Salut, Alain. Voilà, tu nous laisses, brusquement. Toi qui aimais tant parler et que l'on te remarque, tu es parti sans un mot. Ta vie, c'était en grande partie les Maristes où tu as passé tant d'années, d'abord comme élève puis comme adjoint de Jean-Georges Morizot, et enfin comme responsable du niveau 6e - 5e. Ta vie, c'était aussi le théâtre et la comédie musicale, pour les enfants, pour nos élèves. Ta vie, c'était être avec les autres ; ta vie, c'était te faire aimer par les autres. Eh bien, tu as réussi. Tu vas manquer à tes élèves, à tes collègues et à tes amis. Ta salle d'étude portera ton nom pour que les générations futures se fassent raconter qui tu étais par leur aînés en regardant la plaque que nous ferons graver et qui t'aurait tellement fait plaisir. Oh, bien sûr, tu avais les défauts de tes qualités, tu étais cabotin et tu aimais tirer la couverture à toi. Et alors ? Tes chamailleries n'ont jamais duré bien longtemps avec personne et tout le monde ici sait qui tu es, même sans avoir jamais travaillé avec toi. Ton spectacle, "Le comte de Monte-Cristo", est orphelin et tes petits chanteurs aussi. Nous sommes tous en deuil.