Prérentrée à cent à l'heure dans la bonne humeur

La famille s'est livrée à un véritable marathon pour que chacun puisse faire sa rentrée. Malgré les difficultés, on ne se pose pas de question. Photo: Dominique Leriche
Stéphanie Jaffré n'est pas du genre à se poser trente-six questions. Quand faut y aller, faut y aller. Seule avec ces trois enfants, sans permis de conduire, en pleine procédure de licenciement, elle vient en plus de déménager du centre-ville vers le quartier Berthe :
« Plus grand et moins cher. » Quentin, 14 ans, Kylian, 9 ans et la petite princesse Maëly, 3 ans, n'ont pas vraiment le choix : il faut suivre. Mais toujours dans la bonne humeur.
Jeudi matin dès 9 heures, la petite famille entreprend la « tournée » des désinscriptions-réinscriptions, changement de secteur oblige. Après avoir récupéré à la maternelle Amable-Mabily les papiers nécessaires pour la nouvelle école de Maëly, direction l'école primaire Jules-Verne, ce coup-là pour que Kylian puisse faire sa rentrée à Renan.
Une BD pour chacun
Seul le grand frère reste dans le même établissement, le collège Paul-Eluard. Et cette année, il compte bien s'y rendre en trottinette, malgré une chute, la veille, qui les a obligés, sa mère et lui, à passer plus de quatre heures aux urgences. « Pour qu'au final on me dise de lui mettre des glaçons et lui donner Doliprane», explique Stéphanie, un brin agacée. Mais ça, c'est déjà de l'histoire ancienne.
Direction le « guichet unique » en centre-ville à présent, pour valider les inscriptions. Aïe ! Il manque des documents. Détour par la librairie Charlemagne pour faire des photocopies. Ça tombe bien, il manquait un classeur pour Quentin. « J'ai fait le gros des fournitures sans eux, vous pensez bien !»
C'est plus sage en effet : pour un classeur acheté et quelques photocopies à Charlemagne, les trois minots sont repartis chacun avec une bande dessinée...
Stéphanie ferait tout pour ses enfants, mais en ce lundi matin, après avoir couru pour emmener Kylian à 8 h 30 et Maëly à 9 heures, sans doute se serait-elle accordé une petite pause...
source: Jérôme Poillo - var matin


