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Nicky
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Date du message : mardi 27 août 2013 à 10h20


SNSM : « Un engagement pur et sincère » ...


Trois générations (de 25 à 65 ans) composent l’équipage de la station La Seyne/Saint-Mandrier (photo: N.T.) - Agrandir - cliquez ici
Esprit d’équipe et disponibilité, tels sont les premières qualités que Jean-Louis Kleparski recherche chez un sauveteur en mer. Président et patron de la vedette SNS 155, station La Seyne-Saint-Mandrier (Var), il coordonne une équipe de vingt-trois personnes

Vingt-trois bénévoles à part entière qui ne répondent à aucune motivation financière. Pas de rémunération à la clé seules l’envie et la satisfaction de porter secours animent ceux que l’on appelle les « Saint-Bernard de la mer ».

« C’est un engagement pur et sincère qu’on retrouve dans l’équipe, assure Jean-Louis Kleparski. On ne vient pas là pour faire les beaux. D’ailleurs on nous reproche de ne pas assez nous médiatiser… »

Bien sûr pour rejoindre son équipe des connaissances maritimes sont nécessaires même si une formation est assurée en interne. Mais, pour le patron de la station il faut en premier lieu « une bonne mentalité ». Et cela se mesure au feeling lors d’un entretien. « J’énumère les points négatifs et observe les réactions et très rapidement on voit ceux qui veulent faire des choses bien et ceux veulent seulement rouler des mécaniques. »

« Il y a forcément des sacrifices »

C’est ainsi qu’Eric Kot a été recruté il y a 7 ans. Lorrain au pied marin, il est issue de la Marine nationale, devenu instructeur au CIN il a trouvé le temps de venir prêter main forte à la station. « J’avais besoin de garder le contact avec la mer. La station c’est une grande famille pas une entreprise. » Reste que pour adopter cette grande famille, il faut le soutien des siens pour pouvoir répondre présent à toute heure du jour et de la nuit. Son épouse à lui l’accepte avec humour comparant la vedette de la SNSM à sa maîtresse… « Il y a forcément des sacrifices, par rapport à nos week-ends à nos sorties. » Mais pour Eric Kot, il était important de rejoindre la station, motivé par l’envie de « sauver des vies, ce n’est quand même pas anodin ».

Il est aujourd’hui patron suppléant, c’est-à-dire habilité à conduire les opérations et la vedette quand le chef de la station est absent. Un autre équipier a également cette fonction de suppléant. Ceux-là doivent avoir, en plus d’une bonne connaissance de la navigation, l’expérience des interventions car, sur zone, en situation de sauvetage, par temps souvent "rugueux", il faut très vite savoir analyser la situation, manoeuvrer correctement et donner les bonnes instructions à l’équipage. « Il n’y a pas minot aux commandes, ni de tout-fou », souligne Jean-Louis Kleparski.

L’équipage est presque essentiellement masculin mais pas seulement

Elles sont rares dans la SNSM mais bien présentes. La station La Seyne Saint-Mandrier en compte une dont tout l’équipage est fier et son mari en premier lieu. Régine Kleparski est certes la trésorière mais n’entendait pas se contenter de ne faire que la comptabilité. Elle voulait être active « faire quelque chose d’utile, de bien ». Il y a 30 ans elle a intégré l’équipage.« Elle a fait un nombre impressionnant d’interventions », précise discrètement son époux. Il sait qu’elle n’aime pas que l’on parle d’elle, mais quand même! Elle est d’ailleurs un pilier pour la structure. « La présence d’une femme change beaucoup de chose quand il y a un coup dur », confie-t-il.

Ce n’est pourtant pas simple pour une femme, « c’est franchement compliqué pour une mère de famille », reconnaît-elle. Elle, a pourtant su concilier les deux, transmettant même à leur fils le virus de la SNSM. « Quand il était petit il pleurait sur le quai pour venir avec nous », se souvient Jean-Louis Kleparski. A 18 ans il rejoignait le groupe.

Véritable sacerdoce, le sauvetage en mer compte encore heureusement des hommes des femmes solidaires qui n’hésitent pas, comme ces 23 membres de la station de La Seyne/Saint-Mandrier, a donner de leur temps, parfois au péril de leur vie, pour veiller sur autrui.
source: Nirina Thoreau - la marseillaise