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Nicky
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Date du message : mardi 1 juillet 2014 à 12h47


Mystérieuse Pollution de la Baie du Lazaret ...


Les éleveurs de moules de Tamaris craignent pour leur activité si le phénomène venait à perdurer. Ils ont l'intention de déposer plainte contre X, dans l'espoir que le pollueur, une fois identifié, paye la note, qui sera forcément salée (photo: Dominique Leriche)
Les éleveurs de coquillages de la baie du Lazaret traversent une période difficile. Depuis plus d'une semaine, il leur est interdit de commercialiser les moules et les huîtres qu'ils cultivent au large de Tamaris

La préfecture maritime a pris cette décision après des prélèvements, dans ces eaux, indiquant une concentration très importante d'une souche pathogène de la bactérie Escherichia coli (E.coli), dont la consommation peut entraîner des pathologies plus ou moins sévères.

Gilles Vincent « très préoccupé »

Si les producteurs ont jusque-là pu maintenir leur activité, en se fournissant ailleurs ou en écoulant leur production sortie de l'eau avant l'interdiction, le manque à gagner commence à se faire sentir. D'autant qu'en haute saison, les effectifs sont accrus. Des professionnels de la Petite Mer, appuyés par la municipalité, envisageaient de porter plainte contre X, dans l'espoir que le pollueur paye la note… Encore faut-il identifier d'où vient la pollution. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et président du contrat de baie de la rade de Toulon au sein de TPM, se dit très préoccupé :« On ne s'explique pas d'où vient cette pollution liée à une concentration inhabituellement élevée d'Escherichia coli. Il y en avait déjà eu une en décembre, moindre, qui avait aussi conduit à une interdiction. Mais la cause avait été rapidement trouvée : il s'agissait d'une station de relevage, mal dimensionnée et en mauvais état, appartenant à la Marine. »

Étudier les courants

L'inquiétude est aujourd'hui d'autant plus grande que le phénomène ne faiblit pas. « Normalement, quand il s'agit d'une pollution ponctuelle, provenant par exemple d'un bateau, et quand il fait chaud comme en ce moment, ces bactéries disparaissent rapidement, poursuit l'élu .Là, la Marine n'a rien constaté et à TPM (qui a compétence sur l'assainissement) nous avons vérifié toutes les installations : rien non plus. »

Du coup, il a été décidé d'intensifier les investigations. De nouvelles analyses (les mêmes que pour la qualité des eaux de baignade) vont être effectuées, des prélèvements en plusieurs points de la rade et des études sur les courants pour voir d'où cela arrive vont être menés.

« Vu la concentration de bactéries, la pollution provient forcément de la rade », assure Gilles Vincent. Peut-être une canalisation cassée qui n'aurait pas encore été identifiée… Les usagers de la rade espèrent remonter rapidement jusqu'à la cause, car il y a urgence : « En plus de l'importance de défendre les intérêts des mytiliculteurs, le risque serait qu'on nous retire le contrat de baie », conclut Gilles Vincent ... À suivre ...
source: J.P. - var matin

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Nicky
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Date du message : mercredi 16 juillet 2014 à 23h35


L'horizon s'éclaircit pour les moules de Tamaris ... (1/2)


Depuis début juin, les mytiliculteurs installés dans la baie du Lazaret ne sont pas autorisés à exploiter leur production
Interdites depuis plus d’un mois en raison de la présence d’une pollution dans la rade, la production et la vente de coquillages pourrait redémarrer d’ici quelques jours

«Nous avons mené une véritable enquête de police ! » Sans triomphalisme, le président du contrat de baie (1) (et maire de Saint-Mandrier) Gilles Vincent affiche néanmoins un certain optimisme. L'« affaire » de la pollution en rade de Toulon, qui met les mytiliculteurs seynois au chômage technique depuis plus d'un mois, semble en passe d'être élucidée. Les dernières analyses ont donné des résultats favorables et l'arrêté préfectoral d'interdiction de commercialisation pourrait être levé d'ici quelques jours.

Présence anormale de la bactérie « e.coli »

Début juin, des prélèvements effectués régulièrement par Ifremer sur des moules produites dans la rade ont affiché des résultats alarmants, avec la présence d'Escherichia coli en quantité bien supérieure au seuil autorisé. Cette bactérie, couramment appelée « e.coli », est d'origine intestinale et considérée comme particulièrement pathogène.

Un phénomène pas tout à fait inédit, en rade de Toulon. L'hiver dernier, une alerte similaire avait débouché sur une interdiction de production de trois semaines. Un incident au niveau d'une station de relevage, située dans la base navale, avait alors été pointé du doigt.

« Cette fois, les choses sont un peu différentes, précise Gilles Vincent. Les relevés successifs ont montré que les taux baissaient puis remontaient, ce qui a sérieusement compliqué l'identification de la source ».

Devant l'inquiétude des professionnels, de nombreux acteurs se sont mobilisés : agglomération, Marine nationale, contrat de baie…

Des contrôles d'eau de mer ont été effectués sur tout le pourtour de la baie du Lazaret (La Seyne) pour tenter de localiser l'origine de cette pollution.

Des canalisations bouchées incriminées

Un exercice rendu compliqué par la courantologie très particulière de cette « petite mer », située au sud de la rade de Toulon.

« À force de croiser les données et en interrogeant les entreprises chargées de l'entretien des conduites d'assainissement dans le secteur, nous avons constaté que les pics de pollution correspondaient à des incidents sur des réseaux d'eaux usées », explique Gilles Vincent.

En clair : des bouchons sur des canalisations provenant de copropriétés ont eu pour conséquence le passage des eaux usées dans le réseau pluvial et donc… à la mer.

« Les dates coïncident à chaque fois », insiste le président du contrat de baie, qui veut néanmoins rester prudent. Si une analyse s'est déjà révélée positive la semaine dernière, ce n'est qu'après la seconde que l'interdiction de production pourra être levée, tout risque étant alors écarté.

« Si l'origine se confirme, il faut un effort des particuliers et des professionnels ! Il faut que tout le monde prenne conscience qu'un problème d'assainissement dans une copropriété peut avoir des conséquences graves sur toute une filière. »

Et ce ne sont pas les mytiliculteurs seynois qui diront le contraire, eux qui ont fait de gros efforts, y compris financiers, pour s'adapter à une législation de plus en plus rigoureuse. « La baie reste un excellent endroit pour produire des coquillages. Il n'y a pas de risque particulier et les contrôles existent. La preuve. Nous espérons développer à l'avenir des outils qui nous permettront d'être alertés encore plus tôt lorsqu'il y a des valeurs suspectes », conclut le Gilles Vincent.

1. Programme d'actions environnementales porté par l'agglomération Toulon-Provence-Méditerranée.
source: Christophe Gaignebet - var matin

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Nicky
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Date du message : mercredi 16 juillet 2014 à 23h40


L'horizon s'éclaircit pour les moules de Tamaris ... (2/2)


Au Ponton, on a profité du deuxième arrêté préfectoral autorisant les professionnels à travailler et vendre des produits « de l'extérieur » pour reprendre l'activité
Les professionnels impatients. L’interdiction de produire et de vendre ses coquillages a été vécue comme un énorme coup dur par la filière mytilicole de la baie du Lazaret

Pour permettre aux professionnels de travailler malgré tout, les mytiliculteurs ont obtenu début juillet la publication d’un nouvel arrêté les autorisant à vendre des produits achetés à l’extérieur (1).

C’est le choix qui a été fait du côté du Ponton, où l’on effectue vente directe, demi-gros et dégustation les pieds dans l’eau. « Nous avons tout de même dû fermer trois semaines », se désole la responsable, Céline Fraissard, qui déplore également que « les assurances ne couvrent pas ce risque. »

Au Ponton, on a décidé de relancer la partie restauration pour profiter de la saison. « En plus, nous avons travaillé une toute nouvelle carte avec de nombreuses recettes de moules originales. Il fallait rouvrir pour nos habitués et pour les vacanciers ». L’établissement, classé n°1 sur le site internet de tourisme « Trip advisor », réalise une grande partie de son chiffre d’affaires durant la saison estivale.

Une plainte contre X déposée

Travailler avec des moules et des huîtres « de l’extérieur » : à la fois une obligation et un crève-cœur. « On a hâte que l’arrêté puisse être levé pour pouvoir retravailler nos produits, confirme la jeune femme, même si grâce à notre réseau nous avons pu nous fournir en moules de qualité ».

Une plainte contre X a d’ores et déjà été déposée, dans l’hypothèse où les investigations permettraient de déterminer avec précision un ou des responsables. Même impatience du côté de l’exploitation Giol, qui occupe 2 hectares de la baie.

Ce couple a décidé de ne pas « importer » de produits durant la période d’interdiction. L’entreprise déplore « un mois de travail perdu », qui a pesé sur le chiffre d’affaires et a placé les quatre salariés au chômage partiel. « D’habitude nous prenons trois extras pour nous aider… Cette année ça ne sera pas possible », indique la mytilicultrice.

1. À condition de démontrer que l’eau, dans laquelle les moules sont placées durant 48 h pour être filtrées, est saine.
source: Christophe Gaignebet - var matin

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Nicky
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Date du message : vendredi 18 juillet 2014 à 19h04


Feu vert pour les mythiliculteurs de Tamaris ...


Interdite depuis plus d'un mois en raison de la présence d'une pollution dans la rade (nos éditions précédentes), la production et la vente de coquillages de la baie du Lazaret ont été de nouveau autorisées, ce vendredi, a annoncé la préfecture du Var

La filière mytilicole de Tamaris va pouvoir pousser un grand ouf de soulagement. Après un mois de travail perdu, qui a pesé sur le chiffre d'affaires en ce début de saison estivale, les professionnels viennent donc d'obtenir le feu vert tant attendu pour reprendre leur activité.

La décision préfectorale a été prise suite aux résultats favorables des analyses réalisées les 7 et 15 juillet par le centre Ifremer. « Les résultats ont démontré un taux d'Escherichia coli (1) inférieur au seuil sanitaire réglementaire », indique la préfecture. L'autorisation de commercialisation est toutefois assortie d'une condition : « Il convient que les conchyliculteurs organisent hebdomadairement, en lien avec l'Ifremer, des contrôles microbiologiques des moules. Ces données devront être communiquées à la DDTM (2) qui se chargera de leur diffusion auprès des services concernés ».

Pour mémoire, les enquêtes réalisées, notamment, par les services de l'agglomération et du contrat de baie, avaient montré que les pics de pollution correspondaient à des incidents sur des réseaux d'eaux usées. A savoir que des bouchons sur des canalisations avaient entraîné le passage des eaux usées dans le réseau pluvial, et donc, à la mer.

1. Couramment appelée « e.coli », cette bactérie d'origine intestinale est considérée comme très pathogène.
2. Direction départementale des territoires et de la mer.
source: var matin

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Nicky
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Date du message : lundi 18 août 2014 à 10h40


Difficile retour à la normale des éleveurs de moules seynois


Les éleveurs de la baie du Lazaret rappellent que tout risque sanitaire est écarté et proposent, chaque soir, des dégustations de leurs produits, dans leurs fermes en bord de rade accessible, aux Sablettes (photo: Mélissa Chesi)
Malgré la levée de l'interdiction de produire et vendre leurs coquillages, par arrêté préfectoral du 18 juillet, les mytiliculteurs de la baie du Lazaret ont du mal à retrouver leur rythme de croisière ...

La pollution (un taux de la bactérie E.Coli anormalement élevé) qui a sévi durant plus d'un mois continue de peser sur le chiffre d'affaires. Les autorités ont bien trouvé, puis traité, la cause du problème : pour rappel, il s'agissait d'incidents sur des réseaux d'eaux usées dans certaines copropriétés. Des bouchons s'y formaient, conduisant les eaux usées dans le réseau d'eau pluvial et, donc, dans la mer.

Des tests réguliers

Mais... « Il faut du temps pour que les consommateurs reprennent confiance », explique Pierre Palmitgere, de l'entreprise « Pierre et le loup ». Il faut, selon lui, communiquer davantage sur « le retour à la normale » : « Des tests sont effectués très régulièrement, plus encore qu'avant, dans nos bassins d'élevage, et l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) multiplie les analyses un peu partout dans la rade. »

Parmi les restaurateurs qu'ils fournissaient habituellement et qui ont dû faire appel à d'autres producteurs pendant l'interdiction, certains ne sont pas revenus vers les mytiliculteurs du Lazaret. Un autre dommage collatéral qui fait dire à M. Palmitgere que le mois d'août ne suffira pas à récupérer le manque à gagner. Bien que tout risque de santé publique soit écarté, les professionnels du Lazaret (les éleveurs de moules, mais aussi d'huîtres et de poisson) gardent espoir. Ils rappellent que des dégustations sont proposées sur place, dans leurs fermes au bord de l'eau, tous les soirs jusqu'au 15 octobre, entre 18 et 22h00 (1).

1. Accès par le parking des chapiteaux de la mer aux Sablettes
souvre: J. P. - var matin