Fermeture de l’IPFM après l’arrivée de gens du voyage

Cellule de crise hier à l’IPFM : le personnel enseignant et administratif doit rappeler tous les élèves et leurs entreprises pour les prévenir que l’IPFM resterait fermé aujourd’hui. photo: Photo Dominique Leriche
Tant que le problème n’est pas réglé, je ne fais pas rentrer les élèves en cours », martèle Guillaume Barcella, directeur de l’Institut de promotion et de formation aux métiers de la mer et de l’automobile (IPFM).
Mardi soir, vers 20 heures, une vingtaine de caravanes a investi le parking jouxtant l’établissement, après avoir déplacé les gros blocs de béton qui en barraient l’accès. Les gens du voyage se sont une nouvelle fois branchés sur le compteur électrique de l’IPFM.
En arrivant, hier matin vers 7h15, Guillaume Barcella a aussitôt prévenu la mairie, les polices nationale et municipale et bien sûr la Chambre des métiers, qui gère l’IPFM. Il a également déposé plainte au commissariat.
Droit de retrait
Le directeur a exercé son droit d’alerte et de retrait et renvoyé les 130 élèves et apprentis dans les entreprises où ils travaillent en alternance, estimant que leur sécurité n’était pas assurée dans l’enceinte de l’établissement. Il faut dire que c’est la troisième fois depuis le début de l’année que les gens du voyage s’installent sur le parking municipal jouxtant le centre de formation, et se branchent sur le compteur électrique de l’IPFM. Début septembre, la rentrée scolaire avait même dû être reportée : le branchement sauvage des caravanes avait provoqué une surtension, privant l’IPFM de réseaux téléphonique, informatique et électrique.
« Nous sommes encore en train de réparer le sinistre précédent qu’on a chiffré à environ 150000 euros », déplore Guillaume Barcella.
Cellule de crise
Une vingtaine de professeurs et personnel administratif est restée en alerte toute la journée, attendant de savoir si les élèves pourraient être accueillis le lendemain.
Vers 16 h, le directeur a décidé de faire rappeler tous les élèves et leurs entreprises pour prévenir que les cours ne reprendraient pas aujourd’hui, le branchement sauvage étant toujours en place. « Il faut passer au moins 3 ou 400 coups de fil pour prévenir tout le monde! », explique le directeur.
Ce dernier attend qu’une solution soit trouvée avec la mairie. Marc Vuillemot et son adjointe à la sécurité se sont d’ailleurs rendus à l’IPFM hier matin. Une solution provisoire est envisagée avec la pose d’un autre compteur. La municipalité veut en effet « parer au plus pressé » : d’autres caravanes sont attendues aujourd’hui.
source: Marielle Valmalette - var matin






