Brégaillon va tester le recyclage des sédiments

Les sédiments seront acheminés sur des barges via la mer, ou par camions en passant par la RD 559.
Le site de Brégaillon va-t-il enfin accueillir le projet pilote sur la valorisation des sédiments ?
Lancé en 2009 par un consortium de partenaires (1) et labellisé par le Pôle Mer Paca, « Sédimed » était jusqu'ici à l'étude. Depuis trois ans, aucune information n'a filtré sur ce programme expérimental unique en France, porté par Envisan. Cette filiale de Jan de Nul Group, leader mondial du dragage, d'origine belge, a été choisie pour tester des méthodes de recyclage des sédiments. Aujourd'hui, le projet est prêt à entrer dans sa phase pratique.
Une friche de 3,5 ha
Envisan, qui a déjà investi 500 000 euros dans le projet (2) et embauché cinq personnes, a déposé un permis de construire auprès de la mairie de La Seyne, en décembre dernier. La société veut s'implanter sur une friche portuaire de 3,5 hectares dans la zone industrielle de Brégaillon. Un terrain gagné sur la mer, mis à disposition par Ports Toulon Provence et la chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV). Il fait face au site stratégique de la Pyrotechnie et offre une vue sur le port militaire de Toulon.
Envisan a déposé une demande d'autorisation auprès de la Dreal pour exploiter le site pendant vingt ans. Quant au permis de construire, la mairie de La Seyne dispose désormais d'un an pour l'instruire. S'il est accepté, les travaux démarreront au premier semestre 2013. Le site pourra d'abord accueillir jusqu'à 35 000 m3 de sédiments par an. Mais avec des investissements supplémentaires, il pourrait atteindre 100 000 m3 par an. Car l'objectif est d'ouvrir le marché de la valorisation des sédiments. Un marché qui pourrait s'avérer économiquement très rentable : ne serait-ce que dans le Grand projet de rade, les besoins en dragage s'élèvent à 500 000 m3.
1. Les sociétés Colas, ERG Environnement, Egis Eau ; les laboratoires CETE Méditerranée, Armines, Ineris, et les institutionnels : CCIIV, TPM, Ports Toulon Provence, et la Marine nationale.
2. Envisan a déposé une demande de subvention auprès du Fonds unique interministériel. Le projet est aussi financé par l'Ademe, TPM, l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, le conseil régional Paca et Marseille Provence Métropole.
source: var matin



