point. Mon psy m'a dit un jour "vous donnez le change"...il avait raison), je continuais à garder autour de moi des personnes nocives. Bref...rien n'était gagné, tout était perdu. Mêmes les plus simples confitures brûlaient, les vins tournaient, les vinaigres devenaient fades, et la vie encore plus.
Et puis...il y a eu le confinement...Le repos forcé. Avec, certes un peu plus de médicaments pour dormir, mais du coup, ces 15h de sommeil, même s'ils n'ont pas été la meilleure des choses, ont eu raison de mon moral : je commençais à me sentir mieux...J'ai même réussi à lire 3 livres autour des 400 pages...je n'y croyais plus. Pendant ce confinement, je n'avais qu'une chose en tête : mes adhérents, la plupart âgés, fragiles, seuls...Donc, une idée m'est venue, entre deux sommeils, j'allais être vigilante et m'occuper d'eux, chaque jour.
Ainsi, chaque jour, je me suis filmée, 3 ou 4 minutes, parfois 5. Je prenais la peine d'essayer d'être "potable" à l'écran (j'ai donné le change). Et un lien nouveau s'est créé. Et ils n'étaient plus seuls, et j'étais utile, et j'étais bien.
Le 11 mai est arrivé, le bruit est revenu, les salauds sont ré apparus, mais...tout cela n'avait décidément plus trop d'impact sur moi. Même si...même si j'ai retenu ceux qui étaient corrects de ceux qui ne l'ont pas été (je ne parle pas vis à vis de moi, mais vis à vis de tout le monde et dans tous les domaines).
On m'appelle pour savoir si je veux des nèfles. Oui, pourquoi pas (Merci Nicky), sans conviction. Et puis...et puis...et puis, me revoilà devant ma bonbonne oubliée depuis tellement de temps...qu'elle en est poussiéreuse. 1h à trier à couper...L'envie est là.
Ce n'est rien, une bonbonne de vin de nèfles, mais...pour moi, cela a été un moment de bonheur.
On m'en redonne samedi dernier ? Qu'à cela ne tienne ! je me relance dans les confitures (et autres !).
Je demande à ma voisine si elle veut quelque chose du marché ? De la rhubarbe me dit-elle...De la rhubarbe ??? Mais...Pourquoi faire ?
Ce matin, elle m'a donné un pot de confiture...de rhubarbe. Et l'envie est encore là.
Alors, je ne dis pas que tout est rentré dans l'ordre...Je dis que je me sens mieux, et apaisée.
Ainsi, je crois que décidément, "les combats que l'on mène ne sont pas toujours gagnants, mais sont perdus d'avance si on ne les mène pas".
Ce combat là est en bonne voie...il me semble.
J'aurais à la fin de l'histoire de nombreuses personnes à remercier. Elles auront contribué, comme dans les livres, à ce que l'histoire soit belle.
Et, même si je ne cries pas victoire, j'ai la tête légère, et le coeur éclairé.
Bonne semaine à toutes et à tous

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Andree83
Membre

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Date du message : mardi 26 mai 2020 à 11h59


Bonjour,
se lever avec l'esprit paisible...et les oiseaux qui chantent en fond, quel bonheur !
Aucun autre bruit pour perturber ce moment de réflexion que le chant des oiseaux.
Pendant que les uns pleurent sur leur sort, pendant que les autres cherchent la guerre, le pouvoir, la notoriété, l'argent, moi je cherche le silence. Même accompagné de quelques gazouillis que la nature a offert à ces petites bêtes (aux grosses aussi) volantes.
A quoi sert tout le reste ? Quel est le but d'une vie ? Devenir riche et emmerder les autres ? Etre le Chef et pouvoir manipuler les petits ? Chercher des noises pour un bien, un territoire, un objet sans valeur ?
Posséder tant et plus a-t-il plus d'importance à vos yeux que de de pouvoir respirer, rire, pleurer de joie, aimer ?
Ha ! j'entends de là "l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue". Certes...Mais est-il si utile d'amasser toujours plus ?
Pour moi, le riche n'est pas riche, et le pauvre n'est pas pauvre. Nous sommes ce que nous sommes, et à nous d'ouvrir les yeux. Moi, il y a longtemps que c'est fait. Pour d'autres, je doute...
Il n'y a qu'à regarder partout autour de nous : des enfants maltraités, des hommes et des femmes battues, contraints de s'adapter quoi qu'il arrive à une société ou l'entraide et l'humanité n'existe plus depuis longtemps.
Dans l'être ou le mal être là est la question.
Moi, j'ai choisi. J'apporterai toujours aux autres ce dont ils manquent. Mais jamais l'argent...qui au bout du compte, ne fait finalement pas trop le bonheur ! Mais souvent le malheur des uns et des autres.

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gerard
Visiteur


Date du message : mercredi 27 mai 2020 à 09h33


bonjour Andrée
C'est trés beau de lire des posts comme ces deux là
permettez moi de vous envoyer de grosses bises de la Reunion et accrochez vous
Gerard un ancien de La Seyne

http://www.mi-aime-a-ou.com/

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Andree83
Membre

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Date du message : jeudi 28 mai 2020 à 22h11


Bonjour,

Merci !

Je m'accroches toujours !

Bonne soirée
Andrée