FC seynois: Hamida veut montrer la voie

Après de nombreuses galères, Karim Hamida a retrouvé la stabilité au FC Seynois. Capitaine exemplaire, il veut faire profiter de son expérience dans le cadre de la formation des jeunes. Photo: Laurent Martinat
Promis à une carrière professionnelle, le capitaine seynois a connu de nombreuses galères avant de revenir à La Seyne. Portrait d’un chic type qui veut servir d’exemple
Au premier coup d'œil, vous ne voyez que lui. Du haut de ses 1,82 m et ses 85 kg, son crâne rasé et sa barbe à rendre jaloux le Père Noël, Karim Hamida a un look qui ne passe pas inaperçu. D'autant que le stoppeur et capitaine du Football club seynois en impose sur le terrain. « Un mur», disent de lui ses adversaires.
Pourtant, derrière la façade, se cache un mec bien. Posé. Réfléchi. Un homme qui a beaucoup appris de son expérience du monde professionnel. « Un monde de requin, où lorsque tu es mal entouré, tu passes à côté de tes rêves. »
Quinze sélections avec la Tunisie
Protégé de Patrick Storaï au Sporting club de Toulon où il formait la charnière des U17 de l'époque avec un certain Sébastien Squillaci, Karim s'est ensuite envolé quatre saisons à Rennes. Aucun match officiel en Ligue 1, mais une sélection en équipe de France moins de 17ans avant d'opter pour l'équipe nationale tunisienne senior où il totalise une quinzaine de sélections à ce jour.
S'en suivent deux saisons en D1 à Tunis, puis un parcours chaotique, fait de blessures et d'essais en tout genre, qui le conduiront à l'Espanyol de Barcelone, Livourne, Coventry et même à Chelsea ! Lassé, il décide alors de rentrer chez lui, à La Seyne. Il a alors 27 ans. « À ce moment-là, le foot, c'était terminé.»
Un rôle de grand frère
Survint alors la rencontre avec Franck Seva, « qui m'a redonné l'envie de pratiquer », et celle de Mekki Boutekka, l'actuel président du Football club seynois qui fusionne avec la JSS. Il souhaite que Karim s'investisse auprès des jeunes. Une idée qui le séduit. « J'ai eu envie de faire profiter de mon expérience à tous ces gamins qui pensent que le football est un monde de poètes. Il y a des choses à ne pas faire. Qu'ils les connaissent afin qu'ils ne fassent pas la même chose que moi. Car ici, il y a beaucoup de talent.»
Le FCS a effectivement sorti dix jeunes - âgés de 15 à 17 ans - qui, lors des deux dernières saisons, se sont engagés dans les centres de formation de Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Nice, Sedan et Cannes. Karim, aujourd'hui âgé de 30 ans, veut donc leur montrer la voie. Celle qui est fléchée vers le haut niveau et la vie dorée.
D'ailleurs, samedi face aux pros bastiais, il tentera aussi de guider ses partenaires du mieux possible. En gardant toujours à l'idée que le football est un sport collectif.«Il y a, dans cette équipe, d'excellents joueurs, dont la plupart ont largement le niveau supérieur. Mais, c'est toujours par le collectif que ressortira leur performance. Et c'est aussi comme ça, qu'on parviendra à faire douter notre adversaire.»
Les places en vente
Les places, dont le prix a été fixé à 10 euros, peuvent être retirées à partir de demain dans cinq points de vente. À Toulon à l'agence immobilière Papazian du Pont du Las (av. du XVe corps). À La Seyne au stade Scaglia (de 10 à 13 h et de 15 à 17 h), au magasin Sport 2000, au centre commercial Leclerc ainsi qu'au salon de coiffure Evanescence (quai Hoche).
source: Sonia Bonnin - var matin


