Var : former plus et mieux avec moins de moyens

« Il était de notre devoir de redresser la barre », indique Yann Morante, secrétaire général de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) du Var. Aussi, explique-t-il : « Nous avons dû travailler autrement pour revenir à l’équilibre. »
La CMA du Var affichait, il a deux ans encore, un déficit de 600 000 euros (pour un budget de 20 millions d’euros). Sa trésorerie est désormais maîtrisée mais cela ne signifie pas que le processus de transformation de l’organisme de formation des apprentis (entre autres) ne doive pas poursuivre sa mutation.
La chambre tenait, ce début de semaine à l’IPFM de La Seyne, son assemblée générale ordinaire, la première de 2013 parmi les deux réunions plénières programmées chaque année. Une occasion de faire un point d’étape sur les orientations de cette mandature 2012-2015. Celle du changement.
Si le secrétaire général et directeur des services précise qu’il a abordé les choses à la manière d’un chef d’entreprise - « il fallait mutualiser les moyens et rechercher des partenaires », dit-il -, le président Jacques Montano tient à souligner que dans cette nouvelle approche « le curseur restait la pérennisation des emplois ». Pour autant, maîtriser les dépenses n’étant pas suffisant, il a fallu « gérer différemment la masse salariale », explique Yann Morante. Ce qui selon lui a pu se faire sans trop de heurts, notamment au moyen de départs en retraite non remplacés et d’emplois des personnels statutaires optimisés pour réduire le nombre de vacations. Il annonce « une trentaine de temps pleins en moins » sur près de 400 collaborateurs.
Il s’agit donc à présent de « faire plus avec moins », « les axes fixés » tenant essentiellement à la « modernisation des équipements » et au « développement d’actions nouvelles à destination des entreprises ».
« Cela fera 40 ans l’année prochaine, que dans le Var on a décidé de faire de la formation de proximité », l’enjeu étant d’offrir un dispositif de formation qui corresponde aux caractéristiques économiques du territoire, a rappelé Jacques Montano.
Fermeture à Giens : « Nous avons choisi d’en faire un point positif »
Mais le contexte a évolué, et la CMA entend « améliorer [ses] services envers [ses] ressortissants, c’est-à-dire entrer dans une démarche clients vis-à-vis des entreprises qui composent les métiers auxquels [ses] instituts doivent former », poursuit Yann Morante.
Le président fait part, d’un côté des « difficultés à attirer les jeunes », et de l’autre, il constate : « Les chefs d’entreprises ne viennent pas à nous naturellement. Nous devons donc leur offrir le meilleur service, proposer la démarche qui va les aider à se développer. »
En plus de l’étude d’un « service en ligne », le transfert d’antennes administratives est programmé début septembre. Les antennes de la Dracénie et du Var Est fusionneront pour s’installer dans l’Hôtel des entreprises de l’Espace Chabran à Draguignan, ce « afin de servir encore mieux les entreprises du répertoire des métiers et offrir de nouveaux services à nos territoires ».
Par ailleurs, et c’est le changement le plus important annoncé pour la rentrée prochaine : le site de Giens aura fermé (le bail arrivant à son terme). Toutefois, se félicite Yann Morante, « nous avons choisi d’en faire un point positif ». Ainsi la CMA ne se contentera pas de transférer les formations qui y étaient dispensées au Beausset et à La Seyne, mais après la filière aéronautique cette année, elle ouvrira à l’IPFM des nouvelles sections.
En conclusion, comme l'analyse le directeur, il s’impose donc, dans le même temps, de « proposer des formations de qualité avec des formateurs et des entreprises compétentes, ainsi que du matériel de formation de haut niveau ».
source: Laurence Artaud - la marseillaise


