2060. En France, près de chez vous.
La vie est difficile, la cherté des aliments nous obligent de cultiver des produits de saison dans des champs encore disponibles ou dans des champs en friche de plus en plus rares. Les prix des produits pétroliers ayant "explosés" , la voiture est devenue un luxe abordable que pour une classe de personnes très aisées.
Pour autant, les transports en commun, n'ont pas apportés une solution aux problèmes de circulation des citoyens.
Le logement est devenu le budget principal des ménages ( 80%). Les logements sociaux ne progressent pas et les communes continuent à ne pas accepter ce type de logements sur leur territoire pour des excuses toujours aussi fallacieuses.
Fataliste, je subis, mais je suis heureux, car aujourd'hui je vais pouvoir enfin bénéficier de ma retraite amplement méritée. J'ai travaillé, sué, cotisé durant " 60 ans " mais, enfin me voilà au bout à 75 Ans.
Je suis seul après le décès inattendu de mon épouse, l'être le plus cher de ma vie.J'ai continué à être salarié malgré ma santé défaillante qui m'a m'obligé à utiliser un fauteuil roulant. Après avoir fait appel à des services spécialisés privés ( les aides de votre époque ayant disparues) , et bien que j'ai réglé des sommes conséquentes par rapport à mes revenus, mon logement a été saisi afin de régler les sommes restantes et futures. Tous mes souvenirs disparus.
Fataliste, je suis, aujourd'hui enfin la retraite.
Certes, 800 Euro par mois me suffiront si je ne me chauffe pas en hiver; si je m'éclaire avec une seule bougie; ( les énergies renouvelables ayant augmentées la facture électrique de 500 % ), si je ne mange qu'une seule fois par jour, si je marche ou du moins si je roule (sur mon fauteuil).
Je pourrais vivre misérablement si au moins la TVA et les impôts sur le revenu n'avaient augmentés , si la C.S.G ne grevait nos pensions. ( Créée par l'un, critiquée par l'autre qui en ajoutera une Bis).
Aujourd'hui, bien que ce jour devrait être joyeux, j'ai beaucoup d'amertume envers mes anciens. En effet, vous qui avez bénéficié de traitements favorables, et bien que vous les méritiez, vous n'avez pas pensé à nous, vos enfants.
Aujourd'hui, nous subissons vos égarements, vos divergences, vos compromis et surtout votre égoïsme.
Chers parents, je vous ai aimez, et je vous aime encore, mais permettez moi , votre amour aurait dû aussi vous sensibiliser sur notre avenir au delà de notre adolescence.
Aux futurs retraités.
