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Nicky
webmaster

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Date du message : jeudi 15 septembre 2011 à 09h13


Ils vivent dans une caravane sur un parking au pied des tours


Mustapha Alimanovic et sa famille, réfugiée politique, vivent depuis un an dans une caravane sur un parking au pied des tours du Fructidor. photo: David Latour
À Berthe, il y a les pauvres en HLM, et les encore plus pauvres à qui il ne reste que le parking des HLM. Derrière les tours du Frutidor, Mustapha Alimanovic a garé sa caravane. Ou plutôt, il ne l'a jamais déplacée :

elle était déjà là quand il l'a achetée. Lui n'avait nulle part où aller. Depuis un an, cet homme originaire de Bosnie, vit avec femme et enfants (12, 14 et 20 ans) sur une place de stationnement.

Ses papiers sont en règle : sa femme et lui ont obtenu l'asile politique et ses enfants ont des titres de séjours. Toute la famille a fui la Bosnie il y a deux ans, « parce qu'il y avait des problèmes là-bas», traduit Muharum, parent par alliance avec Mustapha.

Il a d'abord sillonné le département, au gré des hébergements d'urgence et chambres d'hôtel qu'on lui a accordés, avant de se retrouver sur le parking du Fructidor.

« Système D »

La caravane, agrandie d'une tente, reste minuscule pour cinq personnes. La famille Alimanovic vit dans des conditions extrêmement précaires, sans eau ni électricité. « Je m'éclaire à la bougie, on a une petite gazinière pour faire à manger», explique Mustapha. « Il n'y a pas de point d'eau, alors on lui remplit des jerricanes chez nous et on lui amène», enchaîne Muharum.

Mustapha a fabriqué un semblant de toilettes à l'aide d'un sceau en fer et d'une cuvette. Des cartons et planches en bois ont été assemblés pour faire une porte bringuebalante. La « douche » est aussi un miracle du « système D ».

Les Alimanovic ont passé tout l'hiver dernier là, dans le froid glacial, et tout cet été, dans une caravane surchauffée.

La cohabitation avec le voisinage est difficile, aux dires de Mustapha. « On m'a cassé une fenêtre de la caravane. Mes filles se font embêter. Des gamins de la cité viennent nous provoquer en venant pisser à côté de la caravane. On a même mis le feu juste à côté !», raconte-t-il. Le père de famille se relaie avec sa femme pour monter la garde. Les enfants eux, sont scolarisés à La Seyne. La famille n'a que le RSA (Revenu de solidarité active, ndlr) et les allocations familiales pour vivre.

Une famille reconnue comme prioritaire

« Personne ne les aide, alors qu'ils ont des papiers de la préfecture disant qu'ils doivent avoir un logement», rapporte Tomislav, un ami de la famille.

Mustapha Alimanovic a fait appel au Droit au logement opposable. Son dossier a été reconnu comme prioritaire par la préfecture depuis plusieurs mois (lire encadré), mais on ne lui a encore rien proposé.

À force d'attendre un toit, Mustapha croit que son dossier est systématiquement écarté. « Je veux savoir pourquoi on n'aide pas les Bosniaques. Je n'aurais jamais pensé souffrir autant en France», conclut-il.
source: Marielle Valmalette - var matin

... cordialement ... Nicky ...

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Message

Andree
Marraine du Gobie Bleu

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Date du message : jeudi 15 septembre 2011 à 12h43


Bon, après il est dit que le seul T5 qu'il y avait a été attribué à d'autres gens aussi précaires. Mais déja, un t4 serait suffisant, non?