L'ex-principal du collège Wallon n'enterre pas la hache de guerre ...

Le collège Wallon, classé en zone d'éducation prioritaire, a été au cœur d'un conflit opposant l'ancien principal Gérard Leca et une partie des enseignants (photo: Dominique Leriche)
Les tensions qui avaient éclaté l’an dernier au collège Wallon resurgissent. L’ancien principal et une ex-enseignante membre de l’intersyndicale règlent leurs comptes devant la justice
La crise entre l'ancien principal Gérard Leca du collège Wallon et une partie des enseignants s'était soldée à la rentrée dernière par la suspension du chef d'établissement dont une intersyndicale réclamait la tête depuis plusieurs mois ...
Mais les plaies ne sont pas toutes refermées. Une enseignante comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Toulon pour « dénonciation calomnieuse » et « diffamation » au préjudice de Gérard Leca à l'origine de cette citation directe - sur laquelle le parquet ne s'est pas prononcé.
L'ancien principal reproche à Christine Faller-Cremonese - qui a elle aussi quitté l'établissement de La Seyne - des courriers dans lesquels le principal est accusé de régner en « tyran », selon l'expression rapportée hier au tribunal. L'intersyndicale - dont faisait partie la prévenue - qui s'était constituée au collège n'avait pas hésité à crier au « harcèlement ».
Un principal qui dérangeait
Gérard Leca avait déposé plainte et a décidé de poursuivre en justice plus particulièrement la professeur d'histoire d'histoire-géo qui s'était fendue d'une lettre au recteur et d'un billet sur son blog.
Le cadre de l'Éducation nationale estime que son honneur a été bafoué. Il demande un euro de dommages et intérêts. « Il a exercé en zone d'éducation prioritaire plus de 15 ans, a lancé son avocat dont le dossier est bourré d'attestations d'anciens collègues, à Hyères, à Toulon et même à La Seyne. Son parcours démontre que ce n'est pas quelqu'un qui est habitué à faire usage de son autorité. » Et de brandir un rapport d'enquête administrative louant « les qualités de M. Leca » et dénonçant des irrégularités autour du fonctionnement du foyer Wallon-Berthe au sein du collège. C'est d'ailleurs parce que Gérard Leca aurait voulu remettre à plat le système établi avant son arrivée qu'il aurait déclenché les inimitiés qui lui ont valu sa suspension. « Il a été sacrifié, il fallait que les cours reprennent ! »
Une enseignante chevronnée
Dans le camp adverse, on souligne que les inspecteurs de l'administration avaient noté « le manque de diplomatie » du principal qui décidait « sans concertation ». « Avec des idées arrêtées, on ne peut pas travailler avec les autres. » Aux états de service sans fausse note de Gérard Leca, le défenseur de Christine Faller-Cremonese a rappelé que sa cliente est « une enseignante chevronnée » qui, en quinze ans de pratique au collège Wallon, n'a jamais fait l'objet de mesure disciplinaire. Concernant les mots employés, l'avocat, plaidant la relaxe, a également demandé au tribunal de tenir compte du contexte social. L'affaire a été mise en délibéré au 17 mars à 13 h 30.
source: E.M. - var matin




