Hubert Falco défend sa gestion de l’intercommunalité

Le président de l’agglomération toulonnaise regrette la position de certains élus ruraux qui pensent de Toulon a besoin des petites communes. photo: Patrick Blanchard
Le président de TPM s’est saisi de la polémique autour du projet préfectoral et a annoncé un débat lors de la prochaine séance publique
Marre. Il en a marre. Hubert Falco a profité de la séance publique du conseil communautaire, samedi, pour dire à quel point il est agacé par tous ceux – élus ou non – qui tirent à boulets rouges sur Toulon. Le vote du compte administratif est tombé à pic pour lui permettre de défendre le principe de l’intercommunalité et démontrer que la ville préfecture « ne veut manger personne, au contraire ». C’est une réunion organisée la veille, au Plan-du-Castellet, par le « collectif Sud-Sainte-Baume 2013 », qui a dégoupillé la colère du président de la communauté d’agglomération Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Notamment cette idée avancée qu’une métropole ne présenterait d’intérêt que pour Toulon. Que Toulon aurait besoin des autres. « Arrêtons de montrer Toulon du doigt. C’est moi qui vous le dis en tant que maire rural (Hubert Falco a administré Pignans pendant dix-huit ans, Ndlr). Je suis fier d’être Varois. Mais quand je vais à l’opéra, je ne vais pas à Pignans. Les Toulonnais n’ont besoin de personne. »
Débat en juillet
Hubert Falco a annoncé un débat sur l’intercommunalité lors de la prochaine séance publique du conseil communautaire, en juillet. Il en a écrit la préface dès samedi. L’exercice budgétaire 2010 (lire ci-contre), voté à l’unanimité des douze communes, lui a donné raison sur son avant-propos. Pour le maire de Toulon, l’affaire est simple. L’intercommunalité permet aux communes d’être complémentaires plutôt qu’adversaires. Elle permet une équité des moyens sur le territoire. Et surtout, chacun est libre d’y venir et d’en partir.
« Regardez le compte administratif. On a dégagé 110 millions d’investissement, malgré la crise. En 2009, c’était 103 millions. Nous avons, en plus, reversé 62,9 millions aux communes, en maintenant la part qui n’est pas obligatoire. C’est qu’on a les moyens de le faire. On n’a pas besoin du maire du Castellet. Qu’il s’occupe de ses affaires. »
« Pas besoin du Castellet »
« Il n’y a pas une commune qui n’a pas au moins 100 % de son apport qui lui soit reversé. Parfois, c’est 200 %. Et ce n’est pas Toulon qui retrouve plus que son apport. La taxe additionnelle est la moins chère de France. Depuis 2002, le développement économique, facteur de ressources et d’emplois, a augmenté de 40 %. C’est la plus forte augmentation de France. On a augmenté les subventions aux associations, alors que tout le monde les a baissées. On n’a pas besoin de l’oxygène du Castellet ou d’ailleurs. À TPM, on est serein. »
Les chiffres :
Le compte administratif 2010 intègre la commune de La Crau sur l’ensemble de l’exercice budgétaire et comptable. L’ensemble des dépenses réelles d’investissement et de fonctionnement s’élèvent à 337 millions.
Dépenses d’investissement
Total : 106 332 072 e. Transports 26,6 millions, voirie 20,1 millions, équipements sportifs 13,5 millions, développement économique 10 millions, habitat 8,4 millions, équipements culturels 8,3 millions, fonds de concours aux communes 3 millions, environnement 2,3 millions, environnement 2,2 millions, administration générale 1,8 million, assainissement 9,6 millions.
Dépenses de fonctionnement
Budget principal : 175,2 millions, dont 38,6 millions de charges de personnel (910 collaborateurs directs), dont fiscalité reversée aux communes : 62,9 millions.
Recettes
Dotation globale de fonctionnement 50,9 millions, taxe professionnelle 104,2 millions, taxe additionnelle 22,5 millions.
source: C.H.-BLANCHARD - var matin


