Alcoblue, premier éthylotest connecté conçu par une start-up seynoise, fait déjà le buzz

L'utilisateur souffle dans un embout fixé sur un petit boîtier et le verdict s'affiche en temps réel sur l'écran d'un téléphone ou d'une tablette (photo: J.-M. V.)
Alcoblue a été conçu par une jeune start-up seynoise, qui le commercialisera à la fin du premier trimestre 2015, pour un prix d’environ 60 €. Pas de hic ! L'un des premiers éthylotests connectés français commercialisés sera seynois
Alcoblue a été conçu par la jeune start-up M. Conseil & Développement, implantée dans la pépinière d'entreprises Business park, zone industrielle des Playes ... À l'heure où les objets connectés envahissent notre quotidien, comme beaucoup de ses semblables, Alcoblue affiche une simplicité d'utilisation qui en signera le succès.
D'un côté : un petit boîtier de la taille d'une carte de visite, d'un centimètre d'épaisseur, munie d'un embout interchangeable dans lequel l'usager souffle. De l'autre, un smartphone - ou une tablette - sur lequel une application (iPhone ou Androïd) affiche si le taux légal d'alcool dans le sang est dépassé ou non.
« Nous avons volontairement choisi de ne pas afficher le taux d'alcoolémie, pour ne pas inciter à une utilisation ludique de l'éthylotest », souligne Marion Connan, l'un des trois ingénieurs fondateurs de l'entreprise, associés à un avocat et au président d'une société qui commercialise des vêtements automobiles.
Un « prix spécial »
Le projet a déjà suscité l'enthousiasme du jury du concours Var Terre d'innovation 2014, organisé par le conseil général, et dans ce cadre a été récompensé d'un « prix spécial », assorti d'un soutien financier.
Parmi les neuf lauréats - sur quatre-vingt-quatre en lice -, la société M. Conseil & Développement, créée fin septembre 2014. L'idée du produit a germé dans l'esprit de ses concepteurs il y a un peu plus de deux ans, puis le développement d'Alcoblue leur a demandé un an et demi de travail. Chacun des ingénieurs, dans sa spécialité, a travaillé chez lui.
La fabrication de trois prototypes a été nécessaire avant d'aboutir au produit fini, qui devrait être commercialisé à la fin du premier trimestre 2015, pour un prix d'environ 60 e.
« Les éthylotests électroniques classiques vendus sur le marché coûtent plus cher, observe Marion Connan. Notre souhait est de démocratiser le produit et son usage en rendant attractive sa technologie. »
Géolocalisation
L'intérêt d'Alcoblue ne s'arrête pas à une simple mesure du taux d'alcool dans l'air expiré. « L'application permet de se connecter et, par exemple, de diffuser le résultat du test. Elle offre une possibilité de géolocalisation, utile s'il faut trouver un moyen de locomotion ou identifier des taxis disponibles dans le périmètre identifié… », complète Marion Connan.
Côté technique, la technologie Low Energy Bluetooth est mise en œuvre, gage d'une faible consommation électrique. La mesure délivrée par le capteur électrochimique qui convertit le taux d'alcool par litre d'air expiré en valeur électrique est fiable. « Nous visons une conformité avec la norme française », indique l'ingénieur.
L'entreprise, qui prévoit l'embauche de cinq personnes fin 2015, est connectée sur l'avenir. Les ingénieurs réfléchissent en effet maintenant à un éthylotest connecté couplé à un antidémarreur de véhicule.
source: Jean-Marc Vincenti - var matin


