À l'écoute pour mieux vivre dans les quartiers

Le temps d'une réunion, Adrien Biscos s'est fait le porte-parole des CIL signataires de la charte Qualité de vie, en donnant lecture des doléances des comités d'intérêt local. (photo: RPM)
Point d’étape, mercredi 30nov 2011 en mairie, entre les Comités d’intérêt local signataires de la charte Qualité de vie et la ville, qui a renouvelé son attachement à la démocratie participative
«C'est un bébé qui fait ses premiers pas…» et à qui il faut laisser le temps de grandir et prendre de l'assurance : en ces termes, Andrée Patiès résumait hier, jeudi, le difficile apprentissage de la démocratie participative dont font partie les Comités d'intérêt local signataires de la charte Qualité de vie dans les quartiers.
Pourtant, au sortir de la réunion organisée en mairie mercredi soir, les visages étaient beaucoup plus empreints d'amertume. L'exercice de démocratie participative devait être l'occasion d'aborder le « suivi » de la charte justement, entre les CIL signataires (1) et la ville, dont les représentants étaient emmenés par le maire Marc Vuillemot. L'occasion de « vérifier la validité des objectifs que nous nous sommes fixés », précisait même le premier magistrat. Mais au terme de trois heures de discussion, dans la salle du conseil municipal, le sentiment général du côté des présidents de comité d'intérêt local relevait davantage du «beaucoup de paroles pour pas grand-chose » que du contentement.
« Des choses à améliorer »
Des satisfactions ? Les présidents de CIL en relèvent sans conteste : le service Gestion de proximité seynoise (GPS) notamment obtient le « satisfecit » de tous, « mais que devient le suivi après ?» faisait remarquer Adrien Biscos (du CILSOS), porte-parole des CIL lors de la réunion. « C'est vrai que nous avons encore des choses à améliorer », répondait Bernard Trouchet, conseiller municipal.
Sur le temps de réponses à apporter aux questions et problématiques soulevées comme le remarquait Roger Thirion, chef de service de la GPS. « Plus de cinquante dossiers ont été ouverts - et suivis - à la demande des CIL», ajoutait même Roger Thirion.
En terme de «doléances générales» abordées selon les grands chapitres (2) de la charte Qualité de vie, les CIL ont tour à tour soulevé la question de la police des chantiers, la circulation des handicapés sur les trottoirs, le plan de circulation tout court… Les incivilités également (déchets sur les trottoirs, stationnements anarchiques, etc.), ou encore le sentiment d'insécurité, latent d'un quartier à l'autre.
Des rencontres une fois par trimestre
Autant de sujets sur lesquels il est apparu difficile de répondre par des éléments concrets. « En même temps, ce n'était pas forcément le but de la réunion », confiait-on hier, en mairie.
Le propos a parfois été « agressif » de part et d'autre : mais il aura permis de « formaliser » davantage le rôle des CIL dans le dispositif de démocratie participative. D'affiner les différences de ces structures associatives par rapport aux conseils de quartier par exemple…
Aussi, même si côté CIL peut subsister un sentiment d'inachevé, la ville a renouvelé son attachement à la démocratie participative, à « accompagner les CIL auprès des interlocuteurs avec lesquels nous n'avons pas forcément l'habitude de travailler ». Une rencontre « formelle » une fois par trimestre a également été actée.
Sur ce point, c'est une réussite. Après tout, « la ville de La Seyne reste pour l'instant la seule commune à avoir accepté de signer une telle charte ». Et ce ne peut être qu'un bon début.
1. La charte a été signée en janvier 2010.
2. Aménagement et développement durable, prise en compte du handicap, qualité de vie, participation des CIL. Font également l'objet d'un chapitre dans la charte la consultation des documents.
source: Karine Michel - var matin


