Les paillotes aux Sablettes parées pour la saison ...

Le Carré plage était prêt dès le début des vacances scolaires des Parisiens. Le Bikini Bay a lancé sa saison ce jeudi. La Voile est ouverte toute l'année (le midi et les jours de beau temps durant l'hiver).
Les vacances de Pâques sonnent le coup d'envoi de la saison sur la plage des Sablettes. Cette année, les chalets sont à l'heure, histoire d'accueillir les clients au plus vite, et ainsi de rattraper une saison 2013 qui n'avait commencé que fin juin, à cause des lenteurs administratives. Sur le sable, les derniers travaux viennent donc de se terminer
« Il a fallu rééquiper le chalet car on a tout enlevé durant l'hiver, à cause de l'air salin, des risques de vol ou de dégradations. D'ailleurs, on m'a encore cassé un poteau de la rambarde... », constate Anthony Cattanéo (Carré Plage). « Oui, il faut réparer, confirme Christine Hasson (Bikini Bay). Des lattes ont été brûlées, des bambous cassés… Il faut aussi remettre un coup de lasure sur le chalet ». Quant aux gérants de la Voile, ils ont dû investir pour fermer le toit de la paillote - afin de servir des repas par tous temps.
Les trois délégataires sous contrat avec la Ville ne travaillent pas dans les mêmes conditions. Deux d'entre eux disposent de deux lots (chalet + location de matelas) : le Carré Plage et le Bikini Bay. Le troisième, le Tropéa (rebaptisé la Voile après sa reconstruction suite à un incendie), ne propose plus que l'activité restauration - il a perdu le lot de plage en 2013, attribué à un autre prestataire (1). En revanche, il peut ouvrir toute l'année.
Se restaurer et se divertir
Pour ce début de saison, les chalets fonctionnent avec des équipes réduites. Seul le gérant est là pour assurer le service, avec un chef en cuisine. Des renforts viendront pour les ponts du mois de mai. Puis des extras à plein-temps à partir de juin. Au cœur de l'été, l'effectif pourra atteindre huit personnes (le gérant, un cuisinier, un commis, un plagiste, un barman et trois serveurs en « extra »).
Côté restauration, chacun tente de se démarquer. Le Carré Plage propose des menus « d'inspiration méridionale, salades et spécialités régionales. On travaille surtout avec des produits frais. Tout est fait maison. »Au Bikini Bay, on veut « mettre en avant et faire découvrir les produits régionaux, et si possible bio ». À la Voile, on sert «une cuisine provençale, axée sur les produits locaux, avec une préférence pour les poissons de Tamaris. La formule est bon marché, accessible à tous », précise Mme Scaténa.
Bien sûr, les paillotes n'oublient pas le côté festif. Durant l'été, le Carré Plage proposera des soirées musicales. « Un groupe le mardi, un artiste le jeudi. Et un écran pour la Coupe du monde de foot, même si on sait que la mayonnaise prend plus ou moins selon le parcours de l'équipe de France ». Mais le foot peut aussi détourner des clients. « On les fera venir chez nous !plaisante la « voisine » du Bikini. On prépare des animations musicales (pop-rock), en plus de l'ambiance balinaise (bois et bambou) et du coin zen (avec service massages) toute la journée ». À la Voile aussi, des soirées et des« événementiels » seront programmés durant l'été.
À fond jusqu'en septembre
Trois styles qui attirent une clientèle bien diverse.« Au Carré Plage, des Parisiens et des Suisses en début de vacances, des habitués qui passent chaque année. L'été, c'est moitié Seynois, moitié touristes et grande région, de St-Cyr à Marseille ». Au Bikini Bay, on accueille « des Seynois et ouest- Varois, et puis des touristes par vagues, Allemands, Anglais, Italiens… ». À La Voile/Tropéa, une « clientèle plutôt familiale et ouvrière, à l'image de la population seynoise ».
C'est donc parti pour une saison qui devrait se prolonger jusque fin septembre « voire début octobre », espère Anthony Cattanéo. « Du moins, si les clients sont encore là… mais en général, il y a un vrai creux après la rentrée des classes », observe Christine Hasson. « Le pire, c'est la météo,résume Mme Scaténa, dès qu'il pleut aux Sablettes, c'est désert ! ».
1. L'affaire a été portée devant le tribunal administratif de Toulon, lequel a rappelé à l'ordre la commune de La Seyne pour avoir autorisé le nouveau gérant du lot de plage à vendre boissons et restauration rapide malgré l'absence de local, et « en contradiction » avec le règlement. La Ville a dû verser des dommages et intérêts au gérant du Tropéa.
source: M. G. - var matin


