Ouverture du Festival de Jazz du Fort Napoléon, entre musique et jeu
Jean-Jacques Taurines, Robert Bonaccorsi, Michel Samson et Gilles Suzanne
La 27ème édition du Festival de Jazz du Fort Napoléon, qui se déroulera du 24 au 28 juillet 2012, s’est ouvert ce mardi par une soirée inaugurale, placée sous le signe de la musique et de l’art photographique et pictural.
Lors du vernissage de l’exposition, les spectateurs ont ainsi pu admirer les peintures de Michel Tyszblat, les peintures, dessins et collages d’André Jaume, les photographies sur bâches de Pascal Scatena et Jazz on LP, issu de la collection J.P. Ricard et consacré aux trios. La soirée s’est poursuivie par la présentation du livre A fond de cale 1917-2011, un siècle de jazz à Marseille, en présence des auteurs Michel Samson et Gilles Suzanne. Cet ouvrage, basé sur des témoignages oraux et des archives, met en lumière le rôle de Marseille dans la diffusion du jazz à travers le monde. Cette soirée inaugurale s’est terminée par un concert de jazz de Michel Tyszblat au piano et André Jaume au saxophone.
Le Festival de Jazz du Fort Napoléon s’est imposé comme un rendez-vous thématique incontournable de la ville de la Seyne sur Mer. Synonyme de jeu, d’échanges et de mélanges de genres, cette nouvelle édition du Festival s’annonce riche en émotions musicales, artistiques et visuelles.
Rencontre avec Pascal Scatena, qui expose ses photographies sur bâches, liées aux différentes éditions du Festival de Jazz du Fort Napoléon.

Le photographe Pascal Scatena
C. : Qu’est-ce qui vous a amené à exposer vos œuvres lors de ce festival de jazz ?
P.S. : Ce projet découle d’une demande insistante depuis des années du directeur du festival de jazz, Monsieur Robert Bonaccorsi. En tant que photographe, je n’ai jamais beaucoup exposé. En 30 ans de carrière, je n’ai exposé qu’à deux reprises seulement.
C. : Vous êtes photographe d’actualités. Quelles sont les différences principales entre votre activité de photographe et votre démarche de ce soir ?
P.S. : Ce soir, c’est moi qui choisit et qui définit l’orientation que je souhaite donner à mes photographies, contrairement à mes photographies habituelles. Un peu comme un journaliste qui choisirait d’écrire un livre.
C. : Comment les spectateurs ont-ils réagi à votre exposition ?
P.S. : Beaucoup d’échos positifs et d’enthousiasme.
C. : Comment définiriez-vous votre démarche de ce soir ?
P.S. : Ce que j’ai voulu faire, c’est travailler la photo de jazz, mais différemment. Habituellement, on nous présente des photos de jazz classiques, en noir et blanc, et sous verre. Cela m’a toujours frustré. J’ai donc voulu innover et changer la manière d’exposer le jazz. J’ai donc apporté une touche de couleur sur un support qui, de premier abord, n’est pas très artistique, puisque ce sont des photographies sur bâches. Ces photos représentent une autre façon d’exposer le jazz, un jazz vivant et vibrant.
Une exposition réussie, donc. De l’avis d’un illustre spectateur, le peintre Michel Dufresne, dans les photographies de Pascal Scatena, « il n’y a plus d’unité de temps, ni d’espace. Les photos défilent et il s’en dégage une certaine intemporalité ».
vous trouvez le progamme du festival dans le poste ci-dessus