La Seyne: « Le vélo ça rapproche » de sa destination ...

Lutter contre la suprématie des bagnoles et le manque d’aménagements cyclables, réclamer une place légitime sur la voie publique …
Les associations et collectifs continuent à longueur d’année, au travers de nombreuses Masses critiques et Vélorutions, de promouvoir auprès des élus et des particuliers un mode de déplacement doux, économique et respectueux de l’environnement, en se rendant - par le groupe - régulièrement visibles sur la chaussée. Le week-end prochain, c’est le moment d’enfourcher à nouveau sa bicyclette et de rejoindre l’un des points de rendez-vous varois de la Fête du vélo. Avec au programme de cette manifestation festive des animations, expositions, balades et dégustations. Et même (à Hyères) un programme de sensibilisation à la sécurité routière.
La seule condition pour participer à l’événement ouvert à tous : se ramener au guidon de sa bécane à pédales et, si possible, tout de vert vêtu, pour respecter le « dress-code » officiel à l’affiche ce jour-là. Pas plus.
« Dommage que les collectivités ne se soient pas engagées pour financer ces animations. Cela aurait permis de donner un signe fort », regrette tout de même Cédric Lambert, du Collectif pour l’essor du vélo dans l’agglomération toulonnaise.
Vecteur social
D’autant que les thèmes mis en avant pour la manifestation, comme le renforcement du lien social, l’écologie et la santé ont de quoi être repris et soutenus par les politiques : « Le vélo ça rapproche ! », prend pour titre l’opération.
« Rapprocher » tout d’abord les personnes les unes des autres en agissant en tant que « vecteur social », « de remède anti-isolement ». Mais aussi de les « rapprocher » de la nature. Et, ce qui n’est pas rien non plus, de leur destination, en diminuant les temps de trajets en ville. Ou encore de leur corps et pourquoi pas, pour finir, de leur banquier, en agissant directement sur leur porte-monnaie.
Utile, populaire et moderne... le vélo mérite décidément bien d’être fêté ... « Notre ville a besoin de respirer. Plus de vélos, c’est forcément moins de voitures », rappellent les adeptes du cyclisme urbain. Une évidence que nos politiques ont encore besoin de méditer.
source: thierry turpin - la marseillaise


