Quoiqu'il en soit sur le rapport des IG, on peut lire et s'interroger sur un certains nombres de faits pointés par l'IG et qui semblent peu contestables concernant le Foyer Wallon Berthe :
p. 6 : "Pourtant, les liens avec le Foyer comportaient une ambiguïté sur les finalités du partenariat et l'organisation du temps scolaire (de nombreuses heures de permanence que les élèves effectuaient au Foyer étaient inscrites à leur emploi du temps comme relevant du temps scolaire)."
p. 13 : "En effet, lors de la rentrée 2011 encore, les emplois du temps des élèves étaient faits en fonction des activités proposées par le Foyer Wallon Berthe, au premier rang desquelles l'accompagnement éducatif et l'aide aux devoirs".
p. 15 : "Les enseignants engagés dans le Foyer ont vivement soutenu l'association dans sa protestation contre l'application du texte ministériel. L'association a même fait poser une question au Sénat dans l'espoir d'obtenir un assouplissement. Il n'en a rien été". C'est donc le budget de l'EPLE qui supporte désormais ces frais de transport, ce qui ne pénalise en rien ni les élèves, ni les enseignants. Difficile de comprendre dans ces conditions l'écharnement du Foyer à dénoncer l'attitude du principal."
p. 16 : "En 2010-2011, la somme de 2 562 euros a été attribuée au collège. Le 5 avril 2011, le Foyer Wallon Berthe a émis une facture n°01/11 d'un montant de 2 562 euros pour "services à but éducatif." Cette facture contrairement aux termes de la convention, n'était accompagnée d'aucun justificatif."
p. 16 : "Pour l'année scolaire 2011-2012, afin de régler la facture du Foyer Wallon Berthe, le principal a demandé l'application de la convention. L'association a donc dû produire des attestations de service fait. Ces attestations ont permis de constater que très peu d'élèves fréquentaient cette aide aux devoirs : de un à cinq au maximum selon les semaines". p. 22 : "Aucun bilan de cette action n'a jamais été présenté."
p. 17 : "Il se crée non pas le nécessaire partenariat mais une confusion dans les rôles, source de conflits."
p. 18 : "Contrairement à un foyer socio-éducatif classique, malgré ce qui est prévu dans ses statuts, l'association s'est substituée peu à peu au collège dans l'exercice de mission relevant du temps scolaire. Elle accueille en permanence les élèves, y compris entre deux cours. Elle met en place l'accompagnement éducatif. Elle est responsable de l'Ecole ouverte. Elle emploie des enseignants rémunérés sur des HSE du collège ou par des vacations qu'elle leur verse pour s'acquitter, sur le temps scolaire, des tâches pouvant être incluses dans leur service. Le conseil d'administration comprend non seulement des enseignants du collège (qu'elle emploie comme vacataire) mais aussi l'ancien principal.(...), l'association ne présence aucun bilan moral et financier au conseil d'administration de l'EPLE."
p. 18 : Ainsi, la commission permanente du conseil général du Var lui a attribué 15 000 euros en 2010 pour "actions en direction des élèves et des familles principalement du collège Henri Wallon. Cette subvention est restée au sein de l'association et les inspecteurs généraux n'ont pas réussi à comprendre quelles étaient les actions menées avec ces crédits dans le collège."
p. 18 : "En effet jusqu'en 2012, les conditions de l'intervention de cette association au sein du collège, les règles de partenariat, ne sont pas clairement définies. La demande d'obtention d'un agrément de l'éducation nationale, la demande d'un fonctionnement dans le cadre réglementaire en vigueur, la demande de retour à un conventionnement systématique des actions vont fournir le terreau des affrontements avec le principal."
p. 21 : La levée de l'opacité dans l'utilisation de subventions semble poser problème.
p. 22 : "L'association emploie chaque année des vacataires en sus de son personnel permanent. En 2011, six enseignants ont été rémunérés à ce titre. Aucun ne possédait d'autorisation de cumul.... Les inspecteurs ont pu constater que trois de ces enseignants, rémunérés par l'association (....), étaient membres de son conseil d'administration, l'une y occupant même des responsabilités dans le bureau. Ces mêmes enseignants sont aussi membres du conseil d'administration du collège. Les inspecteurs généraux s'interrogent, dans de réelles conditions, sur le degré d'objectivité de leurs protestations à l'encontre de la remise en ordre administrative effectuée."
L'ensemble du rapport est toujours accessible sur le site de l'Express. On peut légitimement se poser des questions, à la lecture du rapport concernant le rôle et l'efficacité de l'association que vous présidez. Vous semblez dans votre "aveuglement" niez les nombreux dysfonctionnements qui y sont pointés ! Dès lors on peut se poser la question de la gouvernance de cette association...