Institut Pacha : la justice donne raison aux héritiers

Michel Pacha avait légué l'institut de Tamaris à l'Université de Lyon en 1890, à condition que des activités de recherche en lien avec la physiologie marine y soit menées. (photo: Dominique Leriche)
La justice a tranché et le fameux bâtiment de la corniche de Tamaris revient dans le giron des descendants de Michel Pacha. L’université de Lyon fera-t-elle appel ?
Le procès opposant les dix-huit héritiers de Michel Pacha à l'université de Lyon s'est tenu en juillet dernier. Le tribunal de grande instance a rendu son jugement il y a quelques jours seulement, le 17 novembre. La décision est historique : l'institut Michel-Pacha, ce bâtiment emblématique de la corniche de Tamaris, revient dans le giron des héritiers du Pacha, plus d'un siècle après.
En 1890, leur aïeul avait légué l'institut à ladite université, à la seule condition qu'y soient menées des activités scientifiques en lien avec l'étude de la physiologie marine et la luminescence. Des conditions parfaitement remplies jusqu'en mai 2008, date à laquelle les étudiants ont quitté les lieux.
Un projet sur les récifs coralliens
Depuis, l'université a cessé toute activité (1), les laboratoires, les salles de classe et la grande bibliothèque ont été abandonnées. D'où la volonté des descendants de récupérer le bâtiment face aux engagements non respectés.
L'avocat de l'université, dans sa plaidoirie pour conserver l'institut, avançait qu'un nouveau projet scientifique était en réflexion avec le CNRS sur les récifs coralliens. En tout cas, le tribunal de grande instance de Toulon n'a pas retenu cet argument puisque, le 17 novembre dernier, il a répondu « favorablement à la demande(des héritiers, Ndlr)de révocation de l'acte de donation effectué par Michel Pacha, pour cause d'inexécution des conditions sous lesquelles elle avait été faite».
Selon l'avocat des héritiers de Michel Pacha, Me Andréani, « ceux-ci se réjouissent de cette décision et du dénouement heureux de cette affaire, même si un appel pourrait retarder encore la mise en œuvre de la décision rendue.» À ce sujet, l'université de Lyon n'a pas donné ses intentions (2).
1. Seul le projet Antarès mené par le CNRS occupe encore un étage du bâtiment.
2. Malgré nos demandes d'interviewes répétées, l'université n'a pas donné suite
source: Jérôme Poillot et Marielle Valmalette - var matin




