TPM organise la gestion durable du milieu naturel

Gilles Vincent, avec Baptiste Algoet (du service environnement de TPM), au cœur du massif du Cap Sicié : « Aujourd'hui, la population comprend bien qu'il faut protéger des sites dont la qualité écologique est remarquable » ( photo: Dominique Leriche)
Deux démarches sont lancées pour préserver les écosystèmes du massif forestier du Cap Sicié – partagé par La Seyne et Six-Fours – et de la zone maritime s’étendant jusqu’à 6000 milles au large
Le Cap-Sicié et son extension maritime sont désormais inscrits au réseau européen Natura 2000, qui regroupe des sites naturels identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages. Deux démarches parallèles sont lancées ici, pour la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore. Deux dossiers, dont la mise en œuvre s'accélère sous l'impulsion de la communauté d'agglomération Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Explications avec Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et président de la commission environnement de TPM.
Comment fonctionne la démarche Natura 2000 ?
C'est une démarche qui va dans le sens du développement durable, avec ses aspects environnementaux, économiques et sociaux. Dans un premier temps, on réalise un inventaire des activités dans le milieu naturel. Puis on lance une phase de concertation pour préparer un « document d'objectifs », qui débouche sur la rédaction d'un plan de gestion, avec des règles de bon usage du site. L'objectif étant de maintenir les activités présentes sur place, tout en protégeant la richesse écologique.
Qui supervise la démarche ?
Natura 2000 est encadré et financé par l'État et par l'Europe. Localement, TPM - qui gère depuis 2007 le massif forestier du Cap Sicié (les communes de La Seyne et Six-Fours lui ayant délégué cette compétence) - s'est proposée d'être la structure porteuse pour animer le dossier. Et ce, par le biais du service environnement, dont j'ai la responsabilité. Pour la partie terrestre, la présidence du comité de pilotage est assurée par le maire de Six-Fours. Pour la partie maritime, le dossier dit « Natura 2000 en mer », c'est moi qui en ai la responsabilité. Si le premier dossier est déjà très avancé, le second vient juste d'être lancé.
Que va changer le plan de gestion du massif du Cap Sicié ?
Parmi les activités humaines présentes sur le site, il y a la chasse, le pastoralisme, l'agriculture, mais surtout les sports de plein air (rando, vélo, équitation, parapente…). L'idée est donc de limiter l'impact de ces activités sur le milieu, par une sensibilisation, un balisage, voire des restrictions sur certains espaces. Tout cela doit être mis en place, dans la concertation, au cours des trois ans à venir.
Quid de la partie maritime ?
« Natura 2000 en mer » est un site de 12 000 hectares qui s'étend à 6 000 milles au large. Il intègre des problématiques côtières et hauturières. Une étude de l'État - réalisée avec l'Agence des aires marines protégées - est en cours, notamment sur l'exploration des canyons. In fine, l'objectif est la conservation des écosystèmes et des espèces, tels que la posidonie et la tortue caouanne, tout en conciliant les aspects économiques et sociaux (pêche, plaisance, tourisme…).
Finalement, quel est l'enjeu pour TPM ?
TPM supervise désormais trois dossiers Natura 2000 sur son littoral ouest (la lagune du Brusc, le Cap Sicié, la partie maritime Embiez-Cap Sicié). S'ajoute à cela la réalisation de deux contrats de baie (celui de la rade de Toulon et celui des îles d'Or - côté Hyères). Avec ces outils, TPM façonne un périmètre sur lequel on va, demain, avoir un plan de gestion couvrant l'ensemble de la façade côtière. Ce faisant, TPM renforce son implication dans la gestion durable du milieu marin.
source: Michaël Guillon - var matin


