Agressions en série d'agents seynois de la psychiatrie

Photo doc. R. U
Depuis plus de dix-huit mois, un profond malaise couve au sein des services de psychiatrie du Centre hospitalier Toulon-La Seyne.
A la suite d’une série d’agressions, au début janvier, sur des agents, notamment lors de visites à domicile, et d’intrusions d’individus agressifs dans les services psychiatriques seynois, et devant le manque criant de personnels - l’équivalent, selon FO, d’une trentaine sur l’ouest Var - le syndicat majoritaire Force Ouvrière, durcit le ton.
La réunion d’information, hier matin, à l’hôpital George-Sand, sur le projet de la restructuration des secteurs seynois de la psychiatrie, s’est terminée par un clash. Si l’intérêt de la réorganisation interne n’est pas remise en cause, « sa mise en œuvre à minima et à moyens constants » est dénoncée. FO qui, depuis deux ans, attend toujours d'obtenir la sécurisation des personnels en souffrance, saisit le préfet du Var et appliquera à la lettre le droit de retrait des agents de la psychiatrie à Sainte-Musse, à la Seyne et lors de visites à domicile à la moindre nouvelle agression. »
Outre les moyens humains, FO demande des moyens matériels, et des équipements dans les services. Interrogé, Michel Perrot, directeur du CHITS qui entend améliorer les conditions sécuritaires dans les services seynois va demander des effectifs supplémentaires auprès de l'agence régionale de santé, pour accompagner la réorganisation des services. Il entend se rapprocher également des services de police de la Seyne afin " de travailler sur les conditions de sécurité".
source: C. P. - var matin



