Accusé de travail dissimulé le CSMS plongée de La Seyne blanchi

Les clubs de plongée privés reprochent au CSMS d'organiser de sorties à l'attention des gens venus de l'extérieur, en leur faisant signer une adhésion « pour la forme » (photo: Eric Estrade)
« Hier, avec Frédéric Graziani, responsable de la section plongée, nous étions au tribunal. A la barre des accusés ». D'une voix blanche, Philippe Martinenq, président du Club sportif municipal seynois (CSMS), relate aux membres de son association réunis en assemblée générale (1), sa comparution de la veille. « On n'en menait pas large, je vous assure... Même si, au final, tout s'est bien terminé »
En effet, les deux hommes ont été relaxés. Mais cet épisode ne constitue sans doute pas l'épilogue de la guerre que se livrent clubs de plongée privés et structures associatives...
« Avantages en nature »
L'affaire jugée la semaine dernière à Toulon, a débuté en août 2011. « Le climat était déjà tendu avec un certain nombre de structures privées, se souvient Frédéric Graziani. Un jour, alors qu'ils effectuent une sortie en mer, des membres du club subissent un contrôle par la gendarmerie maritime. « Ça a été un peu houleux », de l'aveu même des responsables du CSMS.
Dans le collimateur des autorités, le statut de deux bénévoles qui assuraient ce jour-là les formations. Une enquête préliminaire est alors ouverte, les responsables sont entendus, puis finalement convoqués devant le tribunal correctionnel.
Motif des poursuites ? « Travail dissimulé ». Les deux bénévoles qui effectuaient les formations bénéficiaient de réduction sur leur cotisation et sur les activités, ce qui aurait pu être analysé comme un « avantage en nature »et donc faire des moniteurs des travailleurs non déclarés.
« C'est ridicule. Je ne vais quand même pas faire payer leurs plongées à des formateurs bénévoles », fulmine Frédéric Graziani. Une ligne de défense, appuyée à la barre par Maître Virginie Pin, qui assurait la défense des deux responsables seynois.
Si le parquet a requis 1000 euros d'amende avec sursis et une inscription au casier judiciaire, à l'encontre des deux responsables de l'association, ils ont finalement bien été relaxés.
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