Qu'elle est belle ma ville au quarante collines
Ces mots de Caminade, j'aime les répéter
Belle comme un printemps dans sa senteur marine
Qui attend patiemment, la chaleur d'un été.
Du chemin Paradis à celui de l'Oïde,
De la Colle d'Artaud à la tour Balaguier
On semble deviner l'éveil des chrysalides
Préparant un envol pour la forêt du Mai.
La colline aux moulins aujourd'hui n'est plus fière
Lassée d'attendre en vain un généreux pardon
Du fort Napoléon pour lui avoir naguère
Fait un siège sanglant et tiré au canon.
Allons vers Tamaris pour contempler la mer
Respirer un instant des odeurs d'Orient
Pensons à George Sand et aux frères Lumière
Puis à Michel Pacha, que l'endroit est charmant.
Venant du Bois Sacré, les flots de vacanciers
Pressés de retrouver la plage des Sablettes
Pourront voir, c'est nouveau, le parc paysager
C'est ma Seyne tout ça, oublions un peu Berthe.
Coste-Chaude au lointain s'inonde et c'est normal
D'un soleil éclatant, il fait déjà très chaud
Loin de nous les soucis, les chantiers, l'arsenal
Passons au cabanon y saluer Tisot.
Au jardin on verra mille joueurs de boules
La pétanque en ce lieu est un sport national
La pêche le matin, une sieste et ça roule
C'est ma Seyne tout ça, c'est ma ville natale.
GAMBISTORTI
"Ville au quarante colline". Le poète Pierre Caminade avait employé ce terme.



