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Nicky
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Date du message : lundi 7 juillet 2014 à 14h47


Grève SNCM: Lourdes Conséquences économiques à Marseille et Embarquement à La Seyne


Le port de Marseille est aujourd'hui désespérement vide des bâteaux de croisière. (Fabien1309 - WikimediaCommons – CC)
La grève de la compagnie maritime SNCM en plein début de la saison touristique touche profondément les professionnels du tourisme. La région PACA aurait déjà perdu 10 millions d’euros

Voilà treize jours que la grève touche la SNCM. Et les touristes, eux, ont déserté le port de Marseille. Désespérément vide, le port provençal voit les bateaux de croisière le bouder ... En effet, ces derniers craignent d’y faire escale et de ne pouvoir repartir à cause des grévistes. Résultat, près de 60.000 passagers ont été envoyés dans d’autres destinations, dont la Seyne-sur-mer dans le Var, mais aussi parfois en Espagne ou en Italie. Une conséquence économique lourde pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en plein début de la saison touristique.

Une perte estimée à 10 millions d'euros

Pour la région, la perte est estimée à 10 millions d’euros depuis le début de la grève de la compagnie maritime. Mais le danger est encore plus grand à moyen terme. Selon les professionnels du secteur du tourisme, les compagnies de croisières risquent de se détourner définitivement de la ville, fragilisant l’économie locale.

"Si les bateaux de croisière ne viennent plus, les investissements qui ont été faits par le port n’auront aucun effet positif. Et l’emploi sera encore une fois mis à mal", a déploré Jacques Massoni le Directeur de Marseille Provence Cruise Terminal au micro de BFMTV.

L’an passé, plus d’un million de croisières ont fait escale au port de Marseille. Les professionnels maritimes avaient l’espoir de doubler ce chiffre d’ici 2020.
source: S. D. (vidéo: A. Pluyette et A.-S. Warmont) - bfmtv

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Nicky
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Date du message : mardi 8 juillet 2014 à 22h30


La grève de la SNCM fait le bonheur du port de Toulon - La Seyne ...


Depuis le 24 juin, grâce à la grève de la SNCM qui a vu dérouter les navires de croisières, la rade de Toulon a accueilli 32 000 passagers supplémentaires. Sans compter les deux bateaux de la Méridionale qui opèrent des rotations vers la Corse, un jour sur deux - Agrandir - cliquez ici
Les navires de croisière et ferries de la Méridionale déroutés de Marseille vers le port de Toulon en raison de la grève de la SNCM représentent autant de retombées économiques pour le Var

Le malheur des uns fait le bonheur des autres », comme on dit. La grève de la SNCM, entamée le 24 juin dernier (ainsi que le mauvais temps), a vu dérouter déjà quatorze navires de croisières des eaux de Marseille à la rade de Toulon, soit 32 000 passagers. Sans compter les ferries de la Compagnie Méridionale de navigation (qui assurent avec la SNCM la desserte des ports corses). Le Pianaet le Girolata ont en effet été redirigés eux aussi vers le port du Levant depuis le 1er juillet. Un accord reconduit hier jusqu'à dimanche.

Ainsi, et alors que le mouvement social de la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée semble s'étendre dans la durée, le port de Toulon est devenu « la » solution de repli pour un certain nombre de navires faisant jusqu'ici escale dans la cité phocéenne. La plupart des compagnies craignant d'éventuels blocages à Marseille.

Affluence de croisiéristes étrangers

De quoi ainsi grossir le planning des escales déjà programmées dans le port de Toulon et les rangs des croisiéristes foulant le sol toulonnais. Américains, Sud-américains et touristes de toutes nationalités… À l'office de Tourisme de Toulon, cours Lafayette, les agents d'accueil ont bien senti un effet « rush » de croisiéristes depuis une dizaine de jours, en lien avec la grève de la SNCM. « Ca nous a apporté du monde », reconnaît Fabio, agent d'accueil.

Petit train touristique, montée au Faron en téléphérique, découverte du musée de la Marine et autres excursions : les croisiéristes en ont profité pour visiter la ville et ses environs. Laissant, on l'imagine, quelques billets de-ci de-là, des visites aux boissons consommées aux terrasses des cafés en passant par les boutiques de souvenirs.

Si au syndicat mixte des ports de Toulon, il est encore difficile de faire les comptes, on estime qu'en moyenne, un croisiériste dépense environ 67 euros par jour. Et un passager rapporte environ 216 euros (entre ses excursions, les transports et l'activité professionnelle du port qu'il génère).

Quoi qu'il en soit, toute la communauté portuaire a été mobilisée pour assurer cet accueil « inespéré » : lamaneurs, pilotes, capitainerie, personnels de la chambre de commerce… Et grâce au protocole d'accord signé récemment avec la Marine, de gros bateaux de croisière comme le Noordam et le Splendida ont pu mouiller en grande rade, faute de place à quai. De quoi encore étendre l'offre toulonnaise à la croisière et assurer de belles retombées économiques pour la ville et le département.
source: Ambre Mingaz - var matin


Accostages à La Seyne Brégaillon - Agrandir - cliquez ici

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Nicky
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Date du message : jeudi 10 juillet 2014 à 22h23


SNCM : après le compromis, les salariés reprennent le travail


Un bateau de la SNCM quitte le port de Marseille le 10 juillet 2014
(photo: REUTERS/PHILIPPE LAURENSON)
Au lendemain d'un compromis scellé dans la douleur, et au terme de seize jours de grève, les salariés de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) ont repris le travail jeudi 10 juillet 2014

Dans la soirée, 80 % du trafic devait être rétabli, avant un rétablissement complet des liaisons maritimes, prévu à partir de vendredi. Les semaines à venir promettent cependant de nouveaux débats sur l'avenir de la compagnie maritime, en difficulté.
Après trois jours de fortes tensions de part et d'autre de la Méditerranée, les syndicats de la SNCM ont obtenu un moratoire de quatre mois excluant pendant ce temps tout redressement judiciaire. Eux, qui avaient fait un pas en avant en acceptant l'idée d'« un nouveau plan » industriel avec la nouvelle direction mise en place par l'actionnaire majoritaire Transdev (66 %), synonyme de nouveau plan social, souhaitaient « un cadre sécurisé ». En clair : pas de tribunal de commerce, le temps de travailler sur le plan et de rechercher de nouveaux actionnaires.

« Si d'ici décembre, aucune solution pérenne n'était trouvée, ce que nous ne souhaitons pas, il pourrait y avoir le dépôt d'un nouveau préavis », a prévenu le délégué de la CGT, Frédéric Alpozzo. « Les discussions (...) ont permis de dépasser les postures et de trouver une voie équilibrée », a de son côté salué le secrétaire d'Etat aux transports, Frédéric Cuvillier.

AIDE AUX ENTREPRISES CORSES PÉNALISÉES

Jeudi, une délégation des entreprises corses affectées par ces deux semaines et demie de grève a obtenu, lors d'un rendez-vous à Matignon, des mesures pour réduire au minimum les effets négatifs du mouvement. Elles bénéficieront d'un « étalement » du paiement de leurs cotisations patronales du deuxième trimestre et de leur « effacement » au troisième trimestre, a expliqué Antoine Mondoloni, président de la chambre régionale de commerce et d'industrie de Corse.

Seules seront concernées « les entreprises impactées par la crise, donc il faudra les recenser, entreprise par entreprise, dans le tourisme, le BTP, chez les agriculteurs, les artisans », a-t-il ajouté. Matignon a ensuite assuré que « la Caisse des dépôts et la BPI [Banque publique d'investissement] ser[aie]nt mobilisées pour proposer des prêts à taux zéro aux entreprises rencontrant des difficultés ».

Selon M. Mondoloni, « la Corse a perdu entre 7 et 8 millions d'euros [par jour], sur dix-sept jours ». Des débuts de pénurie de certaines denrées ont été observés sur l'île, où l'essentiel de l'alimentation est importé et où la population triple en été avec les touristes. Les représentants du monde économique insulaire ont manifesté à plusieurs reprises leur colère, par des actions parfois violentes, comme la prise d'assaut du navire Jean-Nicoli à Porto-Vecchio, la semaine dernière, ou le saccage de l'agence SNCM de Bastia, mercredi.
source: Le Monde.fr avec AFP