A La Seyne, ces « prunes » parfois dures à avaler

Contredanses, contraventions, prunes, amendes… Les synonymes ne manquent pas pour qualifier ces petits bouts de papier que l'on retrouve parfois sur le pare-brise de nos, déjà chers, moyens de locomotion.
On trouve même sur Internet un dictionnaire qui propose de remplacer « procès-verbal » par… « racket ». Un peu fort ? Pour chaque cas, un policier de l'État a accepté de nous rappeler la loi…
Au pied de l'agence Var-matin de La Seyne, pour commencer… Sur le trottoir se trouve un marquage au sol invitant les cyclomotoristes à y garer leur véhicule. Quatre ou cinq, pas plus. Nombreux sont ceux qui osent, aux heures d'affluence, stationner en dehors du carré blanc. Ce qui, franchement, n'entrave en rien la circulation des piétons ; le trottoir est si large que plusieurs poussettes pourraient y passer côte à côte.
L'autre jour, un homme peste un peu, car il lui manque quelques centimètres pour faire rentrer son scooter dans la zone dématérialisée.
Un passant lui conseille de le mettre à côté, près du bac à fleurs : « Tout le monde le fait », lui assure-t-il. Mais le besogneux, qui n'a rien d'un maniaque ni d'un ayatollah, lui répond : « Il y a quelques jours, j'ai pris une amende parce que ma roue arrière dépassait de la ligne blanche. 35 e ! » Son interlocuteur n'en croit pas ses oreilles. « C'est pourtant vrai. Sur le papier, c'est même écrit ''roue qui dépasse''. Alors forcément, maintenant, je fais gaffe. » Forcément.
La réponse du policier : « Cela paraît un peu sévère… ça ressemble à une pression de la mairie pour éviter que la pratique ne s'étende au point que les deux-roues envahissent le trottoir… »
Manger ou conduire il faut choisir
Les policiers seynois n'ont pas la palme de l'efficacité. À Toulon, un lecteur rapporte qu'il s'est fait verbaliser parce qu'il conduisait en tongs.
La réponse du policier : « La loi est claire : elle interdit tout ce qui peut faire entrave à la conduite. C'est vrai que les tongs peuvent se coincer sous la pédale, mais le fait de les porter n'est pas répréhensible en soi. Ce serait le cas si nous constatons une gêne à la conduite, par exemple si le conducteur fait un écart et qu'au moment où nous le contrôlons nous nous apercevons qu'il porte des tongs… »
Ailleurs dans l'ouest-Var… Karima n'oubliera jamais la sanction à 22 e qu'elle a reçue pour avoir klaxonné… sur un parking.
La réponse du policier : « Il devait s'agir d'un usage abusif du klaxon, ce qui est interdit en ville… »
Quant à Virginie, elle rapporte que son fils a été pris en train de rouler en skateboard sur un trottoir. Fallait le savoir.
La réponse du policier : « Le skateboard est considéré comme un véhicule sans moteur, au même titre qu'un vélo. Il a le droit de circuler sur la route. Là, il est probable que ce jeune a été verbalisé après plusieurs signalements de riverains ou de passants… »
David, lui, ne mangera plus de pizza au volant… Agaçant, quoique compréhensible.
La réponse du policier : « Encore : tout ce qui entrave à la conduite est verbalisable. Quand on mange une pizza, on ne peut pas avoir les deux mains sur le volant. Vous pouvez même être verbalisé pour une cigarette. »
En revanche, ce qui est arrivé à Valérie est vraiment énervant : « J'ai eu droit à des PV à 135 e avec ordre d'enlèvement du véhicule parce que j'étais garée sur un stationnement pour personnes handicapées. » Or, Valérie est handicapée et son macaron était à sa place. « Et ça m'est arrivé deux fois. »
La réponse du policier : « Je ne mets pas la parole de cette personne en doute. J'espère seulement qu'elle ne confond pas handicap et invalidité. Une carte d'invalidité ne donne pas le droit de stationner sur une place pour handicapés. Ce qui arrive souvent. »
source: J.Poillot - var matin



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Oui, c'est déconcertant et pourtant c'est une réalité.